09/02/2007

Décontaminer son attention d'une réalité défavorable

Elles ne manquent pas les images terribles qui nous montrent à quel point l'instinct criminel et destructeur de l'homme est sans limite. Nous croyons utile d'être informés, et de diffuser à notre tour ces choses choquantes qui, nous l'espérons, en frappant l'imagination, permettront qu'elles soient éradiquées. 
 
Mais ce genre d'action ne change rien, n'améliore pas ce monde et ses misères. Les images de guerre et de violence n'apportent pas la paix. Au contraire, en suscitant des émotions de peur, de colère ou d'impuissance, elles ne font que se fixer dans la tête des gens, qui vont focaliser de plus en plus et s'hypnotiser avec . ...  Nous ne sommes pas conscients du fonctionnement de la pensée, aussi croyons-nous bien faire en alarmant les gens, mais ceci ne fait que les inviter à maintenir et renforcer une telle réalité et les émotions qui vont avec.
Encore une fois, que nous rejetions l'horreur d'une certaine réalité, ou que nous luttions contre, nous la figeons, nous la cristallisons. Et, malheureusement, les idées négatives et limitatives nous prédisposent à en accepter d'autres semblables.
 
Vous me direz : on ne peut tout de même pas nier cette réalité ! 
Mais comme vous n'êtes pas venus ici par hasard, vous commencez peut-être à comprendre comment nous sommes créateurs de notre propre réalité. Et en ce qui concerne les affaires du monde : co-créateurs. Nos croyances créent notre réalité.
 
Si nous pensons que la nature humaine est intrinséquement mauvaise, elle attirera les événements qui serviront sa cause ... et des expériences de type personnel ou collectif, frapperont l'attention de la personne qui véhicule cette croyance, et viendront la consolider. De plus nous attirererons à nous d'autres personnes ayant les mêmes croyances.
 
Vous voyez mieux pourquoi je vous dis que vos croyances sont si déterminantes pour votre réalité ?
 
Nous émettons et nous recevons. Les pensées ont une réalité électromagnétiques ; et comme les croyances sont des pensées d'une grande intensité, elles irradient avec puissance et se regroupent avec les croyances semblables, avec lesquelles nous sommes déja en accord. Tout dans l'univers se manifeste sous forme vibratoire ou énergétique. Tout est conscience, c'est à dire information et énergie. Lorsque des groupes humains se forment et créent des formes-pensées, celles-ci exercent en retour une influence sur leurs membres.
 
Pourtant, si, tels des peintres, nous changions les couleurs de notre palette, nous pourrions peindre une autre réalité. Croyez donc que vous êtes essentiellement des êtres sans limites, nés pour matérialiser, du mieux que vous pouvez, la joie, la beauté, l'abondance et l'amour.
 
Peut-être que cette idée vous paraît folle, d'autant que tout ne va pas changer d'un seul coup, mais ça vaut le coup de commencer à penser que cela est peut-être vrai ...
 
Et voilà l'idée folle : Pour changer la réalité physique, vous devez changer la croyance originale.
Faites le comme un jeu.
Faites le avec de petites choses.
Découvrez une de vos croyances et voyez ce que vous pouvez en faire ... Un truc très banal du genre : "cette personne m'en veut" ou "c'est impossible de dialoguer avec un tel", ou "je ne suis pas fait pour" ... ou "je ne suis pas capable de" ... ! C'est le genre de petit jeu que j'adore ! C'est fou comme on a des idées fixes et des a priori.
 
De toute façon si vous n'examinez pas vos propres croyances, ce sont elles qui continueront à mener la danse !
Pour agir de manière responsable et autonome, en toute indépendance, vous devez susciter l'effet que vous voulez voir apparaître physiquement en le créant vous même.
 
Vous le faites en combinant croyance, émotion et imagination et en créant une image mentale du résultat physique désiré. Il est clair que le résultat n'est pas encore physique et qu'il ne va pas apparaître instantanément, car dans ce cas vous n'auriez pas à le créer. Aussi, continuez tranquillement à jouer avec vos nouvelles images, pensées, croyances. Essayez autre chose. Changez une petite habitude. Regardez de belles choses. Songez à une autre vie, à de nouvelles rencontres. Sans attente, juste pour le fun ...
 
Et voyez ce qui arrive ...

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22/01/2007

Un paradoxe spirituel ?

«Le succès, c’est d’avoir ce que vous désirez. Le bonheur, c’est d’aimer ce que vous avez.» Jackson Brown

 

Il semble y avoir un paradoxe entre :

-         « être ici et maintenant, sans attachements ni désirs » : le bonheur 

-         et le fait de « se fixer des objectifs et de créer ce que l’on désire » : le succès.

 

Et pourtant je ne vois pas en quoi les deux seraient inconciliables.

 

Shakti Gawain, dans son libre « Techniques de visualisation créatrice » en fait une très éclairante démonstration :

 

« La plupart des gens dans nos cultures ont été coupés du sentiment de leur identité véritable. Ils ont provisoirement perdu le contact conscient avec leur « grand Soi » et, avec lui, leur sens de puissance intérieure et de responsabilité. Ils se sentent démunis, incapables de prendre en main les rênes de leur existence ou de changer le monde.

Ce sentiment intérieur d’impuissance  les pousse à surcompenser en faisant de gros efforts et à lutter durement pour obtenir un certain degré de contrôle et de pouvoir sur leur univers.

C’est pourquoi les gens se fixent des buts rigides, s’attachent émotionnellement à des objets ou à des individus, comme si leur bonheur dépendait de facteurs extérieurs. Ressentant un certain « manque » à l’intérieur, ils deviennent tendus, anxieux, et tombent sous l’emprise du stress, essayant sans relâche de combler ce gouffre intérieur et de manipuler le monde extérieur afin de réaliser leurs désirs.

 

C’est dans ces dispositions que la plupart des gens se fixent des buts et tentent de réaliser leurs désirs ; mais malheureusement, avec un tel niveau de conscience, ils n’y arrivent pas … soit qu’ils dressent en eux-mêmes tant d’obstacles à leur succès qu’effectivement  ils ne peuvent pas réussir, ou bien, s’il leur arrive de réussir, ils s’aperçoivent que cela ne leur apporte pas le bonheur qu’ils recherchaient.

 

Lorsque nous faisons l’expérience de notre Soi véritable, de notre nature divine et de l’esprit universel qui nous habite tous, nous retrouvons notre force spirituelle dans toute sa dignité. Nous sortons alors de notre condition de néant, d’avidité et de manipulation et la toute première chose que nous apprenons est le lâcher-prise. Nous nous détendons, nous arrêtons de lutter, de faire des efforts, de manipuler les éléments et les gens pour arriver à nos fins, en un mot, nous arrêtons de faire et nous contentons d’être.

