24/12/2006

L'existence a besoin de moi telle que je suis

Un jour un roi entra dans son jardin et trouva les arbres, les arbustes, les fleurs flétris et mourants. Le chêne disait qu'il se mourait parce qu'il ne pouvait pas être aussi grand que le pin. Se tournant vers le pin il le trouva languissant parce qu'il était incapable de porter des grappes comme la vigne et la vigne mourait parce qu'elle ne pouvait pas fleurir comme la rose. Mais il trouva une primevère sauvage toute en fleur et plus fraîche que jamais. Il l'interrogea et il reçut cette réponse:

"Il m'a paru évident que lorsque tu m'as semé, tu voulais une primevère sauvage; si tu avais désiré un chêne, une vigne ou une rose tu les aurais plantés. Aussi ai-je pensé que puisque tu me plaçais ici je devais faire de mon mieux pour faire ce que tu souhaitais. Je ne peux être autre que ce que je suis et j'essaye de l'être au mieux de mes capacités".

Vous êtes là parce que l'existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon quelqu'un d'autre occuperait votre place, l'existence ne vous aurait pas placé ici et ne vous aurait pas créé. Tel que vous êtes, vous accomplissez quelque chose d'essentiel, de fondamental.

En ce moment, là où vous êtes, c'est vous qui convenez le mieux. Ceux qu'on vous montre en exemple ont fait leur tâche, c'est maintenant à vous d'offrir votre propre parfum à l'existence.

Mais les moralistes, les puritains, les prêtres continuent à vous enseigner, ils continuent à vous rendre fous. Ils disent à la rose: " Deviens un lotus" et au lotus: "Que fais-tu là ? Tu dois devenir autre chose". Ils rendent tout le jardin fou et tout commence à mourir car personne ne peut être un autre, ce n'est pas possible.

C'est ce qui est arrivé à l'humanité. Chacun fait semblant, l'authenticité s'est perdue, la vérité s'est perdue, chacun essaye de montrer qu'il est quelqu'un d'autre. Regardez-vous; vous feignez d'être quelqu'un d'autre. Vous ne pouvez être que vous-même, il n'y a pas d'autre voie, il n'y en a jamais eu; il n'y a aucune possibilité pour que vous puissiez être quelqu'un d'autre. Vous resterez vous-même; vous pouvez vous en réjouir et vous épanouir ou vous pouvez vous étioler et dépérir si vous le condamnez.

Notre temps sur terre nous est offert pour nous donner la chance de nous accepter tel que nous sommes, car, quand nous cessons de vouloir nous "améliorer", la vie nous améliore.

Personne d'autre ne vous a jamais ressemblé et personne d'autre ne vous ressemblera jamais; vous êtes tout simplement unique, incomparable.

Acceptez cela, aimez-le, célébrez-le et dans cette vraie célébration vous commencerez à voir le caractère unique des autres et leur beauté incomparable. L'amour n'est possible que lorsqu'il y a une acceptation profonde de soi-même, de l'autre et du monde. L'acceptation crée le milieu dans lequel l'amour grandit, le sol dans lequel l'amour fleurit.

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22/12/2006

Voyez

Voyez

Voyez en vous ce qui « reste », ce qui ne naît, ni ne meurt.

Voyez "ce" qui survit à tout jeu, bon ou mauvais.

Voyez "ce" qui est là, avant même que vous vous interrogiez à son sujet.

Voyez la présence simple et spontanée, la lumière de vie que vous êtes.

Voyez que c’est dans un propos de l’esprit que nous pensons la perdre

et dans un autre que nous pensons la trouver. 

Voyez que c’est encore dans un autre que nous pensons ne pas y arriver.

Voyez que vous n’êtes pas votre propos.

Les propos peuvent mentir, mais la présence de votre Être, elle ne ment pas.

Voyez la présence spontanée qui précède tout.

Voyez la présence inconditionnelle qui se donne sans calcul.

Voyez que tous vos échecs passés ou présents n’y peuvent rien.

Voyez que toutes vos réussites ne vous ont rien apporté de plus.

Voyez que ce que vous êtes véritablement, vous l’êtes déjà.

