09/02/2007

Décontaminer son attention d'une réalité défavorable

Elles ne manquent pas les images terribles qui nous montrent à quel point l'instinct criminel et destructeur de l'homme est sans limite. Nous croyons utile d'être informés, et de diffuser à notre tour ces choses choquantes qui, nous l'espérons, en frappant l'imagination, permettront qu'elles soient éradiquées. 
 
Mais ce genre d'action ne change rien, n'améliore pas ce monde et ses misères. Les images de guerre et de violence n'apportent pas la paix. Au contraire, en suscitant des émotions de peur, de colère ou d'impuissance, elles ne font que se fixer dans la tête des gens, qui vont focaliser de plus en plus et s'hypnotiser avec . ...  Nous ne sommes pas conscients du fonctionnement de la pensée, aussi croyons-nous bien faire en alarmant les gens, mais ceci ne fait que les inviter à maintenir et renforcer une telle réalité et les émotions qui vont avec.
Encore une fois, que nous rejetions l'horreur d'une certaine réalité, ou que nous luttions contre, nous la figeons, nous la cristallisons. Et, malheureusement, les idées négatives et limitatives nous prédisposent à en accepter d'autres semblables.
 
Vous me direz : on ne peut tout de même pas nier cette réalité ! 
Mais comme vous n'êtes pas venus ici par hasard, vous commencez peut-être à comprendre comment nous sommes créateurs de notre propre réalité. Et en ce qui concerne les affaires du monde : co-créateurs. Nos croyances créent notre réalité.
 
Si nous pensons que la nature humaine est intrinséquement mauvaise, elle attirera les événements qui serviront sa cause ... et des expériences de type personnel ou collectif, frapperont l'attention de la personne qui véhicule cette croyance, et viendront la consolider. De plus nous attirererons à nous d'autres personnes ayant les mêmes croyances.
 
Vous voyez mieux pourquoi je vous dis que vos croyances sont si déterminantes pour votre réalité ?
 
Nous émettons et nous recevons. Les pensées ont une réalité électromagnétiques ; et comme les croyances sont des pensées d'une grande intensité, elles irradient avec puissance et se regroupent avec les croyances semblables, avec lesquelles nous sommes déja en accord. Tout dans l'univers se manifeste sous forme vibratoire ou énergétique. Tout est conscience, c'est à dire information et énergie. Lorsque des groupes humains se forment et créent des formes-pensées, celles-ci exercent en retour une influence sur leurs membres.
 
Pourtant, si, tels des peintres, nous changions les couleurs de notre palette, nous pourrions peindre une autre réalité. Croyez donc que vous êtes essentiellement des êtres sans limites, nés pour matérialiser, du mieux que vous pouvez, la joie, la beauté, l'abondance et l'amour.
 
Peut-être que cette idée vous paraît folle, d'autant que tout ne va pas changer d'un seul coup, mais ça vaut le coup de commencer à penser que cela est peut-être vrai ...
 
Et voilà l'idée folle : Pour changer la réalité physique, vous devez changer la croyance originale.
Faites le comme un jeu.
Faites le avec de petites choses.
Découvrez une de vos croyances et voyez ce que vous pouvez en faire ... Un truc très banal du genre : "cette personne m'en veut" ou "c'est impossible de dialoguer avec un tel", ou "je ne suis pas fait pour" ... ou "je ne suis pas capable de" ... ! C'est le genre de petit jeu que j'adore ! C'est fou comme on a des idées fixes et des a priori.
 
De toute façon si vous n'examinez pas vos propres croyances, ce sont elles qui continueront à mener la danse !
Pour agir de manière responsable et autonome, en toute indépendance, vous devez susciter l'effet que vous voulez voir apparaître physiquement en le créant vous même.
 
Vous le faites en combinant croyance, émotion et imagination et en créant une image mentale du résultat physique désiré. Il est clair que le résultat n'est pas encore physique et qu'il ne va pas apparaître instantanément, car dans ce cas vous n'auriez pas à le créer. Aussi, continuez tranquillement à jouer avec vos nouvelles images, pensées, croyances. Essayez autre chose. Changez une petite habitude. Regardez de belles choses. Songez à une autre vie, à de nouvelles rencontres. Sans attente, juste pour le fun ...
 
Et voyez ce qui arrive ...

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22/01/2007

Un paradoxe spirituel ?

«Le succès, c’est d’avoir ce que vous désirez. Le bonheur, c’est d’aimer ce que vous avez.» Jackson Brown

 

Il semble y avoir un paradoxe entre :

-         « être ici et maintenant, sans attachements ni désirs » : le bonheur 

-         et le fait de « se fixer des objectifs et de créer ce que l’on désire » : le succès.

 

Et pourtant je ne vois pas en quoi les deux seraient inconciliables.

 

Shakti Gawain, dans son libre « Techniques de visualisation créatrice » en fait une très éclairante démonstration :

 

« La plupart des gens dans nos cultures ont été coupés du sentiment de leur identité véritable. Ils ont provisoirement perdu le contact conscient avec leur « grand Soi » et, avec lui, leur sens de puissance intérieure et de responsabilité. Ils se sentent démunis, incapables de prendre en main les rênes de leur existence ou de changer le monde.

Ce sentiment intérieur d’impuissance  les pousse à surcompenser en faisant de gros efforts et à lutter durement pour obtenir un certain degré de contrôle et de pouvoir sur leur univers.

C’est pourquoi les gens se fixent des buts rigides, s’attachent émotionnellement à des objets ou à des individus, comme si leur bonheur dépendait de facteurs extérieurs. Ressentant un certain « manque » à l’intérieur, ils deviennent tendus, anxieux, et tombent sous l’emprise du stress, essayant sans relâche de combler ce gouffre intérieur et de manipuler le monde extérieur afin de réaliser leurs désirs.

 

C’est dans ces dispositions que la plupart des gens se fixent des buts et tentent de réaliser leurs désirs ; mais malheureusement, avec un tel niveau de conscience, ils n’y arrivent pas … soit qu’ils dressent en eux-mêmes tant d’obstacles à leur succès qu’effectivement  ils ne peuvent pas réussir, ou bien, s’il leur arrive de réussir, ils s’aperçoivent que cela ne leur apporte pas le bonheur qu’ils recherchaient.

 

Lorsque nous faisons l’expérience de notre Soi véritable, de notre nature divine et de l’esprit universel qui nous habite tous, nous retrouvons notre force spirituelle dans toute sa dignité. Nous sortons alors de notre condition de néant, d’avidité et de manipulation et la toute première chose que nous apprenons est le lâcher-prise. Nous nous détendons, nous arrêtons de lutter, de faire des efforts, de manipuler les éléments et les gens pour arriver à nos fins, en un mot, nous arrêtons de faire et nous contentons d’être.

 

C’est alors que nous découvrons que nous allons parfaitement bien en acceptant d’être et en laissant le monde être, sans essayer de changer quoi que ce soit. C’est une des expériences les plus libératrices.

 

Lorsque cette expérience commence à être mieux établie, la voie vers le grand Soi s’ouvre et, tôt ou tard, nous sommes envahis par le déferlement de l’énergie créatrice. Alors nous réalisons que nous créons déjà notre vie et chaque expérience qui nous arrive, et cela nous donne envie de susciter des expériences plus gratifiantes, tant pour nous que pour autrui.

 

Nous réalisons que la vie est bonne, abondante et amusante et que réaliser nos désirs sans forcer ni combattre fait partie de notre droit de naissance  naturel, par le seul fait d’être vivant.

 

Ceci nous montre qu’on peut très bien vivre ici et maintenant, en étant portée par le courant de la Vie, uni à notre essence intérieure, et en même temps faire des choix, se diriger consciemment vers des objectifs précis, décider de ce qui nous convient le mieux, en prenant la responsabilité d’être maître de notre destinée. »

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01/01/2007

Voeux

Au gui l'an neuf !

 

Que votre année soit riche d'amour, de rencontres, de découvertes, de surprises, de voyages, d'aventures ... Je vous souhaite tout ce qui donne du sel à la vie et qui fait qu'on se dit que rien ne vaut la vie.

Je vous souhaite le courage car c'est grâce au courage que vous sortirez des sentiers battus

et gagnerez votre liberté.

Je souhaite que la Vie soit respectée dans toute ses expressions.

Je souhaite la paix dans le coeur de chacun de nous

car la paix dans le monde commence par la paix dans les coeurs.

 

Marie Claire

 

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Toute vérité ne peut être comprise que par l'attention totale

Nul ne peut se concentrer sur le "mal", ni sur l'idée du "mal" et s'en sortir indemne. Il est même excessivement dangereux d'être contre le "mal". Ceux qui font campagne pour Dieu en eux-mêmes et contre le diable chez les autres, ne réussissent jamais à rendre le monde meilleur ; ils ne font que le laisser tel quel, ou même visiblement plus mal en point qu'il ne l'était, avant qu'ils ne partent en croisade. En nous penchant sur le "mal", quelles que soient nos intentions, nous invitons le "mal" lui-même à se manifester.

 

On attribue cette phrase à Jésus : « Enlève la poutre de ton œil avant de regarder la paille chez autrui ". Et C.G. Jung d'ajouter, avec une bonne dose d'humour : "car il est très difficile de voir à travers une poutre". Il y a aussi un certain bon sens dans l'expression enfantine : "C'est celui qui le dit qui l'est" !

 

Tout jugement extérieur est l'expression d'une résistance, d'une volonté de cacher, de camoufler, de refouler, de fuir ses propres conflits intérieurs.

 

Si la concentration trop intense et trop prolongée sur le mal l'invite à se manifester, il n’en est pas de même pour l’attention. La concentration(autour du centre) focalise l'activité cérébrale sur un point bien précis (vers le centre) alors que l' attention consiste simplement à être attentif à tout, sans jugement. L’attention n’exclut rien.  

 

La concentration est normalisatrice. L'être qui se concentre va comparer le connu avec le connu, donc son propre conditionnement antérieur, comme dans le jeu du "d'accord-pas d'accord". Comparer le connu avec le connu ne peut mener qu'à l'autodestruction.

