22/01/2007

Un paradoxe spirituel ?

«Le succès, c’est d’avoir ce que vous désirez. Le bonheur, c’est d’aimer ce que vous avez.» Jackson Brown

 

Il semble y avoir un paradoxe entre :

-         « être ici et maintenant, sans attachements ni désirs » : le bonheur 

-         et le fait de « se fixer des objectifs et de créer ce que l’on désire » : le succès.

 

Et pourtant je ne vois pas en quoi les deux seraient inconciliables.

 

Shakti Gawain, dans son libre « Techniques de visualisation créatrice » en fait une très éclairante démonstration :

 

« La plupart des gens dans nos cultures ont été coupés du sentiment de leur identité véritable. Ils ont provisoirement perdu le contact conscient avec leur « grand Soi » et, avec lui, leur sens de puissance intérieure et de responsabilité. Ils se sentent démunis, incapables de prendre en main les rênes de leur existence ou de changer le monde.

Ce sentiment intérieur d’impuissance  les pousse à surcompenser en faisant de gros efforts et à lutter durement pour obtenir un certain degré de contrôle et de pouvoir sur leur univers.

C’est pourquoi les gens se fixent des buts rigides, s’attachent émotionnellement à des objets ou à des individus, comme si leur bonheur dépendait de facteurs extérieurs. Ressentant un certain « manque » à l’intérieur, ils deviennent tendus, anxieux, et tombent sous l’emprise du stress, essayant sans relâche de combler ce gouffre intérieur et de manipuler le monde extérieur afin de réaliser leurs désirs.

 

C’est dans ces dispositions que la plupart des gens se fixent des buts et tentent de réaliser leurs désirs ; mais malheureusement, avec un tel niveau de conscience, ils n’y arrivent pas … soit qu’ils dressent en eux-mêmes tant d’obstacles à leur succès qu’effectivement  ils ne peuvent pas réussir, ou bien, s’il leur arrive de réussir, ils s’aperçoivent que cela ne leur apporte pas le bonheur qu’ils recherchaient.

 

Lorsque nous faisons l’expérience de notre Soi véritable, de notre nature divine et de l’esprit universel qui nous habite tous, nous retrouvons notre force spirituelle dans toute sa dignité. Nous sortons alors de notre condition de néant, d’avidité et de manipulation et la toute première chose que nous apprenons est le lâcher-prise. Nous nous détendons, nous arrêtons de lutter, de faire des efforts, de manipuler les éléments et les gens pour arriver à nos fins, en un mot, nous arrêtons de faire et nous contentons d’être.

 

C’est alors que nous découvrons que nous allons parfaitement bien en acceptant d’être et en laissant le monde être, sans essayer de changer quoi que ce soit. C’est une des expériences les plus libératrices.

 

Lorsque cette expérience commence à être mieux établie, la voie vers le grand Soi s’ouvre et, tôt ou tard, nous sommes envahis par le déferlement de l’énergie créatrice. Alors nous réalisons que nous créons déjà notre vie et chaque expérience qui nous arrive, et cela nous donne envie de susciter des expériences plus gratifiantes, tant pour nous que pour autrui.

 

Nous réalisons que la vie est bonne, abondante et amusante et que réaliser nos désirs sans forcer ni combattre fait partie de notre droit de naissance  naturel, par le seul fait d’être vivant.

 

Ceci nous montre qu’on peut très bien vivre ici et maintenant, en étant portée par le courant de la Vie, uni à notre essence intérieure, et en même temps faire des choix, se diriger consciemment vers des objectifs précis, décider de ce qui nous convient le mieux, en prenant la responsabilité d’être maître de notre destinée. »

17:58 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/01/2007

Voeux

Au gui l'an neuf !

 

Que votre année soit riche d'amour, de rencontres, de découvertes, de surprises, de voyages, d'aventures ... Je vous souhaite tout ce qui donne du sel à la vie et qui fait qu'on se dit que rien ne vaut la vie.

