08/08/2006

Il n'y a que l'amour

Il n'y a que l'Amour,
 
 
et ce qui n'apparaît pas être l'Amour,
est encore un appel déguisé vers l'Amour.

21:49 Écrit par dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2006

de l'amour à l'Amour

De l'amour à l'Amour

 

Souvent, dans l'amour, on va chercher une image idéalisée de soi, celle que l'autre projette sur nous ; on va chercher le réconfort que donne le fait que quelqu'un vous voit paré de toutes les qualités.

 

Je me sens tellement indigne, je suis lourd de tous mes échecs et de tous les jugements sur moi ; je me sens tellement loin de l'idéal que je me suis fixé, que l'on m'a fixé. Et soudain me voici parée de tous les feux de la rampe. Il est doux pour moi, qui suis intérieurement insécure, qui ne sait pas qui je suis, que soudain quelqu'un "m'aime", car soudain je me sens exister.  Je suis au sommet de l'olympe, projetée par ce mystère qui a fait de moi le seul, l'unique, aux yeux de l'aimé.

 

Quel velours narcissique pour l'âme !!!

 

Mais quel égarement ... !

 

D'abord, celui qui nous fait l'insigne honneur de nous aimer ne voit en nous que ce qu'il veut bien voir. Il est aveuglé par deux ou trois choses de nous sur lesquels il a focalisé. Nous sommes, bien souvent, le produit de son imaginaire. Est-ce bien nous qu'il voit ? Ou n'est-ce pas une illusion ? A quel besoin intime de l'autre répondons-nous ?

 

Et puis un jour cet amour disparaît.

 

Qu'avons-nous fait pour que soudain "l'amour" n'existe plus ? Rien. Nous ne sommes pas coupables. Dans le monde des illusions, tout s'enfuit ...

en laissant un vide immense à l'intérieur de notre ... coquille !...

 

Que ne l'habitions-nous, nous-même !

 

Quelle est la nature de cette blessure, de ce vide si douloureux ?

Cette désertion est vécu comme un abandon incompréhensible … puisqu'à nos yeux la relation était parfaite, passionnante, enivrante …

Soudain on se demande : mais qui est vraiment cette personne que j'ai tant aimée, admirée ?

 

Comment n'ai-je pu la retenir ?

 

Cette souffrance est une réelle opportunité d'aller à la rencontre de soi-même.

Si l'on veut bien entreprendre un travail de deuil et de détachement, nous nous offrons la chance inouïe d'une transformation profonde.

 

Une des difficultés rencontrée c'est de se cesser de se référer à cette relation comme "la relation idéale".

On est, en quelque sorte, "déformé" par cette relation.

Il faut  retrouver sa propre forme, mais laquelle ?

 

Ne sommes-nous pas des rêveurs, sensibles aux belles paroles et prêts à l'évasion dans l'illusion  dès que l'occasion se présente ?

 

 N'avons-nous pas tendance à nous sur-adapter aux autres pour capter leur affection ?

Savons-nous nous positionner clairement face aux autres ? ou ne leur donnons-nous qu'une image floue, masquée, changeante, difficile à percevoir ?

Nos limites se définissent-elles clairement ?  Ne sommes-nous pas le candidat idéal à la manipulation ? Si nous donnons trop, si nous aimons trop,  si nous devançons les besoins de l'autre, si nous acceptons des autres au-delà de nos limites, si notre  seuil de tolérance est  trop élevé,  ne sommes-nous pas en train de piétiner le respect auquel nous avons droit, ne sommes-nous pas en train de nous oublier ?

Ce besoin d'aider, de se mettre au service de l'autre, ne masque t'il pas notre propre besoin d'aide ?

 

Le travail intérieur commence :

Apprendre à observer ses ressentis, ses émotions, avec détachement, sans jugement, sans culpabilité …

 

Voir que ce passé souffrant, marqué par l'abandon, n'a pas de réalité dans notre présent ...

Trouver sa sécurité intérieure, apprendre à vivre sans masque, sans référence…

S'aimer, se respecter, se choisir …

 

Le travail intérieur m'a conduit à un état d'esprit tellement serein que j'en suis presque venu à me demander si je n'allais pas regretter les émotions fortes, la panique, que l'état amoureux provoquait en moi auparavant …

 Désormais je suis sans attente,  sans peur, sans manque, sans stress ...

 

Quiconque nous croisons dans notre vie peut être un maître.

 

Les plus grands sont peut-être ceux qui nous font le plus souffrir.

 

En tout cas, je dois une fière chandelle à un de ces maîtres qui s'ignore.

 

J'ai compris que j'avais créé toute cette situation souffrante, et lorsque j'ai bien voulu accepter l'idée que j'en étais la cause, le pardon et la gratitude en ont découlé tout naturellement.