L'attention est expansive : l'être qui est attentif utilise toute sa conscience pour l'observation de ce qui est.

C'est par la concentration que la conscience se fragmente et par l'attention qu'elle se défragmente.

 

Sur un plan collectif, "Lutter contre" ne fait qu'accorder plus de pouvoir aux "ennemis", renforcer les antagonismes. Nos pensées (ou plus exactement les espaces entre nos pensées) créent le monde tel qu'il est. La "croisade contre le mal", qui dure depuis toujours, ou contre le "diable", la "lutte contre le chômage", "contre le racisme", etc. n'ont jamais fait qu'amplifier les phénomènes.

 

La meilleure façon de changer un système est de l'observer, tel qu'il est, de façon attentive, sans jugement, sans comparaison, sans degré de valeur, et de s'en détourner. C'est par cette simple observation de ce qui est que ce qui est disparaît de notre champ individuel de la conscience, et diminue d'intensité.

Ce qui disparaît de notre champ individuel disparaît progressivement du champ collectif et c'est ainsi que la conscience redevient entière.

 

Einstein a dit : "Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l'a engendré."

Dans l'attention il y a ce qui regarde et ce qui est vu. Lorsque la conscience voit, c'est dans un regard englobant tout, mais sans implication. Lorsque la conscience éclaire quelque chose elle éteint son pouvoir de nuire.

 

Toute vérité ne peut être comprise que par l'attention totale.

 

L'instant présent demeure toujours une main que nous tend l'Amour et que nous pouvons saisir grâce à l'attention. Quand il y a attention, sans volonté de changer quoi que ce soit, dans une acceptation totale de "ce qui est" à l'intérieur de nous, l'Amour est là. Mais son action est inconnaissable. Elle est Ordre.

 

Le "Je" ou "Soi" ou conscience, est impersonnel. On ne peut pas s'en emparer. Il est. Le mieux que nous puissions faire est de le LAISSER ETRE.  

  

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24/12/2006

L'existence a besoin de moi telle que je suis

Un jour un roi entra dans son jardin et trouva les arbres, les arbustes, les fleurs flétris et mourants. Le chêne disait qu'il se mourait parce qu'il ne pouvait pas être aussi grand que le pin. Se tournant vers le pin il le trouva languissant parce qu'il était incapable de porter des grappes comme la vigne et la vigne mourait parce qu'elle ne pouvait pas fleurir comme la rose. Mais il trouva une primevère sauvage toute en fleur et plus fraîche que jamais. Il l'interrogea et il reçut cette réponse:

"Il m'a paru évident que lorsque tu m'as semé, tu voulais une primevère sauvage; si tu avais désiré un chêne, une vigne ou une rose tu les aurais plantés. Aussi ai-je pensé que puisque tu me plaçais ici je devais faire de mon mieux pour faire ce que tu souhaitais. Je ne peux être autre que ce que je suis et j'essaye de l'être au mieux de mes capacités".

Vous êtes là parce que l'existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon quelqu'un d'autre occuperait votre place, l'existence ne vous aurait pas placé ici et ne vous aurait pas créé. Tel que vous êtes, vous accomplissez quelque chose d'essentiel, de fondamental.

En ce moment, là où vous êtes, c'est vous qui convenez le mieux. Ceux qu'on vous montre en exemple ont fait leur tâche, c'est maintenant à vous d'offrir votre propre parfum à l'existence.

Mais les moralistes, les puritains, les prêtres continuent à vous enseigner, ils continuent à vous rendre fous. Ils disent à la rose: " Deviens un lotus" et au lotus: "Que fais-tu là ? Tu dois devenir autre chose". Ils rendent tout le jardin fou et tout commence à mourir car personne ne peut être un autre, ce n'est pas possible.

C'est ce qui est arrivé à l'humanité. Chacun fait semblant, l'authenticité s'est perdue, la vérité s'est perdue, chacun essaye de montrer qu'il est quelqu'un d'autre. Regardez-vous; vous feignez d'être quelqu'un d'autre. Vous ne pouvez être que vous-même, il n'y a pas d'autre voie, il n'y en a jamais eu; il n'y a aucune possibilité pour que vous puissiez être quelqu'un d'autre. Vous resterez vous-même; vous pouvez vous en réjouir et vous épanouir ou vous pouvez vous étioler et dépérir si vous le condamnez.

Notre temps sur terre nous est offert pour nous donner la chance de nous accepter tel que nous sommes, car, quand nous cessons de vouloir nous "améliorer", la vie nous améliore.

Personne d'autre ne vous a jamais ressemblé et personne d'autre ne vous ressemblera jamais; vous êtes tout simplement unique, incomparable.

Acceptez cela, aimez-le, célébrez-le et dans cette vraie célébration vous commencerez à voir le caractère unique des autres et leur beauté incomparable. L'amour n'est possible que lorsqu'il y a une acceptation profonde de soi-même, de l'autre et du monde. L'acceptation crée le milieu dans lequel l'amour grandit, le sol dans lequel l'amour fleurit.

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22/12/2006

Voyez

Voyez

Voyez en vous ce qui « reste », ce qui ne naît, ni ne meurt.

Voyez "ce" qui survit à tout jeu, bon ou mauvais.

Voyez "ce" qui est là, avant même que vous vous interrogiez à son sujet.

Voyez la présence simple et spontanée, la lumière de vie que vous êtes.

Voyez que c’est dans un propos de l’esprit que nous pensons la perdre

et dans un autre que nous pensons la trouver. 

Voyez que c’est encore dans un autre que nous pensons ne pas y arriver.

Voyez que vous n’êtes pas votre propos.

Les propos peuvent mentir, mais la présence de votre Être, elle ne ment pas.

Voyez la présence spontanée qui précède tout.

Voyez la présence inconditionnelle qui se donne sans calcul.

Voyez que tous vos échecs passés ou présents n’y peuvent rien.

Voyez que toutes vos réussites ne vous ont rien apporté de plus.

Voyez que ce que vous êtes véritablement, vous l’êtes déjà.

Voyez que "ce" qui est spontané, est spontané.

Voyez…

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Que veut dire "oui" ?

Que veut dire vraiment « oui » ?

 

De même qu’un enfant a besoin de dire « non », un adulte, un jour, a besoin de dire « oui ».

 

Si l’enfant ne peut pas dire « non » à ses parents, aux autorités, à ses éducateurs,  si l’enfant n’a pas la possibilité de désobéir, il ne pourra atteindre aucune individualité. Plus tard il sera comme une girouette qui tourne à tous les vents, incapable d’avoir son propre avis. Il se référera à « ce qui se dit », « ce qui se fait », il aura besoin de se reporter à l’avis d’une autorité. Il n’aura ni confiance ni respect envers lui-même. Il répétera des phrases toutes faites comme un perroquet. Il n’y aura que de la confusion et de la superficialité dans sa vie.

 

Si vous dites « oui » dès le début de votre croissance, cela n’a aucune signification. Vous restez au stade de l’innocence et de la pensée magique. Il vous manque d’avoir goûté au « fruit de la connaissance », d’avoir désobéi. Vous restez dans l’ignorance.

Mais si vous êtes capable de dire « non », alors votre « oui » signifie quelque chose ; car il prend sa force dans la possibilité que vous avez de dire « non ».

 

Dans l’histoire d’Adam et Eve, Dieu dit à Adam : « tu ne mangeras pas du fruit de cet arbre, l’arbre de la connaissance. Si tu manges de ce fruit, tu seras expulsé du paradis ! »

Et il ajouta  : « Si vous mangez le fruit de cet arbre, vous deviendrez mortels. Mais, aussi, vous obtiendrez la Connaissance ; vous serez comme des dieux ».

 

C’était une grande tentation ! Adam trouvait là une grande occasion de désobéir. D’ailleurs Dieu ne lui laisse guère la possibilité d’être obéissant.

Peut-être y avait-il des millions d’arbres au paradis, mais un seul arbre de la connaissance. Si on avait laissé Adam le découvrir seul, peut-être ne l’aurait-il jamais découvert ! Dieu n’a rien laissé au hasard et il a bel et bien pointé du doigt  l’arbre qui allait occasionner la tentation. Vous pensez que c’est le serpent qui l’a fait ?

Si le serpent l’a fait, il devait être au service de Dieu ! …

 

Il est nécessaire que l’égo se forme chez l’enfant, sinon il sera toujours une copie de ses parents ; il ne trouvera pas sa propre individualité.

Mais le « non » crée une individualité superficielle.

Parce que le « non » est négatif il ne crée pas une réelle individualité.

Cette individualité superficielle est appelée « personnalité » ou « ego » et c’est mieux que rien : ça vous donne la sensation d’être, cela vous définit.

Mais ne vous contentez pas de cela. C’est un passage, une étape. Après l’individualité superficielle, vous devez atteindre le cœur de l’individualité. Cela est possible si vous devenez capable de dire « oui » après avoir été capable de dire « non ».

 

« Non » est bon, mais personne ne peut vivre sur le « non », personne ne peut bâtir sa maison sur le « non ». Le « non » est suicidaire ; utilisez-le, mais allez au-delà ! Soyez attentif à ne pas vous emprisonner dans le « non ». Pour atteindre le « oui » utilisez le « non » comme une étape.

Il vous faut abandonnez le « non » quand vous n’avez plus rien à faire avec. Une pirogue qui vous a servi a traverser la rivière, sera un lourd fardeau si vous continuez à la trimballez sur votre tête quand vous êtes à pieds secs. Même si vous lui êtes très reconnaissant, même si elle vous a sauvé la vie, vous devez la laisser près du rivage pour pouvoir continuer à voyager.

 

Mais faisons encore un pas de plus !

En disant « non », vous avez désobéi et vous avez mangé le fruit de la connaissance ; grâce à cela, vous êtes devenu « savant ».

Et voilà qu’un jour, vous renoncez à cette connaissance  ...

 

C’est alors qu’advient la sagesse.

La sagesse n’est pas l’ignorance, la sagesse est le renoncement à la connaissance.

Parce que la connaissance qui est un acquis du passé peut aussi être un poids.

 

 La connaissance est aussi une étape.

La sagesse est une intelligence en mouvement, une perception lucide du réel, une capacité à être dans le courant, dans le flot de la vie.