Voyez que "ce" qui est spontané, est spontané.

Voyez…

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Que veut dire "oui" ?

Que veut dire vraiment « oui » ?

 

De même qu’un enfant a besoin de dire « non », un adulte, un jour, a besoin de dire « oui ».

 

Si l’enfant ne peut pas dire « non » à ses parents, aux autorités, à ses éducateurs,  si l’enfant n’a pas la possibilité de désobéir, il ne pourra atteindre aucune individualité. Plus tard il sera comme une girouette qui tourne à tous les vents, incapable d’avoir son propre avis. Il se référera à « ce qui se dit », « ce qui se fait », il aura besoin de se reporter à l’avis d’une autorité. Il n’aura ni confiance ni respect envers lui-même. Il répétera des phrases toutes faites comme un perroquet. Il n’y aura que de la confusion et de la superficialité dans sa vie.

 

Si vous dites « oui » dès le début de votre croissance, cela n’a aucune signification. Vous restez au stade de l’innocence et de la pensée magique. Il vous manque d’avoir goûté au « fruit de la connaissance », d’avoir désobéi. Vous restez dans l’ignorance.

Mais si vous êtes capable de dire « non », alors votre « oui » signifie quelque chose ; car il prend sa force dans la possibilité que vous avez de dire « non ».

 

Dans l’histoire d’Adam et Eve, Dieu dit à Adam : « tu ne mangeras pas du fruit de cet arbre, l’arbre de la connaissance. Si tu manges de ce fruit, tu seras expulsé du paradis ! »

Et il ajouta  : « Si vous mangez le fruit de cet arbre, vous deviendrez mortels. Mais, aussi, vous obtiendrez la Connaissance ; vous serez comme des dieux ».

 

C’était une grande tentation ! Adam trouvait là une grande occasion de désobéir. D’ailleurs Dieu ne lui laisse guère la possibilité d’être obéissant.

Peut-être y avait-il des millions d’arbres au paradis, mais un seul arbre de la connaissance. Si on avait laissé Adam le découvrir seul, peut-être ne l’aurait-il jamais découvert ! Dieu n’a rien laissé au hasard et il a bel et bien pointé du doigt  l’arbre qui allait occasionner la tentation. Vous pensez que c’est le serpent qui l’a fait ?

Si le serpent l’a fait, il devait être au service de Dieu ! …

 

Il est nécessaire que l’égo se forme chez l’enfant, sinon il sera toujours une copie de ses parents ; il ne trouvera pas sa propre individualité.

Mais le « non » crée une individualité superficielle.

Parce que le « non » est négatif il ne crée pas une réelle individualité.

Cette individualité superficielle est appelée « personnalité » ou « ego » et c’est mieux que rien : ça vous donne la sensation d’être, cela vous définit.

Mais ne vous contentez pas de cela. C’est un passage, une étape. Après l’individualité superficielle, vous devez atteindre le cœur de l’individualité. Cela est possible si vous devenez capable de dire « oui » après avoir été capable de dire « non ».

 

« Non » est bon, mais personne ne peut vivre sur le « non », personne ne peut bâtir sa maison sur le « non ». Le « non » est suicidaire ; utilisez-le, mais allez au-delà ! Soyez attentif à ne pas vous emprisonner dans le « non ». Pour atteindre le « oui » utilisez le « non » comme une étape.

Il vous faut abandonnez le « non » quand vous n’avez plus rien à faire avec. Une pirogue qui vous a servi a traverser la rivière, sera un lourd fardeau si vous continuez à la trimballez sur votre tête quand vous êtes à pieds secs. Même si vous lui êtes très reconnaissant, même si elle vous a sauvé la vie, vous devez la laisser près du rivage pour pouvoir continuer à voyager.

 

Mais faisons encore un pas de plus !

En disant « non », vous avez désobéi et vous avez mangé le fruit de la connaissance ; grâce à cela, vous êtes devenu « savant ».

Et voilà qu’un jour, vous renoncez à cette connaissance  ...

 

C’est alors qu’advient la sagesse.

La sagesse n’est pas l’ignorance, la sagesse est le renoncement à la connaissance.

