22/12/2006

La joie de vivre dangereusement

Un homme était en train de mourir dans un accident de la route. Personne ne savait qu'il était juif. On appela donc un prêtre, un catholique. Il se pencha près de l'homme qui rendait ses derniers souffles et lui dit : "Croyez-vous en la Trinité, en Dieu le père, le Saint-Esprit et Jésus, le fils ?". L'homme ouvrit les yeux et répondit : "Regardez-moi ça, je suis en train de mourir et il me pose une devinette !"

Quand la mort frappera à votre porte, toutes vos certitudes ne seront plus que folles devinettes.

Pourquoi s'accrocher à une quelconque certitude ? la vie est incertaine - sa nature même est d'être incertaine. L'homme intelligent reste toujours dans l'incertitude. Cette promptitude à rester dans l'incertitude, c'est le courage, c'est la confiance.

Vous comprenez que l'insécurité est une partie intrinsèque de la vie - et il est bon qu'il en soit ainsi, car cela fait de la vie une liberté, une surprise continuelle. On ne sait jamais ce qui va se passser. Cela vous maintient constamment dans l'étonnement. N'appelez pas cela "incertitude", appelez-le "étonnement".N'appelez pas cela "insécurité", appelez-le "liberté".

 

Le prisonnier qui a été enfermé pendant plusieurs années commence à considérer son futur avec incertitude, lorsque le jour de la libération arrive. En prison, tout était certain. Tout était une routine morte. On lui apportait sa nourriture, on le protégeait. Il ne craignait nullement de manquer de nourriture le lendemain. Soudain, après de noubreuses années d'emprisonnement, le geôlier vient lui dire : "Vous allez être libéré". Il se met à trembler. En dehors des murs de la prison, il aura de nouveau des incertitudes. Il devra de nouveau chercher, se mettre en quête. Il devra vivre de nouveau en liberté.

 

Chaque individu est libre, d'une liberté inconnue. Il est impossible de prédire, de s'attendre à quoi que ce soit.

 

On doit vivre dans la conscience et dans la compréhension. Ne vous accrochez à aucun savoir, aucune formule toute faite et si vous en avez, détruisez les. Détruisez toutes vos certitudes.

En acceptant l'impermanence des choses vous accédez à une liberté totale, où toutes les possibilités sont ouvertes, rien n'est fixé ... Vous devez être conscient - rien d'autre n'est possible. C'est ce que j'appelle "la compréhension".

 

La liberté crée la peur. Les gens parlent de la liberté, mais ils en ont peur. Et un homme n'est pas encore un homme, s'il a peur de la liberté.

 

La vie ne peut pas être ennuyeuse si vous acceptez d'expérimentez la peur qu'apporte l'inconnu. L'extase qui en résulte vous rend plus fort. Lorsque vous ne fuyez pas, l'insécurité extérieure devient de la sécurité intérieure.

Chercher à contrôler les choses, prévoir, se prémunir, est une manifestation de la peur. Si vous décidez de résister, lutter,  mettre toute votre force et votre volonté, vous ne récolterez que de la souffrance car plus vous luttez et plus vous créez de la résistance.

Votre force réelle est dans le courage de changer, dans l'acceptation de l'inconnu en dépit de vos peurs ; alors, aucune tempête n'aura raison de vous.

 

d'après Osho in "Le courage, la joie de vivre dangereusement"

09:57 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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