 

Il y a trois sortes de libertés :

1/ « se libérer de … » qui est une forme négative de la liberté : se libérer de son père, de sa mère, de la religion, de la société, d’un tyran … Se libérer ainsi ne peut être Le but. Si votre but est de dire « non » à un certain nombre de choses, et que vous avez achevé de vous libérer de  ces choses, de qui, de quoi allez vous vous libérer maintenant ?

 

2/ « se libérer pour … » qui est une forme positive de la liberté. Par exemple vous voulez vous libérez d’un travail qui vous déplaît pour faire autre chose qui vous intéresse vraiment. Cette forme de liberté est créative, artistique, progressiste.

 

Et la troisième forme de liberté qui est la plus haute parce qu’elle transcende le oui et le non.

D’abord apprendre à dire non,

ensuite apprendre à dire oui

et enfin, oublier les deux

et juste « ETRE ».

 

La troisième liberté n’est pas une « liberté pour » ou une « liberté contre ».

C’est juste : La Liberté. Cette forme de liberté est spirituelle.

Quand le « oui » a écarté votre « non » c’est la joie ultime de la liberté et de la réalisation.

10:09 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La joie de vivre dangereusement

Un homme était en train de mourir dans un accident de la route. Personne ne savait qu'il était juif. On appela donc un prêtre, un catholique. Il se pencha près de l'homme qui rendait ses derniers souffles et lui dit : "Croyez-vous en la Trinité, en Dieu le père, le Saint-Esprit et Jésus, le fils ?". L'homme ouvrit les yeux et répondit : "Regardez-moi ça, je suis en train de mourir et il me pose une devinette !"

Quand la mort frappera à votre porte, toutes vos certitudes ne seront plus que folles devinettes.

Pourquoi s'accrocher à une quelconque certitude ? la vie est incertaine - sa nature même est d'être incertaine. L'homme intelligent reste toujours dans l'incertitude. Cette promptitude à rester dans l'incertitude, c'est le courage, c'est la confiance.

Vous comprenez que l'insécurité est une partie intrinsèque de la vie - et il est bon qu'il en soit ainsi, car cela fait de la vie une liberté, une surprise continuelle. On ne sait jamais ce qui va se passser. Cela vous maintient constamment dans l'étonnement. N'appelez pas cela "incertitude", appelez-le "étonnement".N'appelez pas cela "insécurité", appelez-le "liberté".

 

Le prisonnier qui a été enfermé pendant plusieurs années commence à considérer son futur avec incertitude, lorsque le jour de la libération arrive. En prison, tout était certain. Tout était une routine morte. On lui apportait sa nourriture, on le protégeait. Il ne craignait nullement de manquer de nourriture le lendemain. Soudain, après de noubreuses années d'emprisonnement, le geôlier vient lui dire : "Vous allez être libéré". Il se met à trembler. En dehors des murs de la prison, il aura de nouveau des incertitudes. Il devra de nouveau chercher, se mettre en quête. Il devra vivre de nouveau en liberté.

 

Chaque individu est libre, d'une liberté inconnue. Il est impossible de prédire, de s'attendre à quoi que ce soit.

 

On doit vivre dans la conscience et dans la compréhension. Ne vous accrochez à aucun savoir, aucune formule toute faite et si vous en avez, détruisez les. Détruisez toutes vos certitudes.

En acceptant l'impermanence des choses vous accédez à une liberté totale, où toutes les possibilités sont ouvertes, rien n'est fixé ... Vous devez être conscient - rien d'autre n'est possible. C'est ce que j'appelle "la compréhension".

 

La liberté crée la peur. Les gens parlent de la liberté, mais ils en ont peur. Et un homme n'est pas encore un homme, s'il a peur de la liberté.

 

La vie ne peut pas être ennuyeuse si vous acceptez d'expérimentez la peur qu'apporte l'inconnu. L'extase qui en résulte vous rend plus fort. Lorsque vous ne fuyez pas, l'insécurité extérieure devient de la sécurité intérieure.

Chercher à contrôler les choses, prévoir, se prémunir, est une manifestation de la peur. Si vous décidez de résister, lutter,  mettre toute votre force et votre volonté, vous ne récolterez que de la souffrance car plus vous luttez et plus vous créez de la résistance.

Votre force réelle est dans le courage de changer, dans l'acceptation de l'inconnu en dépit de vos peurs ; alors, aucune tempête n'aura raison de vous.

 

d'après Osho in "Le courage, la joie de vivre dangereusement"

09:57 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/12/2006

 N'interprétez pas ...

Les fortunes et les malheurs d'un villageois

Le seul problème avec la tristesse, la désespérance, la colère, le désespoir, l'inquiétude, l'angoisse, la misère, c'est que vous voulez vous débarrasser d'eux. Là est l'erreur; vous allez devoir vivre avec eux.

Vous ne pouvez pas simplement vous échapper, ils représentent la situation exacte dans laquelle la vie doit s'intégrer et croître. Ce sont les défis de la vie. Acceptez-les; ce sont des bénédictions déguisées.


Un homme avait un très beau cheval et ce cheval était si rare que même les empereurs avaient demandé à l'homme de le leur vendre - quel qu'en soit le prix - mais il avait refusé. Un matin il s'aperçut que le cheval avait été volé. Le village entier se rassembla pour lui manifester sa sympathie: "Quel malheur !" disaient-ils. "Vous pourriez avoir une fortune, on vous en offrait un tel prix ! Vous étiez têtu et stupide et maintenant le cheval a été volé".

Le vieil homme rit et leur dit: "Ne dites pas de bêtises ! Dites seulement que le cheval n'est plus dans l'écurie. Laissez passer le temps et alors nous verrons".

Il arriva qu'après quinze jours le cheval revint et il n'était pas seul; il ramenait de la forêt une douzaine de chevaux sauvages. Le village entier se réunit et ils dirent: "Le vieil homme avait raison ! Son cheval est de retour et il a ramené douze beaux chevaux avec lui. Maintenant il peut gagner autant d'argent qu'il le veut". Ils allèrent vers l'homme et lui dirent: "Pardon ! Nous ne pouvions pas imaginer l'avenir ni les voies de Dieu, mais vous êtes un grand homme ! Vous saviez et vous aviez la vision de l'avenir".

"Sottises !" leur dit-il. "Tout ce que je sais, c'est que maintenant le cheval est revenu avec douze chevaux; ce qui arrivera demain, personne ne le sait".

Et le jour suivant il arriva que le fils unique du vieil homme qui essayait de dresser un nouveau cheval tomba et se brisa les jambes. A nouveau tout le village se réunit et ils dirent: "L'on ne peut jamais savoir; vous aviez raison cela s'est avéré être une malédiction. Il aurait mieux valu que le cheval ne revienne pas. Maintenant votre fils restera estropié pour la vie".

"N'allez pas si vite" dit le vieil homme, "attendez juste de voir ce qui va arriver. Dites seulement que mon fils s'est cassé les jambes, c'est tout !"

Or il arriva que quinze jours plus tard tous les jeunes hommes du village furent enrôlés de force dans l'armée car le pays entrait en guerre. Seul le fils du vieil homme ne fut pas pris car il était infirme. Tous se réunirent et lui dirent: "Nos fils sont partis ! Au moins vous avez votre fils. Peut-être est-il estropié mais il est ici ! Nos fils sont partis et l'ennemi est beaucoup plus fort; ils vont tous périr. Dans notre vieillesse nous n'aurons personne pour s'occuper de nous, vous avez votre fils et peut-être sera-t-il guéri".

Le vieil homme leur dit: "Dites seulement que vos fils ont été enrôlés, mon fils n'a pas été pris, mais n'en tirez aucune conclusion".

Exposez seulement les faits; n'imaginez pas qu'il s'agit d'un malheur ou d'une bénédiction. N'interprétez pas et soudain vous verrez que tout est beau.

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Tout dépend d'où vient l'action ...

Jésus et les changeurs d'argent.

Les gens viennent me voir pour me demander: "Qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ?" Je réponds: la conscience est juste et le fait d'être inconscient est faux. Je ne qualifie pas les actions de mauvaises ou de bonnes, je ne dis pas que la violence est mauvaise, parfois la violence peut être juste. Je ne dis pas que l'amour est juste, parfois l'amour peut être mauvais. L'amour peut s'adresser à la mauvaise personne, l'amour peut cacher une mauvaise intention. Quelqu'un aime son pays, mais alors c'est mauvais car le nationalisme est une malédiction. Quelqu'un aime sa religion mais il peut tuer, il peut assassiner, il peut brûler les temples des autres.

L'amour n'est pas toujours juste ni la colère toujours mauvaise.

Alors qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ? Pour moi, la conscience est juste. Si vous êtes en colère et pleinement conscient alors la colère est juste et si vous êtes amoureux sans être conscient, alors l'amour lui-même n'est pas juste.

Ainsi faites en sorte d'être conscients dans chacun de vos actes, dans chacune de vos pensées, dans chacun de vos rêves. Laissez cette qualité de conscience pénétrer de plus en plus dans votre être. Soyez inondés par la conscience et alors tout ce que vous faites devient vertu, tout ce que vous faites est bon et devient une bénédiction pour vous et le monde dans lequel vous vivez.


Laissez-moi vous rappeler un événement de la vie de Jésus. Un jour il prit un fouet et entra dans le grand temple de Jérusalem. Un fouet dans la main de Jésus ? C'est le sens de la parole de Bouddha: "Une main sans blessures peut manier le poison". Oui, Jésus peut manier un fouet sans problème; le fouet ne peut pas le dominer. Il reste alerte, à la mesure de sa conscience.

Le grand temple de Jérusalem était devenu une caverne de voleurs. Il y avait dans le temple des changeurs d'argent qui exploitaient tout le pays. Jésus pénétra seul dans le temple et renversa les tables des changeurs, jeta leur argent et créa un tel tumulte que les changeurs s'enfuirent hors du temple. Ils étaient nombreux et Jésus était seul, mais il était dans une telle colère, animé d'un tel feu !