Parce que la connaissance qui est un acquis du passé peut aussi être un poids.

 

 La connaissance est aussi une étape.

La sagesse est une intelligence en mouvement, une perception lucide du réel, une capacité à être dans le courant, dans le flot de la vie.

 

Il y a trois sortes de libertés :

1/ « se libérer de … » qui est une forme négative de la liberté : se libérer de son père, de sa mère, de la religion, de la société, d’un tyran … Se libérer ainsi ne peut être Le but. Si votre but est de dire « non » à un certain nombre de choses, et que vous avez achevé de vous libérer de  ces choses, de qui, de quoi allez vous vous libérer maintenant ?

 

2/ « se libérer pour … » qui est une forme positive de la liberté. Par exemple vous voulez vous libérez d’un travail qui vous déplaît pour faire autre chose qui vous intéresse vraiment. Cette forme de liberté est créative, artistique, progressiste.

 

Et la troisième forme de liberté qui est la plus haute parce qu’elle transcende le oui et le non.

D’abord apprendre à dire non,

ensuite apprendre à dire oui

et enfin, oublier les deux

et juste « ETRE ».

 

La troisième liberté n’est pas une « liberté pour » ou une « liberté contre ».

C’est juste : La Liberté. Cette forme de liberté est spirituelle.

Quand le « oui » a écarté votre « non » c’est la joie ultime de la liberté et de la réalisation.

10:09 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La joie de vivre dangereusement

Un homme était en train de mourir dans un accident de la route. Personne ne savait qu'il était juif. On appela donc un prêtre, un catholique. Il se pencha près de l'homme qui rendait ses derniers souffles et lui dit : "Croyez-vous en la Trinité, en Dieu le père, le Saint-Esprit et Jésus, le fils ?". L'homme ouvrit les yeux et répondit : "Regardez-moi ça, je suis en train de mourir et il me pose une devinette !"

Quand la mort frappera à votre porte, toutes vos certitudes ne seront plus que folles devinettes.

Pourquoi s'accrocher à une quelconque certitude ? la vie est incertaine - sa nature même est d'être incertaine. L'homme intelligent reste toujours dans l'incertitude. Cette promptitude à rester dans l'incertitude, c'est le courage, c'est la confiance.

Vous comprenez que l'insécurité est une partie intrinsèque de la vie - et il est bon qu'il en soit ainsi, car cela fait de la vie une liberté, une surprise continuelle. On ne sait jamais ce qui va se passser. Cela vous maintient constamment dans l'étonnement. N'appelez pas cela "incertitude", appelez-le "étonnement".N'appelez pas cela "insécurité", appelez-le "liberté".

 

Le prisonnier qui a été enfermé pendant plusieurs années commence à considérer son futur avec incertitude, lorsque le jour de la libération arrive. En prison, tout était certain. Tout était une routine morte. On lui apportait sa nourriture, on le protégeait. Il ne craignait nullement de manquer de nourriture le lendemain. Soudain, après de noubreuses années d'emprisonnement, le geôlier vient lui dire : "Vous allez être libéré". Il se met à trembler. En dehors des murs de la prison, il aura de nouveau des incertitudes. Il devra de nouveau chercher, se mettre en quête. Il devra vivre de nouveau en liberté.

 

Chaque individu est libre, d'une liberté inconnue. Il est impossible de prédire, de s'attendre à quoi que ce soit.

 

On doit vivre dans la conscience et dans la compréhension. Ne vous accrochez à aucun savoir, aucune formule toute faite et si vous en avez, détruisez les. Détruisez toutes vos certitudes.

En acceptant l'impermanence des choses vous accédez à une liberté totale, où toutes les possibilités sont ouvertes, rien n'est fixé ... Vous devez être conscient - rien d'autre n'est possible. C'est ce que j'appelle "la compréhension".

 

La liberté crée la peur. Les gens parlent de la liberté, mais ils en ont peur. Et un homme n'est pas encore un homme, s'il a peur de la liberté.

 

La vie ne peut pas être ennuyeuse si vous acceptez d'expérimentez la peur qu'apporte l'inconnu. L'extase qui en résulte vous rend plus fort. Lorsque vous ne fuyez pas, l'insécurité extérieure devient de la sécurité intérieure.