 

C’est alors que nous découvrons que nous allons parfaitement bien en acceptant d’être et en laissant le monde être, sans essayer de changer quoi que ce soit. C’est une des expériences les plus libératrices.

 

Lorsque cette expérience commence à être mieux établie, la voie vers le grand Soi s’ouvre et, tôt ou tard, nous sommes envahis par le déferlement de l’énergie créatrice. Alors nous réalisons que nous créons déjà notre vie et chaque expérience qui nous arrive, et cela nous donne envie de susciter des expériences plus gratifiantes, tant pour nous que pour autrui.

 

Nous réalisons que la vie est bonne, abondante et amusante et que réaliser nos désirs sans forcer ni combattre fait partie de notre droit de naissance  naturel, par le seul fait d’être vivant.

 

Ceci nous montre qu’on peut très bien vivre ici et maintenant, en étant portée par le courant de la Vie, uni à notre essence intérieure, et en même temps faire des choix, se diriger consciemment vers des objectifs précis, décider de ce qui nous convient le mieux, en prenant la responsabilité d’être maître de notre destinée. »

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01/01/2007

Voeux

Au gui l'an neuf !

 

Que votre année soit riche d'amour, de rencontres, de découvertes, de surprises, de voyages, d'aventures ... Je vous souhaite tout ce qui donne du sel à la vie et qui fait qu'on se dit que rien ne vaut la vie.

Je vous souhaite le courage car c'est grâce au courage que vous sortirez des sentiers battus

et gagnerez votre liberté.

Je souhaite que la Vie soit respectée dans toute ses expressions.

Je souhaite la paix dans le coeur de chacun de nous

car la paix dans le monde commence par la paix dans les coeurs.

 

Marie Claire

 

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Toute vérité ne peut être comprise que par l'attention totale

Nul ne peut se concentrer sur le "mal", ni sur l'idée du "mal" et s'en sortir indemne. Il est même excessivement dangereux d'être contre le "mal". Ceux qui font campagne pour Dieu en eux-mêmes et contre le diable chez les autres, ne réussissent jamais à rendre le monde meilleur ; ils ne font que le laisser tel quel, ou même visiblement plus mal en point qu'il ne l'était, avant qu'ils ne partent en croisade. En nous penchant sur le "mal", quelles que soient nos intentions, nous invitons le "mal" lui-même à se manifester.

 

On attribue cette phrase à Jésus : « Enlève la poutre de ton œil avant de regarder la paille chez autrui ". Et C.G. Jung d'ajouter, avec une bonne dose d'humour : "car il est très difficile de voir à travers une poutre". Il y a aussi un certain bon sens dans l'expression enfantine : "C'est celui qui le dit qui l'est" !

 

Tout jugement extérieur est l'expression d'une résistance, d'une volonté de cacher, de camoufler, de refouler, de fuir ses propres conflits intérieurs.

 

Si la concentration trop intense et trop prolongée sur le mal l'invite à se manifester, il n’en est pas de même pour l’attention. La concentration(autour du centre) focalise l'activité cérébrale sur un point bien précis (vers le centre) alors que l' attention consiste simplement à être attentif à tout, sans jugement. L’attention n’exclut rien.  

 

La concentration est normalisatrice. L'être qui se concentre va comparer le connu avec le connu, donc son propre conditionnement antérieur, comme dans le jeu du "d'accord-pas d'accord". Comparer le connu avec le connu ne peut mener qu'à l'autodestruction.

L'attention est expansive : l'être qui est attentif utilise toute sa conscience pour l'observation de ce qui est.

C'est par la concentration que la conscience se fragmente et par l'attention qu'elle se défragmente.

 

Sur un plan collectif, "Lutter contre" ne fait qu'accorder plus de pouvoir aux "ennemis", renforcer les antagonismes. Nos pensées (ou plus exactement les espaces entre nos pensées) créent le monde tel qu'il est. La "croisade contre le mal", qui dure depuis toujours, ou contre le "diable", la "lutte contre le chômage", "contre le racisme", etc. n'ont jamais fait qu'amplifier les phénomènes.

 

La meilleure façon de changer un système est de l'observer, tel qu'il est, de façon attentive, sans jugement, sans comparaison, sans degré de valeur, et de s'en détourner. C'est par cette simple observation de ce qui est que ce qui est disparaît de notre champ individuel de la conscience, et diminue d'intensité.

Ce qui disparaît de notre champ individuel disparaît progressivement du champ collectif et c'est ainsi que la conscience redevient entière.

 

Einstein a dit : "Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l'a engendré."

Dans l'attention il y a ce qui regarde et ce qui est vu. Lorsque la conscience voit, c'est dans un regard englobant tout, mais sans implication. Lorsque la conscience éclaire quelque chose elle éteint son pouvoir de nuire.

 

Toute vérité ne peut être comprise que par l'attention totale.

 

L'instant présent demeure toujours une main que nous tend l'Amour et que nous pouvons saisir grâce à l'attention. Quand il y a attention, sans volonté de changer quoi que ce soit, dans une acceptation totale de "ce qui est" à l'intérieur de nous, l'Amour est là. Mais son action est inconnaissable. Elle est Ordre.

 

Le "Je" ou "Soi" ou conscience, est impersonnel. On ne peut pas s'en emparer. Il est. Le mieux que nous puissions faire est de le LAISSER ETRE.  

  

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24/12/2006

L'existence a besoin de moi telle que je suis

Un jour un roi entra dans son jardin et trouva les arbres, les arbustes, les fleurs flétris et mourants. Le chêne disait qu'il se mourait parce qu'il ne pouvait pas être aussi grand que le pin. Se tournant vers le pin il le trouva languissant parce qu'il était incapable de porter des grappes comme la vigne et la vigne mourait parce qu'elle ne pouvait pas fleurir comme la rose. Mais il trouva une primevère sauvage toute en fleur et plus fraîche que jamais. Il l'interrogea et il reçut cette réponse:

"Il m'a paru évident que lorsque tu m'as semé, tu voulais une primevère sauvage; si tu avais désiré un chêne, une vigne ou une rose tu les aurais plantés. Aussi ai-je pensé que puisque tu me plaçais ici je devais faire de mon mieux pour faire ce que tu souhaitais. Je ne peux être autre que ce que je suis et j'essaye de l'être au mieux de mes capacités".

Vous êtes là parce que l'existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon quelqu'un d'autre occuperait votre place, l'existence ne vous aurait pas placé ici et ne vous aurait pas créé. Tel que vous êtes, vous accomplissez quelque chose d'essentiel, de fondamental.