Cela a posé un problème aux chrétiens. Comment expliquer cela ? Car tout leur effort est de prouver que Jésus est une colombe, un symbole de paix. Comment a t-il pu manier un fouet ? Comment a t'il pu se mettre dans une telle colère, une telle fureur au point de renverser les tables des changeurs et de jeter les marchands hors du temple ? Il devait vraiment être en fureur, sinon, il était seul... il aurait pu être ceinturé.

Son énergie devait être celle d'une irrésistible tempête, ils ne pouvaient pas lui résister. Les prêtres et les changeurs, tous s'enfuirent en criant: "Cet homme est devenu fou !"

Les chrétiens évitent cette histoire. Ce n'est pas la peine de l'éviter si vous comprenez que Jésus est absolument innocent ! Il n'est pas en colère, il est dans la compassion; il n'est pas violent, il n'est pas destructeur, il est dans l'amour. Le fouet dans ses mains est un fouet dans les mains de l'amour et de la compassion.

Un homme conscient agit en conscience, de ce fait il n'y a pas à avoir de repentir; son acte est total. Une des beautés de l'action totale est qu'elle ne crée pas de Karma, elle ne crée rien et ne laisse aucune trace sur vous. C'est comme écrire sur l'eau; vous n'avez même pas terminé... que tout a disparu. Ce n'est même pas comme écrire sur le sable, car cela pourrait rester quelques heures si le vent ne se lève pas, c'est écrire sur l'eau.

Si vous pouvez être totalement alertes, alors il n'y a pas de problème, vous pouvez manipuler du poison et le poison agira comme un remède. Dans les mains du sage le poison devient remède, dans les mains du fou, même le remède, même le nectar va forcément devenir du poison. Si vous agissez dans l'innocence, non à travers la connaissance mais avec l'innocence de l'enfant, il ne pourra rien vous arriver de mauvais, parce que ça ne laisse pas de trace. Vous restez libres de vos actes, vous vivez totalement et aucun acte n'est pour vous un fardeau.

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Le défi

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Le Défi
La parabole du fermier et du blé

La souffrance veut seulement dire que les choses ne cadrent pas avec vos désirs et les choses ne cadrent jamais avec vos désirs, elles ne le peuvent pas. Les choses suivent tout simplement leur nature.

Lao Tzu nomme cette nature Tao, Bouddha l'appelle Dharma et Mahâvîra a défini la religion comme étant "la nature des choses". On ne peut rien y faire; Le feu est chaud et l'eau est froide.

Le sage est celui qui s'abandonne à la nature des choses et lorsque vous suivez la nature des choses, aucune ombre n'est projetée. Il n'y a plus de souffrance, alors même la tristesse est lumineuse, alors même la tristesse a une beauté. Ce n'est pas qu'il n'y aura plus de tristesse, la tristesse viendra mais elle ne sera pas votre ennemie, vous deviendrez son ami parce que vous en comprendrez sa nécessité. Vous serez à même de voir sa grâce et vous serez à même de voir pourquoi elle est là et pourquoi elle est nécessaire.


J'ai entendu une ancienne parabole. Elle doit être très ancienne, car en ce temps là Dieu habitait encore sur terre.

Un jour un homme, un vieux fermier vint le voir et lui dit: "Écoute, il se peut que tu sois Dieu et que tu aies créé le monde, mais une chose est certaine, tu n'es pas fermier. Tu ne connais même pas le b.a.ba. de l'agriculture. Tu as quelque chose à apprendre !"

"Soit" répondit Dieu "quel est ton conseil ?"

Le fermier poursuivit: "Accorde-moi un an et pendant cette année permets que les choses se passent comme je l'entends, puis vois ce qui arrive; la pauvreté disparaîtra !"

Dieu y consentit et une année fut accordée au fermier. Naturellement celui-ci demanda ce qu'il y avait de mieux; pas de tonnerre, pas de vents violents, pas de dangers pour la moisson. Tout se déroulait le mieux du monde et il était heureux. Le blé poussait si bien ! Lorsqu'il voulait du soleil, il y avait du soleil; lorsqu'il désirait de la pluie, il y avait de la pluie; et autant qu'il en voulait. Cette année là tout était parfait, mathématiquement parfait.

Mais lorsque la récolte fut moissonnée, il n'y avait pas de grains dans les épis. Le fermier en fut surpris. Il demanda à Dieu: "Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ?"

Dieu répondit: "Parce qu'il n'y a pas eu de défi, parce qu'il n'y a eu aucun conflit, aucune friction, parce que tu as évité tout ce qui était mauvais, le blé est resté impuissant. Un peu de lutte est nécessaire, les orages sont nécessaires, le tonnerre, les éclairs sont nécessaires. Ils secouent et éveillent l'âme à l'intérieur du blé".

Cette parabole est d'une immense valeur. Si vous n'êtes qu'heureux, encore heureux et toujours heureux, le bonheur perdra tout son sens. C'est comme si quelqu'un écrivait avec de la craie blanche sur un mur blanc; jamais personne ne pourra le lire, vous devez écrire sur un tableau noir alors tout devient clair. La nuit est aussi nécessaire que le jour et les jours de tristesse sont aussi essentiels que les jours de bonheur.

C'est ce que j'appelle la compréhension. Dès que vous comprenez, vous vous laissez aller et dans ce laisser aller se trouve l'abandon. Vous dites: "Que ta volonté soit faite" et aussi "Fais ce que tu penses être juste. Si aujourd'hui il faut des nuages, donne-moi des nuages. Ne m'écoute pas, ma compréhension est minuscule. Qu'est-ce que je connais de la vie et de ses secrets ? Ne m'écoute pas ! Continue à faire ce que tu dois faire !"

Et peu à peu, au fur et à mesure que vous percevez le rythme de la vie, le rythme de la dualité, le rythme de la polarité, vous cessez de demander, vous cessez de choisir.

Voilà le secret ! Vivez avec ce secret et voyez-en la beauté. Vivez avec ce secret et vous serez soudain surpris de l'immensité de la bénédiction de la vie. Quelle abondance vous est offerte à chaque instant !

08:11 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/09/2006

La beauté

"L'amour n'est pas la sensation. L'amour n'est ni le plaisir, ni le désir, ni son assouvissement. L'amour n'est ni la jalousie ni la haine. L'amour sait être généreux, compatissant, plein de tact. Pourtant ces qualités ne sont pas l'amour. Il faut, pour y accéder, être extrêmement sensible à la beauté. Il ne s'agit pas de la beauté d'une femme, d'un homme... La beauté dont je parle existe là où l'ego n'est point. Cette beauté, cet amour, cette vérité, c'est la plus haute forme d'intelligence..."

Krishnamurti

 

 Il y a le bien, le vrai ... et puis il y a la beauté. Des deux premiers, on n'est jamais sûr ... Est-ce bien ? Est-ce vrai ? Alors que la beauté vous saisit comme une évidence. Elle vous éblouit, sous subjugue, vous bouleverse.

 

Dostoïevski a dit : "c'est la beauté qui sauvera le monde". Pourquoi "sauvera", pourquoi le futur ? C'est la beauté qui sauve le monde. Et peut-être que ce monde n'existerait même pas sans la beauté ...

 

La beauté s'offre à nous comme un fait singulier, pur, insaisissable, non reproductible.

 

La matière est belle comme un cadeau, comme quelque chose en plus, qui n'est pas obligé d'être là. Par son énigmatique splendeur la beauté nous révèle le sacré. L'univers ne nous apparaît plus comme une donnée mais comme un don invitant à la reconnaissance et à la célébration. La beauté c'est la vie même.

 

"La rose est sans pourquoi, fleurit parce qu'elle fleurit, sans souci d'elle-même ni désir d'être vue".

 

"La beauté rayonne aux yeux de celui qui accepte de la voir.

 

« La beauté n'est rien d'autre que la perception immédiate du réel.

Le réel est ce qui ne connaît ni le temps, ni l'espace, mais englobe les temps et les espaces au-delà des frontières de l'infini.

Cela ne sont pas de grands mots. Mais de petits mots. Ecoutez...

Voir le réel, c'est venir au monde comme on ouvre les yeux.

Sans rien demander.

Juste ouvrir, et regarder." Frédéric Lacombe.

 

Chaque expérience de beauté nous restitue chaque fois la fraîcheur du matin du monde. La beauté préside à l'avènement de l'univers, à l'aventure de la vie. La beauté résulte de la rencontre de l'intériorité avec la beauté du cosmos. Cette rencontre supprime la séparation entre l'intérieur et l'extérieur.

 

La beauté appelle la beauté. La beauté transfigure. La beauté est aussi bonté, car elle se donne. La beauté est amour. De cette qualité d'amour qui n'est pas sentimental.

 

Cependant la beauté ne peut être évoquée sans une conscience aigue de la barbarie du monde. Ces deux phénomènes sont les deux extrémités de l'univers vivant. Sans la beauté, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Une certaine forme de mal vient sans doute d'un usage terriblement perverti de la beauté.

 

Dès que nous cherchons à l'instrumentaliser, à l'utiliser en vue de tromper, d'amadouer, ou de dominer, la beauté s'altère. Son usage pernicieux la dénature. Parce que nous dénaturons la beauté nous avons aussi perdu la bonté que nous considérons comme un signe de faiblesse, de naïveté. Nous ne voyons plus que l'avènement de la vie n'est qu'un immense don. Un don inépuisable qu'aucun mal ne peut atteindre.

 

Une des oeuvres les plus belles et les plus bouleversantes que je connaisse est la Pieta, sculptée par Michel Ange, qu'on peut voir à Saint Pierre de Rome. Je ne sais ce qui est plus bouleversant dans cette scène, de l'amour d'une mère, et de son offrande, ou de la mort d'un fils qui a voulu prouver en donnant sa vie qu'aucun mal ne peut souiller, altérer l'Amour ; que l'Amour est au-delà de la mort. Geste étrange, énigmatique, incompréhensible pour beaucoup d'entre nous, perdus que nous sommes loin de nos racines, effrayés par la mort, cernés de factice, avides d'avoir et de pouvoir, fascinés par le mal.