Chercher à contrôler les choses, prévoir, se prémunir, est une manifestation de la peur. Si vous décidez de résister, lutter,  mettre toute votre force et votre volonté, vous ne récolterez que de la souffrance car plus vous luttez et plus vous créez de la résistance.

Votre force réelle est dans le courage de changer, dans l'acceptation de l'inconnu en dépit de vos peurs ; alors, aucune tempête n'aura raison de vous.

 

d'après Osho in "Le courage, la joie de vivre dangereusement"

09:57 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/12/2006

 N'interprétez pas ...

Les fortunes et les malheurs d'un villageois

Le seul problème avec la tristesse, la désespérance, la colère, le désespoir, l'inquiétude, l'angoisse, la misère, c'est que vous voulez vous débarrasser d'eux. Là est l'erreur; vous allez devoir vivre avec eux.

Vous ne pouvez pas simplement vous échapper, ils représentent la situation exacte dans laquelle la vie doit s'intégrer et croître. Ce sont les défis de la vie. Acceptez-les; ce sont des bénédictions déguisées.


Un homme avait un très beau cheval et ce cheval était si rare que même les empereurs avaient demandé à l'homme de le leur vendre - quel qu'en soit le prix - mais il avait refusé. Un matin il s'aperçut que le cheval avait été volé. Le village entier se rassembla pour lui manifester sa sympathie: "Quel malheur !" disaient-ils. "Vous pourriez avoir une fortune, on vous en offrait un tel prix ! Vous étiez têtu et stupide et maintenant le cheval a été volé".

Le vieil homme rit et leur dit: "Ne dites pas de bêtises ! Dites seulement que le cheval n'est plus dans l'écurie. Laissez passer le temps et alors nous verrons".

Il arriva qu'après quinze jours le cheval revint et il n'était pas seul; il ramenait de la forêt une douzaine de chevaux sauvages. Le village entier se réunit et ils dirent: "Le vieil homme avait raison ! Son cheval est de retour et il a ramené douze beaux chevaux avec lui. Maintenant il peut gagner autant d'argent qu'il le veut". Ils allèrent vers l'homme et lui dirent: "Pardon ! Nous ne pouvions pas imaginer l'avenir ni les voies de Dieu, mais vous êtes un grand homme ! Vous saviez et vous aviez la vision de l'avenir".

"Sottises !" leur dit-il. "Tout ce que je sais, c'est que maintenant le cheval est revenu avec douze chevaux; ce qui arrivera demain, personne ne le sait".

Et le jour suivant il arriva que le fils unique du vieil homme qui essayait de dresser un nouveau cheval tomba et se brisa les jambes. A nouveau tout le village se réunit et ils dirent: "L'on ne peut jamais savoir; vous aviez raison cela s'est avéré être une malédiction. Il aurait mieux valu que le cheval ne revienne pas. Maintenant votre fils restera estropié pour la vie".

"N'allez pas si vite" dit le vieil homme, "attendez juste de voir ce qui va arriver. Dites seulement que mon fils s'est cassé les jambes, c'est tout !"

Or il arriva que quinze jours plus tard tous les jeunes hommes du village furent enrôlés de force dans l'armée car le pays entrait en guerre. Seul le fils du vieil homme ne fut pas pris car il était infirme. Tous se réunirent et lui dirent: "Nos fils sont partis ! Au moins vous avez votre fils. Peut-être est-il estropié mais il est ici ! Nos fils sont partis et l'ennemi est beaucoup plus fort; ils vont tous périr. Dans notre vieillesse nous n'aurons personne pour s'occuper de nous, vous avez votre fils et peut-être sera-t-il guéri".

Le vieil homme leur dit: "Dites seulement que vos fils ont été enrôlés, mon fils n'a pas été pris, mais n'en tirez aucune conclusion".

Exposez seulement les faits; n'imaginez pas qu'il s'agit d'un malheur ou d'une bénédiction. N'interprétez pas et soudain vous verrez que tout est beau.

08:26 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Tout dépend d'où vient l'action ...

Jésus et les changeurs d'argent.