En ce moment, là où vous êtes, c'est vous qui convenez le mieux. Ceux qu'on vous montre en exemple ont fait leur tâche, c'est maintenant à vous d'offrir votre propre parfum à l'existence.

Mais les moralistes, les puritains, les prêtres continuent à vous enseigner, ils continuent à vous rendre fous. Ils disent à la rose: " Deviens un lotus" et au lotus: "Que fais-tu là ? Tu dois devenir autre chose". Ils rendent tout le jardin fou et tout commence à mourir car personne ne peut être un autre, ce n'est pas possible.

C'est ce qui est arrivé à l'humanité. Chacun fait semblant, l'authenticité s'est perdue, la vérité s'est perdue, chacun essaye de montrer qu'il est quelqu'un d'autre. Regardez-vous; vous feignez d'être quelqu'un d'autre. Vous ne pouvez être que vous-même, il n'y a pas d'autre voie, il n'y en a jamais eu; il n'y a aucune possibilité pour que vous puissiez être quelqu'un d'autre. Vous resterez vous-même; vous pouvez vous en réjouir et vous épanouir ou vous pouvez vous étioler et dépérir si vous le condamnez.

Notre temps sur terre nous est offert pour nous donner la chance de nous accepter tel que nous sommes, car, quand nous cessons de vouloir nous "améliorer", la vie nous améliore.

Personne d'autre ne vous a jamais ressemblé et personne d'autre ne vous ressemblera jamais; vous êtes tout simplement unique, incomparable.

Acceptez cela, aimez-le, célébrez-le et dans cette vraie célébration vous commencerez à voir le caractère unique des autres et leur beauté incomparable. L'amour n'est possible que lorsqu'il y a une acceptation profonde de soi-même, de l'autre et du monde. L'acceptation crée le milieu dans lequel l'amour grandit, le sol dans lequel l'amour fleurit.

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22/12/2006

Voyez

Voyez

Voyez en vous ce qui « reste », ce qui ne naît, ni ne meurt.

Voyez "ce" qui survit à tout jeu, bon ou mauvais.

Voyez "ce" qui est là, avant même que vous vous interrogiez à son sujet.

Voyez la présence simple et spontanée, la lumière de vie que vous êtes.

Voyez que c’est dans un propos de l’esprit que nous pensons la perdre

et dans un autre que nous pensons la trouver. 

Voyez que c’est encore dans un autre que nous pensons ne pas y arriver.

Voyez que vous n’êtes pas votre propos.

Les propos peuvent mentir, mais la présence de votre Être, elle ne ment pas.

Voyez la présence spontanée qui précède tout.

Voyez la présence inconditionnelle qui se donne sans calcul.

Voyez que tous vos échecs passés ou présents n’y peuvent rien.

Voyez que toutes vos réussites ne vous ont rien apporté de plus.

Voyez que ce que vous êtes véritablement, vous l’êtes déjà.

Voyez que "ce" qui est spontané, est spontané.

Voyez…

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Que veut dire "oui" ?

Que veut dire vraiment « oui » ?

 

De même qu’un enfant a besoin de dire « non », un adulte, un jour, a besoin de dire « oui ».

 

Si l’enfant ne peut pas dire « non » à ses parents, aux autorités, à ses éducateurs,  si l’enfant n’a pas la possibilité de désobéir, il ne pourra atteindre aucune individualité. Plus tard il sera comme une girouette qui tourne à tous les vents, incapable d’avoir son propre avis. Il se référera à « ce qui se dit », « ce qui se fait », il aura besoin de se reporter à l’avis d’une autorité. Il n’aura ni confiance ni respect envers lui-même. Il répétera des phrases toutes faites comme un perroquet. Il n’y aura que de la confusion et de la superficialité dans sa vie.

 

Si vous dites « oui » dès le début de votre croissance, cela n’a aucune signification. Vous restez au stade de l’innocence et de la pensée magique. Il vous manque d’avoir goûté au « fruit de la connaissance », d’avoir désobéi. Vous restez dans l’ignorance.

Mais si vous êtes capable de dire « non », alors votre « oui » signifie quelque chose ; car il prend sa force dans la possibilité que vous avez de dire « non ».

 

Dans l’histoire d’Adam et Eve, Dieu dit à Adam : « tu ne mangeras pas du fruit de cet arbre, l’arbre de la connaissance. Si tu manges de ce fruit, tu seras expulsé du paradis ! »

Et il ajouta  : « Si vous mangez le fruit de cet arbre, vous deviendrez mortels. Mais, aussi, vous obtiendrez la Connaissance ; vous serez comme des dieux ».

 

C’était une grande tentation ! Adam trouvait là une grande occasion de désobéir. D’ailleurs Dieu ne lui laisse guère la possibilité d’être obéissant.

Peut-être y avait-il des millions d’arbres au paradis, mais un seul arbre de la connaissance. Si on avait laissé Adam le découvrir seul, peut-être ne l’aurait-il jamais découvert ! Dieu n’a rien laissé au hasard et il a bel et bien pointé du doigt  l’arbre qui allait occasionner la tentation. Vous pensez que c’est le serpent qui l’a fait ?

Si le serpent l’a fait, il devait être au service de Dieu ! …

 

Il est nécessaire que l’égo se forme chez l’enfant, sinon il sera toujours une copie de ses parents ; il ne trouvera pas sa propre individualité.

Mais le « non » crée une individualité superficielle.

Parce que le « non » est négatif il ne crée pas une réelle individualité.

Cette individualité superficielle est appelée « personnalité » ou « ego » et c’est mieux que rien : ça vous donne la sensation d’être, cela vous définit.

Mais ne vous contentez pas de cela. C’est un passage, une étape. Après l’individualité superficielle, vous devez atteindre le cœur de l’individualité. Cela est possible si vous devenez capable de dire « oui » après avoir été capable de dire « non ».

 

« Non » est bon, mais personne ne peut vivre sur le « non », personne ne peut bâtir sa maison sur le « non ». Le « non » est suicidaire ; utilisez-le, mais allez au-delà ! Soyez attentif à ne pas vous emprisonner dans le « non ». Pour atteindre le « oui » utilisez le « non » comme une étape.

Il vous faut abandonnez le « non » quand vous n’avez plus rien à faire avec. Une pirogue qui vous a servi a traverser la rivière, sera un lourd fardeau si vous continuez à la trimballez sur votre tête quand vous êtes à pieds secs. Même si vous lui êtes très reconnaissant, même si elle vous a sauvé la vie, vous devez la laisser près du rivage pour pouvoir continuer à voyager.

 

Mais faisons encore un pas de plus !