 

La beauté nous appelle. Elle ne demande qu'à être vue. Sinon, à quoi servirait-elle ? Nous sommes perdus si nous ne savons plus voir la simple beauté dans son innocence originelle. Mais si nous la voyons, de créature, nous devenons créateur tant il est vrai que "ce qui regarde" et "ce qui est regardé" se donnent mutuellement vie dans cet échange.

 

Voir la beauté nous transforme et transforme le monde.

 

Rien ne ressemble davantage à la source céleste dont nous sommes issus que les beautés qui s'offrent ici-bas aux regards des gens perspicaces. Michel-Ange

 

MC

06:07 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

09/09/2006

Tout va bien

C'est tellement simple ! Que dire de plus ?
Tout va bien !
 
"Tout Va Bien" est le slogan de l'univers.
- "Tout" désigne la totalité, c'est-à-dire tout ce qui est, sans que rien ne puisse être retiré ou rejeté.
- "Va" désigne le fait que le flot de la Vie suit un cours selon les desseins de Sa propre Intelligence et que l'ego n'est pas le grand organisateur des choses de la vie.
- "Bien" désigne le fait que tout est juste dans ce flot.
Ainsi, "Tout va bien" indique que la totalité de la Vie suit son cours intelligent et juste.
"Tout Va Bien" est le mantra de « l'Abandonné ». Tout va bien indique que cette Réalité Unique est vue à chaque instant. Thierry Vissac.
 
Si la plupart des gens voient que la confusion  règne dans le monde, les éveillés ont un autre point de vue : ils disent que cette vision "négative" est due au fait que la plupart des gens  ne souhaitent pas être "guéris", "éveillés", parce que sortir de la confusion est trop douloureux ... Du moins, c'est ce que les gens croient, c'est ce que l'égo croit ...
 
De cette vision négative du monde va naître toute une stratégie de résistance pour "lutter contre". Mais cette résistance est justement ce qui maintient la négativité. Elle empêche les situations favorables de de se manifester. Elle renforce l'ego - c'est pourquoi celui-ci l'aime tant. Une fois que nous nous sommes identifiés à une forme quelconque de négativité nous ne pouvons plus nous en départir, et à un niveau inconscient profond, nous ne désirons aucun changement positif puisque cela menacerait notre identité de personne déprimée, en colère ou victime de l'injustice. Ce monde est dément parce que nous résistons.
 
Hé ! Ca ne veut pas dire qu'il ne faut plus rien faire. La résignation n'a rien à voir avec le lâcher-prise.
Lorsque nous sommes dans une situation désagréable, il nous suffit simplement de le reconnaître et de passer à l'action. Pour cela il nous faut revenir au moment présent et agir en nous abstenant de tout jugement, ce qui évite toute opposition ou négativité émotionnelle. Nos actions sont justes, quand elles ne sont pas ré-actions, quand elles ne sont pas induites par la colère, la frustration ou le désespoir.
Le fait de ne pas lâcher prise endurcit la forme de l'égo et crée un fort sens de dissociation. Lorsque le monde est perçu comme une menace, cela a tendance à entraîner le besoin de contrôler, de dominer, de détruire.
 
Quand nous sommes dans le présent et le lâcher prise nous voyons clairement le réel et notre action y est donc adaptée.
 
L'observation de la nature nous donne une magnifique leçon de lâcher prise. Le miracle de la vie, le cycle des saisons, la beauté d'une fleur, la course des nuages, le chant du ruisseau ... tout cela se déroule dans la simplicité, l'intelligence, sans affolement, sans dépit et sans tourments.
MC
 

22/08/2006

La main de Saint Gilles

la main de saint Gilles

 

Je voudrais rendre hommage à mon père à travers cette histoire vraie. Il est parti trop vite et n'a pas eu le temps de connaître mes enfants.

Voici l'histoire de la main de Saint Gilles.


Mon père est né dans un petit village de Bretagne en 1909. Sa famille était très pauvre. Son père était métayer et sa mère était nourrice dans des familles bourgeoises.


Lorsque ma grand-mère a été enceinte pour la cinquième fois, mes grands-parents n'avaient eu jusqu'alors que des filles. Et le grand-père souhaitait ardemment un fils.


Il y avait dans le village une petite chapelle dédiée à Saint Gilles et le pardon annuel approchait. Le pardon est une fête votive qui a lieu une fois par an ; il y a une grand messe suivie d'une procession où l'on sort la statue du saint patron.


Le Recteur – on ne dit pas "curé" dans mon village natal - vint trouver mon grand-père car il souhaitait qu'il répare la main de St Gilles qui était cassée. C'était une modeste statue en plâtre polychrome. Mon grand-père refit une nouvelle main en plâtre.

- Combien je te dois ? dit le recteur 

- Tu ne me dois rien si Saint Gilles me donne un fils, répondit le grand-père.

Sur ces entrefaits, mon père naquit, à la grande joie du grand-père, qui, racontait mon père, marcha au milieu de la route pendant une semaine, s'arrêtant dans toutes les maisons pour annoncer la bonne nouvelle et fêter ça d'un bon petit coup de gnole !


A 13 ans mon père devint apprenti carrier, après avoir été deux ans à l'école où il apprit à écrire et à compter sans fautes.

 


A 21 ans il se maria avec la plus jolie fille de la ville voisine et mon frère n'attendit pas les neuf mois réglementaires pour arriver !

 

1939. C'est la guerre et mon père est fait prisonnier pendant cinq ans en Allemagne.


Je nais, trois ans après son retour.

A 7 ans, je contracte la rougeole qui s'aggrave en encéphalite. Me voyant dans le coma et croyant me perdre, mon père, qui n'était pas un brillant paroissien, pria St Gilles de faire quelque chose et promit d'assister désormais à son pardon, chaque année, avec moi, si j'en réchappais.

 

C'est ainsi que chaque année, nous allions, mon père et moi, au Pardon de St Gilles. Pendant la quête, mon père sortait plusieurs billets de banque de sa poche pour les mettre dans le panier. Les enfants étaient tous bénis, un par un, au cours de la messe, car St Gilles a la réputation de guérir les enfants de la peur.

 


Papa avait acheté sa première carrière de granit, il en acheta d'autres, s'associa et devint le patron de quelque trois cents ouvriers.


Mais ça ne l'empêchait pas d'aller à sa carrière en vélo et de faire son jardin en rentrant le soir. Et pour se détendre, tous les soirs après dîner, il jouait de l'accordéon. Il aimait aussi aller pêcher la truite dans les petits ruisseaux et ramenait souvent des champignons, ou des noisettes, suivant la saison, sans compter des anecdotes concernant les animaux qu'il avait observés pendant ses longues promenades silencieuses à travers champs.


J'avais 20 ans, quand le Recteur de l'époque, qui était notre voisin et ami, décida de restaurer la chapelle St Gilles. Il connaissait, évidemment, l'histoire de la naissance de mon père, et, en faisant déplacer la lourde dalle de granit de l'autel, il retrouva la vraie main, datant du XVIIe siècle, celle que mon grand-père avait remplacée ; il l'offrit à mon père. Huit ans plus tard mon père mourrait. Un jour que j'étais en visite chez ma mère me revinrent en mémoire tous ces souvenirs et je lui demandai où était passée la fameuse main. Elle la retrouva abandonnée à la cave, dans un pot de fleur.

J'ai appris par la suite que mon oncle avait eu aussi à se féliciter de la protection de St Gilles : un jour qu'il conduisait un charrette, le cheval s'emballa et s'arrêta pile devant la chapelle.

 


Depuis, je la garde comme une précieuse relique, symbole de l'amour d'un père pour sa fille.

 

La Chapelle Saint Gilles    

La chapelle Saint-Gilles, qui était en Plaintel sous l'Ancien Régime, fut attribuée au territoire de Saint-Julien par arrêté préfectoral du 10 juillet 1821. Cet arrêté fut annulé pour incompétence par le Conseil d'Etat le 8 novembre 1821. Le Conseil de préfecture attribua de nouveau la chapelle à Saint-Julien par arrêté du 2 septembre 1822 ( Arch. des C.-dA., V 2071 ). Cependant aujourd'hui la chapelle Saint-Gilles est en Plaintel tandis que la croix du même nom est en Saint Julien.
 Cette chapelle est aujourd'hui restaurée, autrefois, on y guérissait de la peur et de l'impétigo.
 
Saint Gilles était d’Athènes. Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie ; mais sa science était surtout celle des Saints.Un jour qu’il se rendait à l’église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l’aumône. Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne : à peine le malheureux en est-il revêtu, qu’il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l’aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté et à l’humilité. Les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu’il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l’Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.
Mais il lui fallait la solitude ; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s’écoulaient dans une prière continuelle, dans l’adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours ; le lait d’une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.
Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d’Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu’aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l’innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l’homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d’admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l’auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère. Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux.
 
La main protectrice qui ne devait jamais guérir après avoir été frappée par la flèche, continua son parcours solitaire, et par de curieuses circonstances sortit de l'ombre bien des siècles plus tard ... dit la légende !
MC

23:35 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/08/2006

Qui suis-je ?

 

"Moi je" ou "je suis" ?

ou les deux ? ...

 

"Moi je" affirme son désir, crée du désordre.

"Je suis" réconcilie les contraires, rétablit l'harmonie, va à l'essentiel.

 

"Moi je" cherche à distinguer, à séparer.

"Je suis" fait partie du tout. il sait que toute parole, toute pensée est relative, inféodée au temps et aux situations, soumise aux filtres du regard.

  

"Moi je" a des projets.

"Je suis" vit dans le présent ; il vit d'instant en instant.

 

"Moi je" se passionne, prend parti, aime débattre.

"Je suis" aime écouter, observer, se borne à être le monde et trouve que toute chose a valeur égale.

 

"Moi je" affirme.

"Je suis" n'est pas attaché à ce qu'il pense. Il n'impose rien.

 

"Moi je" redoute la mort.

"Je suis" sait que la mort n'existe pas.

 

"Moi je" recherche les émotions fortes, la passion.

"Je suis" a cessé de chercher ; l'intensité de sa vie le remplit.

 

"Moi je" est répétitif, agit par habitude

"Je suis" est créatif.