Les gens viennent me voir pour me demander: "Qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ?" Je réponds: la conscience est juste et le fait d'être inconscient est faux. Je ne qualifie pas les actions de mauvaises ou de bonnes, je ne dis pas que la violence est mauvaise, parfois la violence peut être juste. Je ne dis pas que l'amour est juste, parfois l'amour peut être mauvais. L'amour peut s'adresser à la mauvaise personne, l'amour peut cacher une mauvaise intention. Quelqu'un aime son pays, mais alors c'est mauvais car le nationalisme est une malédiction. Quelqu'un aime sa religion mais il peut tuer, il peut assassiner, il peut brûler les temples des autres.

L'amour n'est pas toujours juste ni la colère toujours mauvaise.

Alors qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ? Pour moi, la conscience est juste. Si vous êtes en colère et pleinement conscient alors la colère est juste et si vous êtes amoureux sans être conscient, alors l'amour lui-même n'est pas juste.

Ainsi faites en sorte d'être conscients dans chacun de vos actes, dans chacune de vos pensées, dans chacun de vos rêves. Laissez cette qualité de conscience pénétrer de plus en plus dans votre être. Soyez inondés par la conscience et alors tout ce que vous faites devient vertu, tout ce que vous faites est bon et devient une bénédiction pour vous et le monde dans lequel vous vivez.


Laissez-moi vous rappeler un événement de la vie de Jésus. Un jour il prit un fouet et entra dans le grand temple de Jérusalem. Un fouet dans la main de Jésus ? C'est le sens de la parole de Bouddha: "Une main sans blessures peut manier le poison". Oui, Jésus peut manier un fouet sans problème; le fouet ne peut pas le dominer. Il reste alerte, à la mesure de sa conscience.

Le grand temple de Jérusalem était devenu une caverne de voleurs. Il y avait dans le temple des changeurs d'argent qui exploitaient tout le pays. Jésus pénétra seul dans le temple et renversa les tables des changeurs, jeta leur argent et créa un tel tumulte que les changeurs s'enfuirent hors du temple. Ils étaient nombreux et Jésus était seul, mais il était dans une telle colère, animé d'un tel feu !

Cela a posé un problème aux chrétiens. Comment expliquer cela ? Car tout leur effort est de prouver que Jésus est une colombe, un symbole de paix. Comment a t-il pu manier un fouet ? Comment a t'il pu se mettre dans une telle colère, une telle fureur au point de renverser les tables des changeurs et de jeter les marchands hors du temple ? Il devait vraiment être en fureur, sinon, il était seul... il aurait pu être ceinturé.

Son énergie devait être celle d'une irrésistible tempête, ils ne pouvaient pas lui résister. Les prêtres et les changeurs, tous s'enfuirent en criant: "Cet homme est devenu fou !"

Les chrétiens évitent cette histoire. Ce n'est pas la peine de l'éviter si vous comprenez que Jésus est absolument innocent ! Il n'est pas en colère, il est dans la compassion; il n'est pas violent, il n'est pas destructeur, il est dans l'amour. Le fouet dans ses mains est un fouet dans les mains de l'amour et de la compassion.

Un homme conscient agit en conscience, de ce fait il n'y a pas à avoir de repentir; son acte est total. Une des beautés de l'action totale est qu'elle ne crée pas de Karma, elle ne crée rien et ne laisse aucune trace sur vous. C'est comme écrire sur l'eau; vous n'avez même pas terminé... que tout a disparu. Ce n'est même pas comme écrire sur le sable, car cela pourrait rester quelques heures si le vent ne se lève pas, c'est écrire sur l'eau.

Si vous pouvez être totalement alertes, alors il n'y a pas de problème, vous pouvez manipuler du poison et le poison agira comme un remède. Dans les mains du sage le poison devient remède, dans les mains du fou, même le remède, même le nectar va forcément devenir du poison. Si vous agissez dans l'innocence, non à travers la connaissance mais avec l'innocence de l'enfant, il ne pourra rien vous arriver de mauvais, parce que ça ne laisse pas de trace. Vous restez libres de vos actes, vous vivez totalement et aucun acte n'est pour vous un fardeau.