En disant « non », vous avez désobéi et vous avez mangé le fruit de la connaissance ; grâce à cela, vous êtes devenu « savant ».

Et voilà qu’un jour, vous renoncez à cette connaissance  ...

 

C’est alors qu’advient la sagesse.

La sagesse n’est pas l’ignorance, la sagesse est le renoncement à la connaissance.

Parce que la connaissance qui est un acquis du passé peut aussi être un poids.

 

 La connaissance est aussi une étape.

La sagesse est une intelligence en mouvement, une perception lucide du réel, une capacité à être dans le courant, dans le flot de la vie.

 

Il y a trois sortes de libertés :

1/ « se libérer de … » qui est une forme négative de la liberté : se libérer de son père, de sa mère, de la religion, de la société, d’un tyran … Se libérer ainsi ne peut être Le but. Si votre but est de dire « non » à un certain nombre de choses, et que vous avez achevé de vous libérer de  ces choses, de qui, de quoi allez vous vous libérer maintenant ?

 

2/ « se libérer pour … » qui est une forme positive de la liberté. Par exemple vous voulez vous libérez d’un travail qui vous déplaît pour faire autre chose qui vous intéresse vraiment. Cette forme de liberté est créative, artistique, progressiste.

 

Et la troisième forme de liberté qui est la plus haute parce qu’elle transcende le oui et le non.

D’abord apprendre à dire non,

ensuite apprendre à dire oui

et enfin, oublier les deux

et juste « ETRE ».

 

La troisième liberté n’est pas une « liberté pour » ou une « liberté contre ».

C’est juste : La Liberté. Cette forme de liberté est spirituelle.

Quand le « oui » a écarté votre « non » c’est la joie ultime de la liberté et de la réalisation.

10:09 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La joie de vivre dangereusement

Un homme était en train de mourir dans un accident de la route. Personne ne savait qu'il était juif. On appela donc un prêtre, un catholique. Il se pencha près de l'homme qui rendait ses derniers souffles et lui dit : "Croyez-vous en la Trinité, en Dieu le père, le Saint-Esprit et Jésus, le fils ?". L'homme ouvrit les yeux et répondit : "Regardez-moi ça, je suis en train de mourir et il me pose une devinette !"

Quand la mort frappera à votre porte, toutes vos certitudes ne seront plus que folles devinettes.

Pourquoi s'accrocher à une quelconque certitude ? la vie est incertaine - sa nature même est d'être incertaine. L'homme intelligent reste toujours dans l'incertitude. Cette promptitude à rester dans l'incertitude, c'est le courage, c'est la confiance.

Vous comprenez que l'insécurité est une partie intrinsèque de la vie - et il est bon qu'il en soit ainsi, car cela fait de la vie une liberté, une surprise continuelle. On ne sait jamais ce qui va se passser. Cela vous maintient constamment dans l'étonnement. N'appelez pas cela "incertitude", appelez-le "étonnement".N'appelez pas cela "insécurité", appelez-le "liberté".

 

Le prisonnier qui a été enfermé pendant plusieurs années commence à considérer son futur avec incertitude, lorsque le jour de la libération arrive. En prison, tout était certain. Tout était une routine morte. On lui apportait sa nourriture, on le protégeait. Il ne craignait nullement de manquer de nourriture le lendemain. Soudain, après de noubreuses années d'emprisonnement, le geôlier vient lui dire : "Vous allez être libéré". Il se met à trembler. En dehors des murs de la prison, il aura de nouveau des incertitudes. Il devra de nouveau chercher, se mettre en quête. Il devra vivre de nouveau en liberté.

 

Chaque individu est libre, d'une liberté inconnue. Il est impossible de prédire, de s'attendre à quoi que ce soit.

 

On doit vivre dans la conscience et dans la compréhension. Ne vous accrochez à aucun savoir, aucune formule toute faite et si vous en avez, détruisez les. Détruisez toutes vos certitudes.

En acceptant l'impermanence des choses vous accédez à une liberté totale, où toutes les possibilités sont ouvertes, rien n'est fixé ... Vous devez être conscient - rien d'autre n'est possible. C'est ce que j'appelle "la compréhension".

 

La liberté crée la peur. Les gens parlent de la liberté, mais ils en ont peur. Et un homme n'est pas encore un homme, s'il a peur de la liberté.

 

La vie ne peut pas être ennuyeuse si vous acceptez d'expérimentez la peur qu'apporte l'inconnu. L'extase qui en résulte vous rend plus fort. Lorsque vous ne fuyez pas, l'insécurité extérieure devient de la sécurité intérieure.

Chercher à contrôler les choses, prévoir, se prémunir, est une manifestation de la peur. Si vous décidez de résister, lutter,  mettre toute votre force et votre volonté, vous ne récolterez que de la souffrance car plus vous luttez et plus vous créez de la résistance.

Votre force réelle est dans le courage de changer, dans l'acceptation de l'inconnu en dépit de vos peurs ; alors, aucune tempête n'aura raison de vous.

 

d'après Osho in "Le courage, la joie de vivre dangereusement"

09:57 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/12/2006

 N'interprétez pas ...

Les fortunes et les malheurs d'un villageois

Le seul problème avec la tristesse, la désespérance, la colère, le désespoir, l'inquiétude, l'angoisse, la misère, c'est que vous voulez vous débarrasser d'eux. Là est l'erreur; vous allez devoir vivre avec eux.

Vous ne pouvez pas simplement vous échapper, ils représentent la situation exacte dans laquelle la vie doit s'intégrer et croître. Ce sont les défis de la vie. Acceptez-les; ce sont des bénédictions déguisées.


Un homme avait un très beau cheval et ce cheval était si rare que même les empereurs avaient demandé à l'homme de le leur vendre - quel qu'en soit le prix - mais il avait refusé. Un matin il s'aperçut que le cheval avait été volé. Le village entier se rassembla pour lui manifester sa sympathie: "Quel malheur !" disaient-ils. "Vous pourriez avoir une fortune, on vous en offrait un tel prix ! Vous étiez têtu et stupide et maintenant le cheval a été volé".

Le vieil homme rit et leur dit: "Ne dites pas de bêtises ! Dites seulement que le cheval n'est plus dans l'écurie. Laissez passer le temps et alors nous verrons".

Il arriva qu'après quinze jours le cheval revint et il n'était pas seul; il ramenait de la forêt une douzaine de chevaux sauvages. Le village entier se réunit et ils dirent: "Le vieil homme avait raison ! Son cheval est de retour et il a ramené douze beaux chevaux avec lui. Maintenant il peut gagner autant d'argent qu'il le veut". Ils allèrent vers l'homme et lui dirent: "Pardon ! Nous ne pouvions pas imaginer l'avenir ni les voies de Dieu, mais vous êtes un grand homme ! Vous saviez et vous aviez la vision de l'avenir".

