08/08/2006

Pour qui le paradis ?

Pour qui le paradis ?

Un homme fit un rêve dans lequel il  était assis dans un train, un train très rapide, et il se renseigna: "Où va ce train, vers où suis-je emmené ?"
On lui répondit :
"Ce train va au paradis."
Il se dit: "C'est très bien, c'est bien mieux que je vois de mes propres yeux quelle sorte de gens sont là."
Et il conclut: "Si je peux trouver là Socrate, ça voudra dire que la bonté, l'innocence, la sincérité sont suffisantes, qu'il n'y a pas besoin de croire en Dieu. Si Socrate est là, Gautam le Bouddha, Mahavir... mais si je ne trouve pas ces personnes, je verrai alors quelles sortes de personnes sont là - car Adolphe Hitler croyait en Dieu, Napoléon Bonaparte croyait en Dieu, Alexandre le Grand croyait en Dieu, et ils ont tué beaucoup de gens. Nadirsha croyait en Dieu et sa seule joie était de brûler les gens vivants. Si je trouve ces personnes sur place, alors c'en est fini de moi, j'aurai à dire la vérité à mes pairs."

Il atteignit le paradis.
Il ne put pas en croire ses yeux. Il nettoya ses lunettes, regarda encore. La gare semblait avoir subi une catastrophe, elle était en ruine. Il y avait écrit "paradis",  mais le mot était effacé; il y avait peut-être des millions d'années que quelqu'un l'avait écrit. Et c'était sale, partout. Il se dit que... peut-être était-il arrivé en Inde ou quoi? Cela ne ressemblait pas au paradis, quelle sorte de paradis était-ce donc là ?
Il descendit du train et alla au bureau des renseignements - il n'y avait personne. Il essaya de découvrir... "je voudrais me renseigner au sujet de quelques personnes, sont-elles ici? Gautam le Bouddha? Socrate? Pythagore? Héraclite? Epicure ? Mahavir ? Lao Tseu ?"
On lui répondit: "Jamais entendu parler."
Et il vit des gens, juste des cadavres, comme si tout jus avait été retiré de leur peau, des squelettes. Il se renseigna: "Qui sont ces gens ?" L'un était un grand saint dont il avait entendu parler, un autre était saint François, un autre, Eckhart...
Il dit: "Mon Dieu !"
Et de la poussière, des couches de poussières sur tous ces gens, et tout l'endroit donnait l'impression que la pluie n'était pas tombée depuis des siècles. Tout était sec, rien n'était vert - pas de fleurs, pas de feuilles !
Il n'avait jamais vu un tel endroit. Il dit: "Mon Dieu, si le paradis est comme ça, God save the Queen ! (Que Dieu sauve la Reine!) C'est un endroit dangereux."
Des saints étaient là assis en dessous d'arbres dénudés, sans feuilles. Il demanda si le printemps arrivait parfois ici ou pas - il se vit répondre : "On n'a jamais entendu ce mot. Que voulez-vous dire par 'printemps! ?" Pas de danse, pas de chanson, pas de joie...

Il se rua à la gare et se renseigna pour savoir s'il y avait un train pour l'enfer. "Il est à quai, il part tout de suite", lui dit-on.
Il prit le train pour aller voir l'enfer. Quelle était la situation là-bas - car vu l'état du paradis, on ne pouvait concevoir ce que ça pouvait être en enfer ! Mais alors qu'il approchait, la brise devint plus douce, odoriférante. Et quand il atteignit la gare il vit de magnifiques personnes, hommes, femmes, enfants. Il dit: "Mon Dieu, il semble y avoir une erreur quelque part, cet endroit devrait être le paradis, tout le monde semble si heureux."
Il descendit et il demanda à quelqu'un: "Avez-vous entendu parler de Socrate, de Gautam le Bouddha, de Bodhidharma, de Basho ?"
La personne répondit: "Ce sont les personnes qui ont changé l'endroit. Cet endroit était pourri, mais depuis que ces gens sont arrivés, ils ont changé l'endroit complètement. Maintenant tout est vert, c'est une oasis. Il y a l'amour, il y a des chansons, la musique. Attendez ce soir, quand tout le monde danse, chante, pour l'instant tout le monde travaille dans les champs. Regardez cet homme qui travaille là-bas dans le champ, c'est Socrate !"
Ce fut un tel choc, qu'il se réveilla.

Il réfléchit et interpréta son rêve de cette façon : La question n'est pas de savoir si les bonnes personnes, les personnes vertueuses, vont au paradis; en fait c'est juste l'inverse... Là où vont les personnes bonnes et vertueuses, elles créent le paradis. 

 

J'ai emprunté cette petite histoire à Osho

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