 

Lorsque le pardon est le résultat d'une compréhension profonde de la façon dont vont les choses, il marque profondément l'âme.

 

Et rien n'est plus pareil.

 

Nous ne sommes plus du tout anesthésié, et notre cœur est de plus en plus ouvert, notre vision de plus en plus claire. La simple joie d'observer les nuages, les gouttelettes d'eau sur les feuilles, les jeux de l'ombre et de la lumière,  avec l'émerveillement des enfants, nous transporte …

 

Notre Présence aux autres, à la vie, est de plus en plus lumineuse.

 

Nous voyons leur souffrance. Nous éprouvons la compassion.

 

Nous avons appris, de l'intérieur, ce qu'est le pardon, le lâcher-prise ...

 

Nous avons compris combien l'illusion est dangereuse et douloureuse.

Nous sommes devenus amoureux de CE QUI EST.

 

L'Amour alors peut se vivre dans toute sa splendeur.

 

22:51 Écrit par dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L'amour, comment ça va

L’amour fait souffrir parce qu’il conduit à la transformation. La transformation est difficile parce que le « vieux », le connu, doit être abandonné pour du neuf. Le neuf n’a rien de rassurant car il est absolument inconnu, imprévisible. Le mental n’aime pas ça car il aime fonctionner avec ce qu’il sait déjà. C’est la même difficulté que pour l’oiseau quand il sort du nid pour voler la première fois.

 

La transformation est un passage, un baptême du feu. L’or doit passer par le feu pour être purifié. L’amour est le feu.

 

Parce qu’ils ont eu des chagrins d’amour, des millions de gens vivent désormais une vie sans amour. Ils ne veulent plus souffrir à cause de l’amour. Pourtant souffrir d’amour n’est pas inutile. Cette souffrance permet d’accéder à des niveaux supérieurs de conscience.

L’homme sans amour est narcissique et fermé. Il ne connaît que lui même. Or, comment se connaîtrait-il mieux lui-même s’il ne connaît pas les autres, s’il ne va pas vers les autres ?

Les autres sont un miroir pour nous-mêmes. La personne qui n’a pas connu un amour profond, une intense passion ne sera pas en mesure de savoir qui elle est parce qu’elle n’aura pas eu de miroir pour voir son propre reflet.

Nous devons donc nous exposer, nous rendre vulnérable et ne pas chercher à échapper à l’amour. Si nous décidons de ne plus jamais souffrir en amour, si nous ne vivons pas dangereusement, si nous ne prenons aucun risque, nous perdons la possibilité de mieux nous connaître.

Ce que réfléchit le miroir peut nous sembler laid et nous donner envie de le rejeter. Mais éviter le miroir ne nous rendra pas plus beau. En évitant la situation, nous n’en apprenons rien, et, par conséquent nous ne grandissons pas. Il faut relever le défi. On ne peut pas atteindre l’ « être » si on refuse l’amour. Si nous refusons l’amour, nous faisons du sur-place. La vie est comme une rivière qui va à l’océan. Si nous refusons le mouvement, la fluidité, nous sommes comme l’eau stagnante.

 

Beaucoup de gens se tournent vers le sexe parce que le sexe n’engage pas. Il ne permet pas de rencontrer l’autre, l’âme de l’autre, et par conséquent notre propre présence. Rien de l’autre ni de nous même ne peut être révélé dans un corps à corps où l’esprit est ailleurs.

 

Mais bien sûr, cela fait peur.

 

L’amour pousse l’égo dehors. Et bien évidemment l’ego a peur parce que cela signifie que tous nos efforts pour le cultiver, le protéger, l’enjoliver n’auront servi à rien. Quand l’amour frappe à notre porte, l’ego ne sert à rien. Parce que l’ego ne peut penser qu’en terme de séparation !

 

Notre société est bâtie sur l’idée fausse que chaque personne est une personne et non pas une présence.

 

La vérité est qu’il n’y a qu’une seule conscience. Il y a seulement la présence. Nous ne sommes pas séparés du Tout. Nous sommes une part de ce Tout. Le Tout respire en nous, vibre en nous. Le Tout est la vie en nous. Nous devenons conscient de notre totalité quand la présence (ou l’absence) de l’autre sollicite notre propre présence et nous sort de notre monde fermé pour nous exposer au vide de l’espace.

L’amour est espace. Etre « amour » c’est prendre son envol.

 

L’amour nous fait expérimenter ce que c’est l’harmonie, l’accord profond avec les autres. Et si nous pouvons être en harmonie, en communication profonde avec quelqu’un, pourquoi ne pourrions-nous pas l’être aussi avec l’humanité ? Et pourquoi ne pourrions-nous pas l’être aussi avec tout l’univers ?

 

Ainsi fait l’amour. Nous commençons avec une personne et nous finissons avec la totalité. L’amour est le commencement et la fin.

 

19:11 Écrit par dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |