07/08/2006

Lettre à une amie

J'ai repensé à ta question de savoir s'il est plus angoissant de perdre ta relation avec ta maman ou de te perdre toi-meme.

A cette question qui t'angoisse, car elle anticipe deux épouvantables catastrophes, j'ai envie de répondre que tu n'as rien à craindre.

C'est une de ces questions du mental qui est là pour entretenir la peur.

Mais ce n'est pas une vraie question. C'est une question sans réponse.

Dis toi bien que ce genre de question n'est créée par le mental que pour entretenir la souffrance.

 

Les vraies questions contiennent toutes en elles le germe de leur réponse.

 

La vraie question est "qui suis-je ?"

 

Il est facile de répondre à cela.

 

Tu es sur le chemin de toi-même et tu es en train de te trouver, de plus en plus.

En te trouvant tu découvres que l'absence n'existe pas. Ta présence est non-absence. Lorsque tu dis "je suis", Tout Est.

Il n'y a pas quelque chose que tu puisses perdre.

L'amour occupe tout l'espace.

 

Ainsi, face aux angoisses des autres, tu vois maintenant leurs pauvres défenses, leurs manipulations pour faire pencher ta balance du côté de leurs angoisses.

Je pense que quand On Se trouve, on est face aux autres, sans protection, transparent, totalement visible et pourtant invulnérable car notre véritable nature est  ... ce qui est éternel !

 

 L'autre peut se nourrir de ce que nous sommes sans nous vider de notre substance.

 

Imagine cet amour-énergie-lumière qui t'environne et qui est Toi aussi et qui ne tarit jamais. Voila ce qu'est ta véribable nature, amie.

 

Si tu es la personne véritable qui ne donne pas prise à la manipulation, tout en voyant celle-ci et ce qui la motive - c'est a dire, les propres peurs de ta maman - tu ne peux pas la perdre, car tu l'aides, et son âme aime ça.

Tu la mets sur le chemin de retrouver elle aussi son essence. Là où aucune peur ne peut survivre.
Tu gagnes donc sur les deux tableaux.

 

Tu changes, et tout change.

 

Nous avons seulement à nous défaire de nos horipeaux. Ceux qui nous habillent d'inutiles artifices et de cuirrasses rigides et encombrantes.

Se dépouiller c'est aller vers l'Essentiel, ce à quoi nous tenons vraiment, qui n'est autre que paix, harmonie, beauté, amour ...

 

Chaque jour tu vois un peu plus tes créations nuisibles, et le simple fait de les voir fait qu'elles perdent leur force, leur pouvoir de nuisance et leur présence terrifiante.

 

La peur ne se domestique pas. Il suffit que la main s'ouvre et ne retienne plus la ficelle au bout duquel le ballon attend sa délivrance. La main qui retient est celle qui a peur. Elle est fermée, repliée, elle cherche à enfermer. La main qui ne retient plus rien est une main qui acceuille, mais laisse libre. 

 

Tu le sais maintenant de quelle nature est l'amour de quelqu'un qui ne te juge pas, qui n'estime pas que tu aurais bien besoin de son aide, qui te laisse libre mais dont la présence est si aimante que tu te sens à la fois pleine et légere, présente à ce qui est, vibrante à l'unisson de la nature, confiante dans l'amour agissant ...

 ... Ce quelqu'un qui est Toi, Moi, Nous, Tout.

 

Prend soin de toi et porte toi bien.

 

23:09 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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