"Sottises !" leur dit-il. "Tout ce que je sais, c'est que maintenant le cheval est revenu avec douze chevaux; ce qui arrivera demain, personne ne le sait".

Et le jour suivant il arriva que le fils unique du vieil homme qui essayait de dresser un nouveau cheval tomba et se brisa les jambes. A nouveau tout le village se réunit et ils dirent: "L'on ne peut jamais savoir; vous aviez raison cela s'est avéré être une malédiction. Il aurait mieux valu que le cheval ne revienne pas. Maintenant votre fils restera estropié pour la vie".

"N'allez pas si vite" dit le vieil homme, "attendez juste de voir ce qui va arriver. Dites seulement que mon fils s'est cassé les jambes, c'est tout !"

Or il arriva que quinze jours plus tard tous les jeunes hommes du village furent enrôlés de force dans l'armée car le pays entrait en guerre. Seul le fils du vieil homme ne fut pas pris car il était infirme. Tous se réunirent et lui dirent: "Nos fils sont partis ! Au moins vous avez votre fils. Peut-être est-il estropié mais il est ici ! Nos fils sont partis et l'ennemi est beaucoup plus fort; ils vont tous périr. Dans notre vieillesse nous n'aurons personne pour s'occuper de nous, vous avez votre fils et peut-être sera-t-il guéri".

Le vieil homme leur dit: "Dites seulement que vos fils ont été enrôlés, mon fils n'a pas été pris, mais n'en tirez aucune conclusion".

Exposez seulement les faits; n'imaginez pas qu'il s'agit d'un malheur ou d'une bénédiction. N'interprétez pas et soudain vous verrez que tout est beau.

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Tout dépend d'où vient l'action ...

Jésus et les changeurs d'argent.

Les gens viennent me voir pour me demander: "Qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ?" Je réponds: la conscience est juste et le fait d'être inconscient est faux. Je ne qualifie pas les actions de mauvaises ou de bonnes, je ne dis pas que la violence est mauvaise, parfois la violence peut être juste. Je ne dis pas que l'amour est juste, parfois l'amour peut être mauvais. L'amour peut s'adresser à la mauvaise personne, l'amour peut cacher une mauvaise intention. Quelqu'un aime son pays, mais alors c'est mauvais car le nationalisme est une malédiction. Quelqu'un aime sa religion mais il peut tuer, il peut assassiner, il peut brûler les temples des autres.

L'amour n'est pas toujours juste ni la colère toujours mauvaise.

Alors qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ? Pour moi, la conscience est juste. Si vous êtes en colère et pleinement conscient alors la colère est juste et si vous êtes amoureux sans être conscient, alors l'amour lui-même n'est pas juste.

Ainsi faites en sorte d'être conscients dans chacun de vos actes, dans chacune de vos pensées, dans chacun de vos rêves. Laissez cette qualité de conscience pénétrer de plus en plus dans votre être. Soyez inondés par la conscience et alors tout ce que vous faites devient vertu, tout ce que vous faites est bon et devient une bénédiction pour vous et le monde dans lequel vous vivez.


Laissez-moi vous rappeler un événement de la vie de Jésus. Un jour il prit un fouet et entra dans le grand temple de Jérusalem. Un fouet dans la main de Jésus ? C'est le sens de la parole de Bouddha: "Une main sans blessures peut manier le poison". Oui, Jésus peut manier un fouet sans problème; le fouet ne peut pas le dominer. Il reste alerte, à la mesure de sa conscience.

Le grand temple de Jérusalem était devenu une caverne de voleurs. Il y avait dans le temple des changeurs d'argent qui exploitaient tout le pays. Jésus pénétra seul dans le temple et renversa les tables des changeurs, jeta leur argent et créa un tel tumulte que les changeurs s'enfuirent hors du temple. Ils étaient nombreux et Jésus était seul, mais il était dans une telle colère, animé d'un tel feu !

Cela a posé un problème aux chrétiens. Comment expliquer cela ? Car tout leur effort est de prouver que Jésus est une colombe, un symbole de paix. Comment a t-il pu manier un fouet ? Comment a t'il pu se mettre dans une telle colère, une telle fureur au point de renverser les tables des changeurs et de jeter les marchands hors du temple ? Il devait vraiment être en fureur, sinon, il était seul... il aurait pu être ceinturé.

Son énergie devait être celle d'une irrésistible tempête, ils ne pouvaient pas lui résister. Les prêtres et les changeurs, tous s'enfuirent en criant: "Cet homme est devenu fou !"

Les chrétiens évitent cette histoire. Ce n'est pas la peine de l'éviter si vous comprenez que Jésus est absolument innocent ! Il n'est pas en colère, il est dans la compassion; il n'est pas violent, il n'est pas destructeur, il est dans l'amour. Le fouet dans ses mains est un fouet dans les mains de l'amour et de la compassion.

Un homme conscient agit en conscience, de ce fait il n'y a pas à avoir de repentir; son acte est total. Une des beautés de l'action totale est qu'elle ne crée pas de Karma, elle ne crée rien et ne laisse aucune trace sur vous. C'est comme écrire sur l'eau; vous n'avez même pas terminé... que tout a disparu. Ce n'est même pas comme écrire sur le sable, car cela pourrait rester quelques heures si le vent ne se lève pas, c'est écrire sur l'eau.

Si vous pouvez être totalement alertes, alors il n'y a pas de problème, vous pouvez manipuler du poison et le poison agira comme un remède. Dans les mains du sage le poison devient remède, dans les mains du fou, même le remède, même le nectar va forcément devenir du poison. Si vous agissez dans l'innocence, non à travers la connaissance mais avec l'innocence de l'enfant, il ne pourra rien vous arriver de mauvais, parce que ça ne laisse pas de trace. Vous restez libres de vos actes, vous vivez totalement et aucun acte n'est pour vous un fardeau.

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Le défi

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Le Défi
La parabole du fermier et du blé

La souffrance veut seulement dire que les choses ne cadrent pas avec vos désirs et les choses ne cadrent jamais avec vos désirs, elles ne le peuvent pas. Les choses suivent tout simplement leur nature.

Lao Tzu nomme cette nature Tao, Bouddha l'appelle Dharma et Mahâvîra a défini la religion comme étant "la nature des choses". On ne peut rien y faire; Le feu est chaud et l'eau est froide.