 

"Moi je" ré-agit

"Je suis" agit

 

MC

 

10/08/2006

L'intervalle

Au commencement était l'innocence ...
 
   
 
Entre le début et la fin qu'y a t-il ?
 
Les joies, les peines ...
 
La vie qui se vit
ou la vie qui se refuse
 
 
Heureux celui qui vit chaque instant de sa vie, ses joies, ses peines, en gardant son coeur ouvert.
 
Merci à Marie dont les peintures m'ont inspirée ce billet : http://nomak1.free.fr/cariboost1/crbst_1.html

19:00 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

08/08/2006

Ma visite chez Willy

C'est un immeuble sans grâce, dans le 20e.
Nous montons au 8e. Il ya une chaise dans l'ascenseur,  fixée aux parois par une chaîne cadenassée. Nous comprendrons bientôt pourquoi.
 Nous nous sommes annoncés et la porte est entr'ouverte.
Nous pénétrons dans cet appartement, simple, sans apprêt, et rempli comme un oeuf ... de photos, bien sûr !
 

 
Willy est assis à sa table près d'une grande baie vitrée qui donne sur un jardin public.
Ses canes ne sont pas loin. Il nous dit beaucoup souffir de son artérite sans laquelle son médecin lui prédirait, à coup sûr, un avenir de centenaire. A 95 ans, il n'en est pas loin ! Il doit marcher tous les jours, bien que cela le fasse beaucoup souffrir, et va se promener en bas de chez lui, dans le jardin. Il a cessé de faire des photos.
Il est remarquablement alerte et vif. Sa voix est claire. Il est simple, direct, courtois.
 
J'ai beaucoup à apprendre de ce grand photographe. Car il sait mieux que personne photographier l'élément humain dans son environnement. Il sait le moment où la photo va devenir lisible, équilibrée. Il attend, puis tout d'un coup, tout s'organise, en un quart de seconde : c'est le moment où il déclenche la prise de vue. Puis tout se désorganise à nouveau. Saisir cet instant d'équilibre et de grâce, voilà toute la magie des photos de Willy Ronis.
 

 
"L'isle sur Sorgue, fin juillet 1979. J'aime cette boutique avec sa vieille façade en bois et la noblesse typographique des lettres qui affichent sa fonction. La rue de la République est très étroite à cet endroit et je me rencogne dans le tambour d'entrée d'un bureau pour élargir mon point de vue. Le va-et-vient de la foule est décourageant : trop de monde à la fois, ou mauvaise répartition, qui dure. J'attends dans la souffrance, comme toujours dans des situations de ce type. D'un seul coup, tout s'organise autour de la belle jeune femme en blanc. mon cadre rassemble cinq femmes. Celle de gauche et celle de droite regardent vers le centre, ce qui ferme bien cette image sur elle-même ; et la femme du premier plan, un peu floue (mais tant mieux) concourt par son déplacement à animer la scène."

 

Voilà ce qu'il dit de son art :

 

« Je vais à la rencontre des gens qui me ressemblent, et le miroir que mes images leur tend est le même que celui où moi-même je me regarde ».

 

 

 « Je n’ai jamais poursuivi l’insolite, le jamais vu, l’extraordinaire, mais bien ce qu’il y a de plus typique dans notre vie de tous les jours. »

 

 « La belle image, c’est une géométrie modulée par le cœur »

 

 

"Le nu provençal. Eté torride 1949, dans la maison en ruine acquise l'année précédente, à Gordes.

Je bricole au grenier et il me manque une certaine truelle restée au rez-de-chaussée. je descend l'escalier de pierre qui traverse notre chambre au premier.

Sortie de sa sieste, Marie-Anne s'ébroue dans la cuvette (on va chercher l'eau à la fontaine). Je crie ! "Reste comme tu es !" Mon Rolleyflex est sur une chaise, tout près. Je remonte trois marches et fais quatre prises, les mains tâchées de plâtre. C'est la deuxième que j'ai choisie. Le tout n'a pas duré deux minutes.

C'est ma photo fétiche, parue depuis lors sans discontinuer, ici et partout.

Le miracle existe. Je l'ai rencontré."

 

 « L’émotion si vous en êtes digne, vous l’éprouverez devant le sourire d’un enfant qui rentre avec son cartable, une tulipe dans un vase sur lequel se pose un rayon de soleil, le visage de la femme aimée, un nuage au-dessus de la maison. »

 

 

"Musée du Zwinger, 23 octobre 1967. Je visite, à Dresdes, une exposition d'art allemand. Le manège d'une petite fille m'intrigue, et je commence à la photographier.

1. ses parents ont dû rejoindre un groupe conduit par un conférencier. Elle tourne autrour de la statue, visiblement fascinée.

2. Elle s'est arrêtée en contemplation.

3. Elle a osé embrasser la statue. Sa mère, qui vient de la rejoindre, manifeste sa réprobation.

4. Je suppose que la fillette est allée chercher son père et son oncle. Elle leur explique gravement les raisons des sentiments qui l'agitent.

Je stoppe. Sans doute n'y avait il plus rien à signaler.

L'histoire comporte néanmoins un prolongement imprévu, trois jours plus tard, à Berlin. Sur la liste des artistes que je dois rencontrer figure une jeune femme sculpteur nommée Christa Semmler. Au cours de notre conversation, elle exhume d'une caisse le modèle en réduction de la pièce qu'elle avait envoyée au musée du Zwinger. Je r"econnais son oeuvre et elle écoute, très émue, l'histoire de mon aventure au Zwinger. Rentré à Paris, je lui ai bien sûr envoyé la petite série de photos."

 

 

 

« Je négocie l’aléatoire »

 

 

Willy Ronis ne "prend" pas, en photographie, il donne. Avec un sens de la distance et de la pudeur, sans égotisme, en s'effaçant pour que la lumière soit, et révèle le corps. Pas de voyeurisme, peu de mise en scène : il ne s'agit pas de choquer ou de provoquer quelque chose. A travers une sensible harmonie du fond (la petite musique) et de la forme (les lignes), il saisit la vérité de l'instant.

 

Les photographies de Willy Ronis transmettent de la chaleur et de la sympathie pour ses sujets. Malgré la facilité apparente avec laquelle nous pouvons les déchiffrer, elles ne sont jamais banales ou sentimentales et méritent pleinement d'être comptées au nombre des meilleurs travaux de la photographie humaniste du 20e siècle.

 

 

PS : Ce qui m'attriste c'est qu'avec la législation sur le droit à l'image, qui peut encore publier de nos jours des photos comme celle de Willy Ronnis sans risquer d'encourir un procès ? ....

 

22:18 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

les leçons de maman

Les leçons de maman

Plusieurs choses que ma mère m’a apprises :

 

Ma mère m’a appris À APPRÉCIER UN TRAVAIL BIEN FAIT
  "Si vous voulez vous tuer tous les deux, faites-le à l’extérieur - je viens tout juste de terminer de nettoyer la maison !"

 

Ma mère m’a appris la RELIGION
  "Tu ferais mieux de faire une prière pour que je parvienne à ôter cette tâche du tapis."

 

Ma mère m’a appris le VOYAGE DANS LE TEMPS
  "Je n’attendrai pas jusqu’à la St Glinglin que vous vous comportiez correctement !"

 

Ma mère m’a appris la LOGIQUE
  "Parce que j’ai dit que ce serait comme ça, voilà pourquoi."

 

Ma mère m’a appris la PRÉVOYANCE
  "Assurez-vous toujours que vous portez des sous-vêtements propres, pour le cas où vous auriez un accident."

 

Ma mère m’a appris l’IRONIE
  "Continue à pleurer et je te donnerai quelque chose qui te fera vraiment pleurer"

 

Ma mère m’a appris le phénomène physique de l’OSMOSE
  "Ferme ta bouche et mange ta soupe !"

 

Ma mère m’a appris le CONTORTIONISME
  "Regarde un peu toute la saleté à l’arrière de ton cou !"

 

Ma mère m’a appris l’ENDURANCE
  "Tu resteras assis là jusqu’à ce que tes épinards soient terminés."

 

Ma mère m’a appris la MÉTÉO
  "On dirait bien qu’un ouragan a ravagé votre chambre."

 

Ma mère m’a appris l’HYPOCRISIE
  "Je te l’ai bien déjà dit un million de fois : n’exagère pas !!!"

 

Ma mère m’a appris LE CYCLE DE LA VIE
  "N’oublie pas que c’est moi qui t’ai donné la vie et c’est aussi moi qui pourrait bien te l’ôter"

 

Ma mère m’a appris LES MODIFICATIONS DU COMPORTEMENT
  "Arrête de te comporter comme ton père !"

 

Ma mère m’a appris l’ENVIE
  "Il y a des millions d’enfants moins chanceux que vous dans ce monde qui n’ont pas de merveilleux parents
comme les vôtres !"

 

22:10 Écrit par dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

 La violence

La violence

 

Il n'a pas pris une ride ce texte de Monsieur K, pourtant pas écrit aujourd'hui ... Hélas !

 

 

Y a-t-il une différence entre ce qui arrive dans le monde extérieur et ce qui se passe à l'intérieur de nous ? Il y a, dans le monde, de la violence, une effervescence extraordinaire, une crise après l'autre. Il y a des guerres, des divisions entre nationalités, des différences religieuses, raciales et communautaires, un ensemble de concepts systématisés se dressant contre un autre. Est-ce différent de ce qui se passe à l'intérieur de nous-mêmes ? Nous aussi sommes violents, nous aussi sommes pleins de vanité, terriblement malhonnêtes, portant des masques différents selon l'occasion.

 

Il s'agit donc d'un mouvement analogue à la marée montante et descendante. C'est nous, êtres humains, qui avons créé ce qui se passe au dehors, et changer cela est impossible si nous ne changeons pas nous-mêmes en tant qu'êtres humains. C'est là qu'est la racine du mal. Nous voulons faire quelque chose dans le monde, avoir de meilleures institutions, de meilleurs gouvernements, etc., mais jamais nous n'admettons que nous avons créé ce monde tel qu'il est. Si nous ne changeons pas, il ne pourra changer. Après avoir vécu des millions d'années, nous sommes exactement les mêmes. Nous n'avons pas fondamentalement changé et nous continuons à ravager le monde. Le fait est que nous sommes le monde, non en tant qu'idée, mais en tant que réalité. Voyez-vous la différence entre l'idée et la réalité ? Nous avons entendu dire que nous sommes le monde et nous en avons fait une idée, une abstraction. Puis nous nous mettons à discuter cette idée pour savoir si elle est vraie ou fausse, et nous la perdons de vue. Mais le fait est que nous sommes le monde; c'est ainsi.  

