08/08/2006

Apprendre à mourir pour mieux vivre

 Nos vies sont remplies de toutes sortes d'expériences, d'apprentissages, d'obligations, d'actions, de souffrances, d'angoisses, d'attachements ... mon job, ma famille, ma maison, ma réputation, ma foi, mes croyances, mon pouvoir, ma séduction, mes idoles ... et quand approche l'heure de la mort on commence à se demander à quoi a servi toute cette agitation, tout ce savoir et ces biens accumulés,  puisque la mort est au bout, puisqu'il va falloir quitter tout ce à quoi nous sommes attachés ?

Nous poursuivions une immortalité illusoire en faisant de soi une fin.
 
La question du sens de la vie pose fatalement la question du sens de la mort ...
 
La tentation est grande de penser qu'il y a une vie après la mort ... Consolation, espoir suprême des religions (interrogeons-nous en passant sur la finalité qu'il y a à nous faire espérer le paradis, la vie éternelle ou la réincarnation ?) L'espoir d'un futur hypothétique heureux - sous réserve d'obéir à un certain nombre de lois - fait mieux passer la douleur du présent ... Fuite ?
 
Mais ai-je résolu le problème que pose ma façon de vivre, ou découvert s'il en existe une autre, exempte de douleur, de souffrance, ici, maintenant ?
 
Non. Parce que si j'ai peur de la mort, j'ai peur de la vie. L'une n'existe pas sans l'autre. 
Qui refuse d'entrer dans la vie, ses dangers et ses épreuves,  meurt à petit feu tous les jours ...
Qui fonde sa vie sur la peur de la mort, a perdu le bonheur de vivre.
 
Il nous faut apprendre à vivre.
 
Si je laisse, à chaque instant, tout s'achèver et  renaître simulltanément, je m' exonére de la peur et du temps. Je ne désire plus devenir quelque chose. Je n'ai plus cet horizon de perfection à atteindre. Je ne cherche plus à créer de la permanence, donc de la possessivité ; à travers l'amour, par exemple. Je vis en paix et en sécurité dans l'impermanence.
 
Mais les humains aiment tellement compliquer les choses ...
MC

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