Le sage est celui qui s'abandonne à la nature des choses et lorsque vous suivez la nature des choses, aucune ombre n'est projetée. Il n'y a plus de souffrance, alors même la tristesse est lumineuse, alors même la tristesse a une beauté. Ce n'est pas qu'il n'y aura plus de tristesse, la tristesse viendra mais elle ne sera pas votre ennemie, vous deviendrez son ami parce que vous en comprendrez sa nécessité. Vous serez à même de voir sa grâce et vous serez à même de voir pourquoi elle est là et pourquoi elle est nécessaire.


J'ai entendu une ancienne parabole. Elle doit être très ancienne, car en ce temps là Dieu habitait encore sur terre.

Un jour un homme, un vieux fermier vint le voir et lui dit: "Écoute, il se peut que tu sois Dieu et que tu aies créé le monde, mais une chose est certaine, tu n'es pas fermier. Tu ne connais même pas le b.a.ba. de l'agriculture. Tu as quelque chose à apprendre !"

"Soit" répondit Dieu "quel est ton conseil ?"

Le fermier poursuivit: "Accorde-moi un an et pendant cette année permets que les choses se passent comme je l'entends, puis vois ce qui arrive; la pauvreté disparaîtra !"

Dieu y consentit et une année fut accordée au fermier. Naturellement celui-ci demanda ce qu'il y avait de mieux; pas de tonnerre, pas de vents violents, pas de dangers pour la moisson. Tout se déroulait le mieux du monde et il était heureux. Le blé poussait si bien ! Lorsqu'il voulait du soleil, il y avait du soleil; lorsqu'il désirait de la pluie, il y avait de la pluie; et autant qu'il en voulait. Cette année là tout était parfait, mathématiquement parfait.

Mais lorsque la récolte fut moissonnée, il n'y avait pas de grains dans les épis. Le fermier en fut surpris. Il demanda à Dieu: "Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ?"

Dieu répondit: "Parce qu'il n'y a pas eu de défi, parce qu'il n'y a eu aucun conflit, aucune friction, parce que tu as évité tout ce qui était mauvais, le blé est resté impuissant. Un peu de lutte est nécessaire, les orages sont nécessaires, le tonnerre, les éclairs sont nécessaires. Ils secouent et éveillent l'âme à l'intérieur du blé".

Cette parabole est d'une immense valeur. Si vous n'êtes qu'heureux, encore heureux et toujours heureux, le bonheur perdra tout son sens. C'est comme si quelqu'un écrivait avec de la craie blanche sur un mur blanc; jamais personne ne pourra le lire, vous devez écrire sur un tableau noir alors tout devient clair. La nuit est aussi nécessaire que le jour et les jours de tristesse sont aussi essentiels que les jours de bonheur.

C'est ce que j'appelle la compréhension. Dès que vous comprenez, vous vous laissez aller et dans ce laisser aller se trouve l'abandon. Vous dites: "Que ta volonté soit faite" et aussi "Fais ce que tu penses être juste. Si aujourd'hui il faut des nuages, donne-moi des nuages. Ne m'écoute pas, ma compréhension est minuscule. Qu'est-ce que je connais de la vie et de ses secrets ? Ne m'écoute pas ! Continue à faire ce que tu dois faire !"

Et peu à peu, au fur et à mesure que vous percevez le rythme de la vie, le rythme de la dualité, le rythme de la polarité, vous cessez de demander, vous cessez de choisir.

Voilà le secret ! Vivez avec ce secret et voyez-en la beauté. Vivez avec ce secret et vous serez soudain surpris de l'immensité de la bénédiction de la vie. Quelle abondance vous est offerte à chaque instant !

08:11 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/09/2006

La beauté

"L'amour n'est pas la sensation. L'amour n'est ni le plaisir, ni le désir, ni son assouvissement. L'amour n'est ni la jalousie ni la haine. L'amour sait être généreux, compatissant, plein de tact. Pourtant ces qualités ne sont pas l'amour. Il faut, pour y accéder, être extrêmement sensible à la beauté. Il ne s'agit pas de la beauté d'une femme, d'un homme... La beauté dont je parle existe là où l'ego n'est point. Cette beauté, cet amour, cette vérité, c'est la plus haute forme d'intelligence..."

Krishnamurti

 

 Il y a le bien, le vrai ... et puis il y a la beauté. Des deux premiers, on n'est jamais sûr ... Est-ce bien ? Est-ce vrai ? Alors que la beauté vous saisit comme une évidence. Elle vous éblouit, sous subjugue, vous bouleverse.

 

Dostoïevski a dit : "c'est la beauté qui sauvera le monde". Pourquoi "sauvera", pourquoi le futur ? C'est la beauté qui sauve le monde. Et peut-être que ce monde n'existerait même pas sans la beauté ...

 

La beauté s'offre à nous comme un fait singulier, pur, insaisissable, non reproductible.

 

La matière est belle comme un cadeau, comme quelque chose en plus, qui n'est pas obligé d'être là. Par son énigmatique splendeur la beauté nous révèle le sacré. L'univers ne nous apparaît plus comme une donnée mais comme un don invitant à la reconnaissance et à la célébration. La beauté c'est la vie même.

 

"La rose est sans pourquoi, fleurit parce qu'elle fleurit, sans souci d'elle-même ni désir d'être vue".

 

"La beauté rayonne aux yeux de celui qui accepte de la voir.

 

« La beauté n'est rien d'autre que la perception immédiate du réel.

Le réel est ce qui ne connaît ni le temps, ni l'espace, mais englobe les temps et les espaces au-delà des frontières de l'infini.

Cela ne sont pas de grands mots. Mais de petits mots. Ecoutez...

Voir le réel, c'est venir au monde comme on ouvre les yeux.

Sans rien demander.

Juste ouvrir, et regarder." Frédéric Lacombe.

 

Chaque expérience de beauté nous restitue chaque fois la fraîcheur du matin du monde. La beauté préside à l'avènement de l'univers, à l'aventure de la vie. La beauté résulte de la rencontre de l'intériorité avec la beauté du cosmos. Cette rencontre supprime la séparation entre l'intérieur et l'extérieur.

 

La beauté appelle la beauté. La beauté transfigure. La beauté est aussi bonté, car elle se donne. La beauté est amour. De cette qualité d'amour qui n'est pas sentimental.

 

Cependant la beauté ne peut être évoquée sans une conscience aigue de la barbarie du monde. Ces deux phénomènes sont les deux extrémités de l'univers vivant. Sans la beauté, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Une certaine forme de mal vient sans doute d'un usage terriblement perverti de la beauté.