Donc, nous portons la responsabilité de changer le monde. Cela veut dire que nous portons la pleine responsabilité de notre façon de vivre tous les jours. II ne s'agit pas d'essayer de modifier le chaos existant, de l'embellir, de faire partie d'un groupe ou d'un autre, ou de quelque institution; en tant qu'être humain qui est le monde, il s'agit de subir soi-même une transformation radicale; sans cela, il ne peut y avoir de bonne société. La plupart d'entre nous trouvons le changement difficile, par exemple: ne plus fumer. II y a des institutions qui vous aident à ne plus fumer! Voyez comme on en dépend. Peut-on découvrir pourquoi on ne change pas, pourquoi, si on voit le mal -le « mal » entre guillemets -on n'y met pas fin immédiatement ? Est-ce parce qu'on espère qu'il se trouvera quelqu'un d'autre pour mettre de l'ordre dans le monde et qu'on n'aura plus qu'à s'y glisser ? Est-ce parce que nous sommes indolents, psychologiquement paresseux, inefficaces ? Que d'années on passe à acquérir certaines techniques, à terminer ses études secondaires, supérieures, l'université, à devenir docteur, cependant, on ne veut pas consacrer une journée à effectuer un changement en soi-même. Donc, la responsabilité de chacun est d'opérer un changement radical en soi, parce qu'on est le reste de l'humanité.

 

La question suivante est: quelle est l'action juste vis-à-vis de la violence et lorsqu'on y est confronté ? La violence, c'est la colère, la haine, le conformisme, l'imitation, l'obéissance. Le refus de tout cela est son contraire. Est-il possible de se libérer de la violence qui fait partie de la vie de chacun, probablement héritée de l'animal -de s'en affranchir, non relativement, mais complètement ? Cela signifie se libérer de la colère; non seulement de s'en libérer, mais de ne pas la ressentir dans son esprit. Ou bien, est-il possible de s'affranchir du conformisme -non du conformisme extérieur, mais du conformisme par comparaison ? On compare tout le temps, psychologiquement -j'étais, je serai ou je suis quelque chose. Un esprit qui compare, qui juge sans cesse, est agressif. Si l'esprit se dégage de l'imitation, du conformisme et de la comparaison, alors, à partir de là, il pourra poursuivre une action juste. L'esprit peut-il s'affranchir absolument de toute violence ? Si oui, comment réagit-il en rencontrant la violence ? Si on se retrouve face à face avec elle, dans quel sens agit-on ? Peut-on être juge de ce que l'on va faire en l'abordant ? Confronté à la violence, l'esprit subit une rapide altération chimique: il réagit beaucoup plus vite que le coup. Le corps entier réagit et la riposte est immédiate; on peut ne pas rendre le coup, mais la présence même de la colère ou de la haine provoque la réaction et l'acte. Voyez ce qui se passe en présence d'une personne en colère si on en est conscient sans réagir. A partir du moment où on prend conscience de la colère de l'autre sans réagir, il y a une réaction très différente. L'instinct est de répondre à la haine par la haine, à la colère par la colère: la poussée chimique dans le système crée les réactions nerveuses; mais calmez tout cela en présence de la colère, et l'action qui en découlera sera différente.

Il n'y a que l'amour

Il n'y a que l'Amour,
 
 
et ce qui n'apparaît pas être l'Amour,
est encore un appel déguisé vers l'Amour.

21:49 Écrit par dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le rideau de lumière

 


Quand le rideau se lèvera, tu verras que nous ne savions rien,

ni toi, ni  moi.

Omar Khayyam

00:38 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Apprendre à mourir pour mieux vivre

 Nos vies sont remplies de toutes sortes d'expériences, d'apprentissages, d'obligations, d'actions, de souffrances, d'angoisses, d'attachements ... mon job, ma famille, ma maison, ma réputation, ma foi, mes croyances, mon pouvoir, ma séduction, mes idoles ... et quand approche l'heure de la mort on commence à se demander à quoi a servi toute cette agitation, tout ce savoir et ces biens accumulés,  puisque la mort est au bout, puisqu'il va falloir quitter tout ce à quoi nous sommes attachés ?

Nous poursuivions une immortalité illusoire en faisant de soi une fin.
 
La question du sens de la vie pose fatalement la question du sens de la mort ...
 
La tentation est grande de penser qu'il y a une vie après la mort ... Consolation, espoir suprême des religions (interrogeons-nous en passant sur la finalité qu'il y a à nous faire espérer le paradis, la vie éternelle ou la réincarnation ?) L'espoir d'un futur hypothétique heureux - sous réserve d'obéir à un certain nombre de lois - fait mieux passer la douleur du présent ... Fuite ?
 
Mais ai-je résolu le problème que pose ma façon de vivre, ou découvert s'il en existe une autre, exempte de douleur, de souffrance, ici, maintenant ?
 
Non. Parce que si j'ai peur de la mort, j'ai peur de la vie. L'une n'existe pas sans l'autre. 
Qui refuse d'entrer dans la vie, ses dangers et ses épreuves,  meurt à petit feu tous les jours ...
Qui fonde sa vie sur la peur de la mort, a perdu le bonheur de vivre.
 
Il nous faut apprendre à vivre.
 
Si je laisse, à chaque instant, tout s'achèver et  renaître simulltanément, je m' exonére de la peur et du temps. Je ne désire plus devenir quelque chose. Je n'ai plus cet horizon de perfection à atteindre. Je ne cherche plus à créer de la permanence, donc de la possessivité ; à travers l'amour, par exemple. Je vis en paix et en sécurité dans l'impermanence.
 
Mais les humains aiment tellement compliquer les choses ...
MC

Pour qui le paradis ?

Pour qui le paradis ?

Un homme fit un rêve dans lequel il  était assis dans un train, un train très rapide, et il se renseigna: "Où va ce train, vers où suis-je emmené ?"
On lui répondit :
"Ce train va au paradis."
Il se dit: "C'est très bien, c'est bien mieux que je vois de mes propres yeux quelle sorte de gens sont là."
Et il conclut: "Si je peux trouver là Socrate, ça voudra dire que la bonté, l'innocence, la sincérité sont suffisantes, qu'il n'y a pas besoin de croire en Dieu. Si Socrate est là, Gautam le Bouddha, Mahavir... mais si je ne trouve pas ces personnes, je verrai alors quelles sortes de personnes sont là - car Adolphe Hitler croyait en Dieu, Napoléon Bonaparte croyait en Dieu, Alexandre le Grand croyait en Dieu, et ils ont tué beaucoup de gens. Nadirsha croyait en Dieu et sa seule joie était de brûler les gens vivants. Si je trouve ces personnes sur place, alors c'en est fini de moi, j'aurai à dire la vérité à mes pairs."

Il atteignit le paradis.
Il ne put pas en croire ses yeux. Il nettoya ses lunettes, regarda encore. La gare semblait avoir subi une catastrophe, elle était en ruine. Il y avait écrit "paradis",  mais le mot était effacé; il y avait peut-être des millions d'années que quelqu'un l'avait écrit. Et c'était sale, partout. Il se dit que... peut-être était-il arrivé en Inde ou quoi? Cela ne ressemblait pas au paradis, quelle sorte de paradis était-ce donc là ?
Il descendit du train et alla au bureau des renseignements - il n'y avait personne. Il essaya de découvrir... "je voudrais me renseigner au sujet de quelques personnes, sont-elles ici? Gautam le Bouddha? Socrate? Pythagore? Héraclite? Epicure ? Mahavir ? Lao Tseu ?"
On lui répondit: "Jamais entendu parler."
Et il vit des gens, juste des cadavres, comme si tout jus avait été retiré de leur peau, des squelettes. Il se renseigna: "Qui sont ces gens ?" L'un était un grand saint dont il avait entendu parler, un autre était saint François, un autre, Eckhart...
Il dit: "Mon Dieu !"
Et de la poussière, des couches de poussières sur tous ces gens, et tout l'endroit donnait l'impression que la pluie n'était pas tombée depuis des siècles. Tout était sec, rien n'était vert - pas de fleurs, pas de feuilles !
Il n'avait jamais vu un tel endroit. Il dit: "Mon Dieu, si le paradis est comme ça, God save the Queen ! (Que Dieu sauve la Reine!) C'est un endroit dangereux."
Des saints étaient là assis en dessous d'arbres dénudés, sans feuilles. Il demanda si le printemps arrivait parfois ici ou pas - il se vit répondre : "On n'a jamais entendu ce mot. Que voulez-vous dire par 'printemps! ?" Pas de danse, pas de chanson, pas de joie...

Il se rua à la gare et se renseigna pour savoir s'il y avait un train pour l'enfer. "Il est à quai, il part tout de suite", lui dit-on.
Il prit le train pour aller voir l'enfer. Quelle était la situation là-bas - car vu l'état du paradis, on ne pouvait concevoir ce que ça pouvait être en enfer ! Mais alors qu'il approchait, la brise devint plus douce, odoriférante. Et quand il atteignit la gare il vit de magnifiques personnes, hommes, femmes, enfants. Il dit: "Mon Dieu, il semble y avoir une erreur quelque part, cet endroit devrait être le paradis, tout le monde semble si heureux."
Il descendit et il demanda à quelqu'un: "Avez-vous entendu parler de Socrate, de Gautam le Bouddha, de Bodhidharma, de Basho ?"
La personne répondit: "Ce sont les personnes qui ont changé l'endroit. Cet endroit était pourri, mais depuis que ces gens sont arrivés, ils ont changé l'endroit complètement. Maintenant tout est vert, c'est une oasis. Il y a l'amour, il y a des chansons, la musique. Attendez ce soir, quand tout le monde danse, chante, pour l'instant tout le monde travaille dans les champs. Regardez cet homme qui travaille là-bas dans le champ, c'est Socrate !"
Ce fut un tel choc, qu'il se réveilla.