Je vous souhaite le courage car c'est grâce au courage que vous sortirez des sentiers battus

et gagnerez votre liberté.

Je souhaite que la Vie soit respectée dans toute ses expressions.

Je souhaite la paix dans le coeur de chacun de nous

car la paix dans le monde commence par la paix dans les coeurs.

 

Marie Claire

 

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Toute vérité ne peut être comprise que par l'attention totale

Nul ne peut se concentrer sur le "mal", ni sur l'idée du "mal" et s'en sortir indemne. Il est même excessivement dangereux d'être contre le "mal". Ceux qui font campagne pour Dieu en eux-mêmes et contre le diable chez les autres, ne réussissent jamais à rendre le monde meilleur ; ils ne font que le laisser tel quel, ou même visiblement plus mal en point qu'il ne l'était, avant qu'ils ne partent en croisade. En nous penchant sur le "mal", quelles que soient nos intentions, nous invitons le "mal" lui-même à se manifester.

 

On attribue cette phrase à Jésus : « Enlève la poutre de ton œil avant de regarder la paille chez autrui ". Et C.G. Jung d'ajouter, avec une bonne dose d'humour : "car il est très difficile de voir à travers une poutre". Il y a aussi un certain bon sens dans l'expression enfantine : "C'est celui qui le dit qui l'est" !

 

Tout jugement extérieur est l'expression d'une résistance, d'une volonté de cacher, de camoufler, de refouler, de fuir ses propres conflits intérieurs.

 

Si la concentration trop intense et trop prolongée sur le mal l'invite à se manifester, il n’en est pas de même pour l’attention. La concentration(autour du centre) focalise l'activité cérébrale sur un point bien précis (vers le centre) alors que l' attention consiste simplement à être attentif à tout, sans jugement. L’attention n’exclut rien.  

 

La concentration est normalisatrice. L'être qui se concentre va comparer le connu avec le connu, donc son propre conditionnement antérieur, comme dans le jeu du "d'accord-pas d'accord". Comparer le connu avec le connu ne peut mener qu'à l'autodestruction.

L'attention est expansive : l'être qui est attentif utilise toute sa conscience pour l'observation de ce qui est.

C'est par la concentration que la conscience se fragmente et par l'attention qu'elle se défragmente.

 

Sur un plan collectif, "Lutter contre" ne fait qu'accorder plus de pouvoir aux "ennemis", renforcer les antagonismes. Nos pensées (ou plus exactement les espaces entre nos pensées) créent le monde tel qu'il est. La "croisade contre le mal", qui dure depuis toujours, ou contre le "diable", la "lutte contre le chômage", "contre le racisme", etc. n'ont jamais fait qu'amplifier les phénomènes.

 

La meilleure façon de changer un système est de l'observer, tel qu'il est, de façon attentive, sans jugement, sans comparaison, sans degré de valeur, et de s'en détourner. C'est par cette simple observation de ce qui est que ce qui est disparaît de notre champ individuel de la conscience, et diminue d'intensité.

Ce qui disparaît de notre champ individuel disparaît progressivement du champ collectif et c'est ainsi que la conscience redevient entière.

 

Einstein a dit : "Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l'a engendré."

Dans l'attention il y a ce qui regarde et ce qui est vu. Lorsque la conscience voit, c'est dans un regard englobant tout, mais sans implication. Lorsque la conscience éclaire quelque chose elle éteint son pouvoir de nuire.

 

Toute vérité ne peut être comprise que par l'attention totale.

 

L'instant présent demeure toujours une main que nous tend l'Amour et que nous pouvons saisir grâce à l'attention. Quand il y a attention, sans volonté de changer quoi que ce soit, dans une acceptation totale de "ce qui est" à l'intérieur de nous, l'Amour est là. Mais son action est inconnaissable. Elle est Ordre.

 

Le "Je" ou "Soi" ou conscience, est impersonnel. On ne peut pas s'en emparer. Il est. Le mieux que nous puissions faire est de le LAISSER ETRE.  

  

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