 

Dès que nous cherchons à l'instrumentaliser, à l'utiliser en vue de tromper, d'amadouer, ou de dominer, la beauté s'altère. Son usage pernicieux la dénature. Parce que nous dénaturons la beauté nous avons aussi perdu la bonté que nous considérons comme un signe de faiblesse, de naïveté. Nous ne voyons plus que l'avènement de la vie n'est qu'un immense don. Un don inépuisable qu'aucun mal ne peut atteindre.

 

Une des oeuvres les plus belles et les plus bouleversantes que je connaisse est la Pieta, sculptée par Michel Ange, qu'on peut voir à Saint Pierre de Rome. Je ne sais ce qui est plus bouleversant dans cette scène, de l'amour d'une mère, et de son offrande, ou de la mort d'un fils qui a voulu prouver en donnant sa vie qu'aucun mal ne peut souiller, altérer l'Amour ; que l'Amour est au-delà de la mort. Geste étrange, énigmatique, incompréhensible pour beaucoup d'entre nous, perdus que nous sommes loin de nos racines, effrayés par la mort, cernés de factice, avides d'avoir et de pouvoir, fascinés par le mal.

 

La beauté nous appelle. Elle ne demande qu'à être vue. Sinon, à quoi servirait-elle ? Nous sommes perdus si nous ne savons plus voir la simple beauté dans son innocence originelle. Mais si nous la voyons, de créature, nous devenons créateur tant il est vrai que "ce qui regarde" et "ce qui est regardé" se donnent mutuellement vie dans cet échange.

 

Voir la beauté nous transforme et transforme le monde.

 

Rien ne ressemble davantage à la source céleste dont nous sommes issus que les beautés qui s'offrent ici-bas aux regards des gens perspicaces. Michel-Ange

 

MC

06:07 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/08/2006

La main de Saint Gilles

la main de saint Gilles

 

Je voudrais rendre hommage à mon père à travers cette histoire vraie. Il est parti trop vite et n'a pas eu le temps de connaître mes enfants.

Voici l'histoire de la main de Saint Gilles.


Mon père est né dans un petit village de Bretagne en 1909. Sa famille était très pauvre. Son père était métayer et sa mère était nourrice dans des familles bourgeoises.


Lorsque ma grand-mère a été enceinte pour la cinquième fois, mes grands-parents n'avaient eu jusqu'alors que des filles. Et le grand-père souhaitait ardemment un fils.


Il y avait dans le village une petite chapelle dédiée à Saint Gilles et le pardon annuel approchait. Le pardon est une fête votive qui a lieu une fois par an ; il y a une grand messe suivie d'une procession où l'on sort la statue du saint patron.


Le Recteur – on ne dit pas "curé" dans mon village natal - vint trouver mon grand-père car il souhaitait qu'il répare la main de St Gilles qui était cassée. C'était une modeste statue en plâtre polychrome. Mon grand-père refit une nouvelle main en plâtre.

- Combien je te dois ? dit le recteur 

- Tu ne me dois rien si Saint Gilles me donne un fils, répondit le grand-père.

Sur ces entrefaits, mon père naquit, à la grande joie du grand-père, qui, racontait mon père, marcha au milieu de la route pendant une semaine, s'arrêtant dans toutes les maisons pour annoncer la bonne nouvelle et fêter ça d'un bon petit coup de gnole !


A 13 ans mon père devint apprenti carrier, après avoir été deux ans à l'école où il apprit à écrire et à compter sans fautes.

 


A 21 ans il se maria avec la plus jolie fille de la ville voisine et mon frère n'attendit pas les neuf mois réglementaires pour arriver !

 

1939. C'est la guerre et mon père est fait prisonnier pendant cinq ans en Allemagne.


Je nais, trois ans après son retour.

A 7 ans, je contracte la rougeole qui s'aggrave en encéphalite. Me voyant dans le coma et croyant me perdre, mon père, qui n'était pas un brillant paroissien, pria St Gilles de faire quelque chose et promit d'assister désormais à son pardon, chaque année, avec moi, si j'en réchappais.

 

C'est ainsi que chaque année, nous allions, mon père et moi, au Pardon de St Gilles. Pendant la quête, mon père sortait plusieurs billets de banque de sa poche pour les mettre dans le panier. Les enfants étaient tous bénis, un par un, au cours de la messe, car St Gilles a la réputation de guérir les enfants de la peur.

 


Papa avait acheté sa première carrière de granit, il en acheta d'autres, s'associa et devint le patron de quelque trois cents ouvriers.


Mais ça ne l'empêchait pas d'aller à sa carrière en vélo et de faire son jardin en rentrant le soir. Et pour se détendre, tous les soirs après dîner, il jouait de l'accordéon. Il aimait aussi aller pêcher la truite dans les petits ruisseaux et ramenait souvent des champignons, ou des noisettes, suivant la saison, sans compter des anecdotes concernant les animaux qu'il avait observés pendant ses longues promenades silencieuses à travers champs.


J'avais 20 ans, quand le Recteur de l'époque, qui était notre voisin et ami, décida de restaurer la chapelle St Gilles. Il connaissait, évidemment, l'histoire de la naissance de mon père, et, en faisant déplacer la lourde dalle de granit de l'autel, il retrouva la vraie main, datant du XVIIe siècle, celle que mon grand-père avait remplacée ; il l'offrit à mon père. Huit ans plus tard mon père mourrait. Un jour que j'étais en visite chez ma mère me revinrent en mémoire tous ces souvenirs et je lui demandai où était passée la fameuse main. Elle la retrouva abandonnée à la cave, dans un pot de fleur.

J'ai appris par la suite que mon oncle avait eu aussi à se féliciter de la protection de St Gilles : un jour qu'il conduisait un charrette, le cheval s'emballa et s'arrêta pile devant la chapelle.

 


Depuis, je la garde comme une précieuse relique, symbole de l'amour d'un père pour sa fille.

 

La Chapelle Saint Gilles    

La chapelle Saint-Gilles, qui était en Plaintel sous l'Ancien Régime, fut attribuée au territoire de Saint-Julien par arrêté préfectoral du 10 juillet 1821. Cet arrêté fut annulé pour incompétence par le Conseil d'Etat le 8 novembre 1821. Le Conseil de préfecture attribua de nouveau la chapelle à Saint-Julien par arrêté du 2 septembre 1822 ( Arch. des C.-dA., V 2071 ). Cependant aujourd'hui la chapelle Saint-Gilles est en Plaintel tandis que la croix du même nom est en Saint Julien.
 Cette chapelle est aujourd'hui restaurée, autrefois, on y guérissait de la peur et de l'impétigo.
 