Il réfléchit et interpréta son rêve de cette façon : La question n'est pas de savoir si les bonnes personnes, les personnes vertueuses, vont au paradis; en fait c'est juste l'inverse... Là où vont les personnes bonnes et vertueuses, elles créent le paradis. 

 

J'ai emprunté cette petite histoire à Osho

00:27 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Heureux les pauvres d'esprit

Heureux les pauvres d'esprit ...

 

colibri

Le pauvre d'esprit est celui qui est le plus proche de l'état virginal et dont l'âme n'est au demeurant pas voilée des fardeaux du mental, du savoir, de l'égo et de tout le fatras qu'escorte la matière.


Le malheureux est donc, a contrario, celui qui est riche d'esprit, et donc lourdement chargé des voiles de la matière.
Ces voiles sont si épais que la Lumière ne lui est plus perceptible.

 
La nudité, une autre pauvreté ? Oser être nu face à l'autre c'est aussi oser être vrai et réel.
 
Voici donc une belle pauvreté ; celle où le dépouillement du paraître est la véritable richesse.

00:22 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 Le mensonge

Le mensonge

Le menteur se sent en décalage par rapport à ce qu'il aurait voulu être. Il invente un 2e Moi qui colle mieux à son image idéale de soi. Il tente de se créer un autre destin parce qu'il n'est pas satisfait du sien et parce qu'il a un besoin fou de l'admiration, de l'amour des autres ... Ce désir de vouloir être perçu différemment traduit, en fait, la non-acceptation de certains éléments de soi.
  
Pour se séparer de l'illusion
que pouvons nous faire ?
 
Il n'y a pas d'autres solutions que d'y aller Voir !
 
Tout ce que vous fuyez, tout ce que vous critiquez, tout ce dont vous avez peur, tout ce que vous détestez, regardez cela, et voyez que ce que vous estimiez être loin de vous, à l'extérieur, n'est qu'une projection de vous-même.
Réconciliez-vous avec cette part de vous-même. Ne la jugez pas.
et ouvrez vous yeux désormais sur ce qui est.
Aimez ce qui est !
 
Je suis allée à une conférence de Byron Katie. Il y avait à coté de moi, dans le public, une jeune femme qui a entamé un dialogue avec elle. Elle était battue par son compagnon. En moins de deux, B. Katie l'a retournée comme une crêpe et cette jeune femme a fini par dire que c'était elle-même qui se maltraitait, en se servant de son compagnon, car elle ne s'aimait pas .... Tout d'un coup, ce compagnon, de bourreau, devenait l'instrument qu'elle s'était choisi pour vivre l'enfer qu'elle s'estimait devoir mériter. Ses larmes coulaient et c'était magnifique à voir. Toute cognition passe souvent par les larmes, mais ce sont des larmes de réconciliation avec soi.
 
Voilà une façon "d'aider" qui me plaît. Vous ne tombez pas dans le piège de la personne qui vous expose ses malheurs. Vous ne la  plaignez pas, vous n'essayez pas de lui donner des conseils, vous ne la bercez pas dans vos bras ... Vous l'emmenez y VOIR !
 
Je discutais récemment avec quelqu'un qui se demandait "comment peut-on  voir si quelqu'un vous ment ou pas" ?. J'ai répondu "on voit le mensonge quand on a cessé de mentir soi-même" - qu'on se mente à soi-même ou qu'on mente aux autres d'ailleurs ... Il n'y a aucune différence -.
   
Avez-vous été la victime d'un menteur habile ? Le menteur a besoin d’un auditoire. Je pense qu’il faut être deux pour qu’il y ait mensonge. Un pour mentir, un pour entendre le mensonge, y croire, se laisser “berner”. Un "bon" menteur  sait très bien utiliser la “naiveté”  de l’autre, ses peurs, ses doutes, son refus de regarder et d'accepter la réalité ...
 
Mais au fait, celui qui se laisse berner n'est-il pas un menteur lui-même, une sorte d' "amateur d'illusions",  avec des envies de rêve, d'émerveillement, d'évasion, de clinquant, de grandiose ... ?
Parce qu'il est lui aussi insatisfait, il est prompt à se laisser séduire par la poudre aux yeux, les belles histoires pleines de magie et de mystères, pleine de promesses de pouvoirs, de secrets révélés .
 
Lorsque vous êtes mensonge vous récoltez le mensonge.
 
Je cherche toujours qui se cache derrière les masques. Derrière cette illusion de façade, je cherche la vérité. Tellement plus belle ... quelle qu'elle soit ... L'Etre me dit : permets moi de me révéler ...
MC

 Le diviseur indivisible

 

 Douglas Harding dit dans "La 3e voie - vers un nouvel humanisme"

:

" Le marginal imagine qu'il est une chose dans le monde, le sage peoit qu'il est la non-chose qui contient le monde. Le sage est non seulement l'espace dans lequel les choses se produisent, mais aussi l'espace dans lequel se produisent tous les dilemmes et les contradictions qui affectent les choses, sans le toucher le moins du monde. Etant le contenant de toutes choses, l'espace conscient qui est aussi leur source et leur alité, il est lui-me la conciliation de tout ce qui les divise. Ainsi le sage résout le dilemme - passivi/activi, tachement/engagement, observation/responsabilité de la seule manière possible : en étant la source des deux. En tant que leur source unique, il est en amont de tous ses affluents à deux branches. Il est la tige du bâton fourchu. Il est le diviseur indivisible.
E
tant cette source, cette tige, nous sommes libres de toutes les contradictions, tous les déchirements dont souffrent les humains.

La mort, d'une rive à l'autre

La mort, d'une rive à l'autre

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.

Quelqu'un à mon côté dit :
"Il est parti !"
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout...

Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti !",
il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie :
"Le voilà !"...

C'est cela  ... la mort.

William Blake

 

Coucher de soleil

00:10 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Ha cette Thérésa !

Ha ... cette Thérésa !

 

Ci-dessous, la version d'une question « bonus » de chimie donnée à l'Université de Nanterre.

La réponse d'un étudiant a été si loufoque que le professeur l'a partagée avec ses collègues, via Internet, et c'est pourquoi nous avons le plaisir de la lire...

 

Question bonus : « L'enfer est il exothermique (évacue de la chaleur) ou endothermique (absorbe de la chaleur) ?»

 

La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la Loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.

 

Cependant un étudiant eut la réponse suivante :

 

« Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps. Nous avons donc besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer.

Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu'une fois entrée en enfer, l'âme n'en ressortira plus. Du coup, aucune âme ne sort.

 

De même pour le calcul du nombre d'entrée des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd'hui.

 

La plupart de ces religions affirment que si vous n'êtes pas un membre de leur religion, alors vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle et comme les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer...

 

Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer parce que la Loi de Boyle spécifie que «pour que la pression et la température restent identique en enfer, le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes. » Par conséquent, cela donne deux possibilités:

 

* Si l'enfer se dilate à une vitesse moindre que l'entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.

 

 

* Si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.

 

Laquelle choisir ?

Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Thérèse m'ayant affirmé durant ma première année d'étudiant: « Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi », et en tenant compte du fait que j'ai couché avec elle la nuit dernière, alors l'hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé... Le corollaire de cette théorie c'est que comme l'enfer a déjà gelé, il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucune âme et du coup qu'il n'existe plus... laissant ainsi seul le Paradis, et prouvant l'existence d'un Être divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Thérèse n'arrêtait pas de crier "0h... mon Dieu !"..."

 

(C'est le seul étudiant à avoir reçu la note 20/20)

 

00:06 Écrit par dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L'humour

l'humour

L'humour est une sorte de distanciation vis à vis du monde relatif. Celui qui en use sait que la vérité, quand elle est une pensée, peut être tout et son contraire. Alors il la triture, la déforme, la travestit, la chahute, comme s'il n'était pas dupe de cette vérité là ... J'aime beaucoup l'humour qui est une agilité, une souplesse de l'esprit et donc une prédisposition vers la Vérité.
MC

00:04 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le jardin de Mimi

Le jardin de Mimi

 

 

 C'est une Mimi d'amour qui cultive son âme comme elle cultive son jardin.

Le jardin de Mimi est comme son coeur. Elle y crée des massifs qui sont chacun dédiés à ceux qu'elle aime ; ainsi elle comprend que l'absence n'existe pas. La contemplation de la nature l'apaise et la ressource.

A partir de cet espace sûr, elle peut maintenant s'aventurer, et même se perdre, avec l'assurance qu'elle retrouvera son Jardin. Elle a une sorte de jubilation à oser tout ce qui lui faisait peur avant. Et elle rit de voir que la vie est comme un jeu. Elle retrouve l'innocence et la joie de vivre de son enfance, mais avec sa liberté d'être à la fois dans le clan et hors du clan, sans culpabilité. Elle Est Elle-même parmi les humains et parmi ses fleurs. Plus rien ne peut la détruire. La mort, même, est un sourire.

 

Elle écrit :

 

 

La mare est le jardin de Raphael,
la fougère, celle de Stephanie,
 
 
 

 
 
la grenouille, le cadeau d'Alexandre,
 
La delicatesse des roses, le jardin de Julien.
 
 

 
  
Il manquait le tien ...
 
Le tout de cet ensemble est Mon jardin
Vous êtes ainsi presence  et unité avec moi.
Je ne pouvais rêver d'endroit plus propice.
Le jardin est le receptacle
des couleurs
 des senteurs
des ressentis profonds
il est aussi moment present.
Là un geai, l'instant suivant le battement d'ailes du papillon
et deja le rouge gorge gonfle sa poitrine
Là, d'instant en instant, les feuilles, une par une, prennent les couleurs de l'automne
un nuage passe et les contrastes changent.
 
Assise près de la mare
se reflète dans son eau
le moment présent que je vis 
et son image est d'une tendre
          "harmonie "
 
Il ne reste plus qu'à entendre le crissement de tes pas sur le gravier ...
La porte elle, est dejà ouverte
comme mon coeur aussi ...
Mimi

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