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Le défi

Transformation Tarot Card
Le Défi
La parabole du fermier et du blé

La souffrance veut seulement dire que les choses ne cadrent pas avec vos désirs et les choses ne cadrent jamais avec vos désirs, elles ne le peuvent pas. Les choses suivent tout simplement leur nature.

Lao Tzu nomme cette nature Tao, Bouddha l'appelle Dharma et Mahâvîra a défini la religion comme étant "la nature des choses". On ne peut rien y faire; Le feu est chaud et l'eau est froide.

Le sage est celui qui s'abandonne à la nature des choses et lorsque vous suivez la nature des choses, aucune ombre n'est projetée. Il n'y a plus de souffrance, alors même la tristesse est lumineuse, alors même la tristesse a une beauté. Ce n'est pas qu'il n'y aura plus de tristesse, la tristesse viendra mais elle ne sera pas votre ennemie, vous deviendrez son ami parce que vous en comprendrez sa nécessité. Vous serez à même de voir sa grâce et vous serez à même de voir pourquoi elle est là et pourquoi elle est nécessaire.


J'ai entendu une ancienne parabole. Elle doit être très ancienne, car en ce temps là Dieu habitait encore sur terre.

Un jour un homme, un vieux fermier vint le voir et lui dit: "Écoute, il se peut que tu sois Dieu et que tu aies créé le monde, mais une chose est certaine, tu n'es pas fermier. Tu ne connais même pas le b.a.ba. de l'agriculture. Tu as quelque chose à apprendre !"

"Soit" répondit Dieu "quel est ton conseil ?"

Le fermier poursuivit: "Accorde-moi un an et pendant cette année permets que les choses se passent comme je l'entends, puis vois ce qui arrive; la pauvreté disparaîtra !"

Dieu y consentit et une année fut accordée au fermier. Naturellement celui-ci demanda ce qu'il y avait de mieux; pas de tonnerre, pas de vents violents, pas de dangers pour la moisson. Tout se déroulait le mieux du monde et il était heureux. Le blé poussait si bien ! Lorsqu'il voulait du soleil, il y avait du soleil; lorsqu'il désirait de la pluie, il y avait de la pluie; et autant qu'il en voulait. Cette année là tout était parfait, mathématiquement parfait.

Mais lorsque la récolte fut moissonnée, il n'y avait pas de grains dans les épis. Le fermier en fut surpris. Il demanda à Dieu: "Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ?"

Dieu répondit: "Parce qu'il n'y a pas eu de défi, parce qu'il n'y a eu aucun conflit, aucune friction, parce que tu as évité tout ce qui était mauvais, le blé est resté impuissant. Un peu de lutte est nécessaire, les orages sont nécessaires, le tonnerre, les éclairs sont nécessaires. Ils secouent et éveillent l'âme à l'intérieur du blé".

Cette parabole est d'une immense valeur. Si vous n'êtes qu'heureux, encore heureux et toujours heureux, le bonheur perdra tout son sens. C'est comme si quelqu'un écrivait avec de la craie blanche sur un mur blanc; jamais personne ne pourra le lire, vous devez écrire sur un tableau noir alors tout devient clair. La nuit est aussi nécessaire que le jour et les jours de tristesse sont aussi essentiels que les jours de bonheur.

C'est ce que j'appelle la compréhension. Dès que vous comprenez, vous vous laissez aller et dans ce laisser aller se trouve l'abandon. Vous dites: "Que ta volonté soit faite" et aussi "Fais ce que tu penses être juste. Si aujourd'hui il faut des nuages, donne-moi des nuages. Ne m'écoute pas, ma compréhension est minuscule. Qu'est-ce que je connais de la vie et de ses secrets ? Ne m'écoute pas ! Continue à faire ce que tu dois faire !"

Et peu à peu, au fur et à mesure que vous percevez le rythme de la vie, le rythme de la dualité, le rythme de la polarité, vous cessez de demander, vous cessez de choisir.

Voilà le secret ! Vivez avec ce secret et voyez-en la beauté. Vivez avec ce secret et vous serez soudain surpris de l'immensité de la bénédiction de la vie. Quelle abondance vous est offerte à chaque instant !

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