Saint Gilles était d’Athènes. Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie ; mais sa science était surtout celle des Saints.Un jour qu’il se rendait à l’église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l’aumône. Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne : à peine le malheureux en est-il revêtu, qu’il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l’aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté et à l’humilité. Les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu’il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l’Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.
Mais il lui fallait la solitude ; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s’écoulaient dans une prière continuelle, dans l’adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours ; le lait d’une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.
Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d’Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu’aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l’innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l’homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d’admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l’auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère. Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux.
 
La main protectrice qui ne devait jamais guérir après avoir été frappée par la flèche, continua son parcours solitaire, et par de curieuses circonstances sortit de l'ombre bien des siècles plus tard ... dit la légende !
MC

23:35 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/08/2006

L'intervalle

Au commencement était l'innocence ...
 
   
 
Entre le début et la fin qu'y a t-il ?
 
Les joies, les peines ...
 
La vie qui se vit
ou la vie qui se refuse
 
 
Heureux celui qui vit chaque instant de sa vie, ses joies, ses peines, en gardant son coeur ouvert.
 
Merci à Marie dont les peintures m'ont inspirée ce billet : http://nomak1.free.fr/cariboost1/crbst_1.html

19:00 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

08/08/2006

Ma visite chez Willy

C'est un immeuble sans grâce, dans le 20e.
Nous montons au 8e. Il ya une chaise dans l'ascenseur,  fixée aux parois par une chaîne cadenassée. Nous comprendrons bientôt pourquoi.
 Nous nous sommes annoncés et la porte est entr'ouverte.
Nous pénétrons dans cet appartement, simple, sans apprêt, et rempli comme un oeuf ... de photos, bien sûr !
 

 
Willy est assis à sa table près d'une grande baie vitrée qui donne sur un jardin public.
Ses canes ne sont pas loin. Il nous dit beaucoup souffir de son artérite sans laquelle son médecin lui prédirait, à coup sûr, un avenir de centenaire. A 95 ans, il n'en est pas loin ! Il doit marcher tous les jours, bien que cela le fasse beaucoup souffrir, et va se promener en bas de chez lui, dans le jardin. Il a cessé de faire des photos.
Il est remarquablement alerte et vif. Sa voix est claire. Il est simple, direct, courtois.
 
J'ai beaucoup à apprendre de ce grand photographe. Car il sait mieux que personne photographier l'élément humain dans son environnement. Il sait le moment où la photo va devenir lisible, équilibrée. Il attend, puis tout d'un coup, tout s'organise, en un quart de seconde : c'est le moment où il déclenche la prise de vue. Puis tout se désorganise à nouveau. Saisir cet instant d'équilibre et de grâce, voilà toute la magie des photos de Willy Ronis.
 

 
"L'isle sur Sorgue, fin juillet 1979. J'aime cette boutique avec sa vieille façade en bois et la noblesse typographique des lettres qui affichent sa fonction. La rue de la République est très étroite à cet endroit et je me rencogne dans le tambour d'entrée d'un bureau pour élargir mon point de vue. Le va-et-vient de la foule est décourageant : trop de monde à la fois, ou mauvaise répartition, qui dure. J'attends dans la souffrance, comme toujours dans des situations de ce type. D'un seul coup, tout s'organise autour de la belle jeune femme en blanc. mon cadre rassemble cinq femmes. Celle de gauche et celle de droite regardent vers le centre, ce qui ferme bien cette image sur elle-même ; et la femme du premier plan, un peu floue (mais tant mieux) concourt par son déplacement à animer la scène."

 

Voilà ce qu'il dit de son art :

 

« Je vais à la rencontre des gens qui me ressemblent, et le miroir que mes images leur tend est le même que celui où moi-même je me regarde ».

 

 

 « Je n’ai jamais poursuivi l’insolite, le jamais vu, l’extraordinaire, mais bien ce qu’il y a de plus typique dans notre vie de tous les jours. »

 

 « La belle image, c’est une géométrie modulée par le cœur »

 

 

"Le nu provençal. Eté torride 1949, dans la maison en ruine acquise l'année précédente, à Gordes.

Je bricole au grenier et il me manque une certaine truelle restée au rez-de-chaussée. je descend l'escalier de pierre qui traverse notre chambre au premier.

Sortie de sa sieste, Marie-Anne s'ébroue dans la cuvette (on va chercher l'eau à la fontaine). Je crie ! "Reste comme tu es !" Mon Rolleyflex est sur une chaise, tout près. Je remonte trois marches et fais quatre prises, les mains tâchées de plâtre. C'est la deuxième que j'ai choisie. Le tout n'a pas duré deux minutes.

C'est ma photo fétiche, parue depuis lors sans discontinuer, ici et partout.

Le miracle existe. Je l'ai rencontré."

 

 « L’émotion si vous en êtes digne, vous l’éprouverez devant le sourire d’un enfant qui rentre avec son cartable, une tulipe dans un vase sur lequel se pose un rayon de soleil, le visage de la femme aimée, un nuage au-dessus de la maison. »

 

 

"Musée du Zwinger, 23 octobre 1967. Je visite, à Dresdes, une exposition d'art allemand. Le manège d'une petite fille m'intrigue, et je commence à la photographier.

1. ses parents ont dû rejoindre un groupe conduit par un conférencier. Elle tourne autrour de la statue, visiblement fascinée.

2. Elle s'est arrêtée en contemplation.

3. Elle a osé embrasser la statue. Sa mère, qui vient de la rejoindre, manifeste sa réprobation.

4. Je suppose que la fillette est allée chercher son père et son oncle. Elle leur explique gravement les raisons des sentiments qui l'agitent.

Je stoppe. Sans doute n'y avait il plus rien à signaler.

L'histoire comporte néanmoins un prolongement imprévu, trois jours plus tard, à Berlin. Sur la liste des artistes que je dois rencontrer figure une jeune femme sculpteur nommée Christa Semmler. Au cours de notre conversation, elle exhume d'une caisse le modèle en réduction de la pièce qu'elle avait envoyée au musée du Zwinger. Je r"econnais son oeuvre et elle écoute, très émue, l'histoire de mon aventure au Zwinger. Rentré à Paris, je lui ai bien sûr envoyé la petite série de photos."

 

 

 

« Je négocie l’aléatoire »

 

 

Willy Ronis ne "prend" pas, en photographie, il donne. Avec un sens de la distance et de la pudeur, sans égotisme, en s'effaçant pour que la lumière soit, et révèle le corps. Pas de voyeurisme, peu de mise en scène : il ne s'agit pas de choquer ou de provoquer quelque chose. A travers une sensible harmonie du fond (la petite musique) et de la forme (les lignes), il saisit la vérité de l'instant.

 

Les photographies de Willy Ronis transmettent de la chaleur et de la sympathie pour ses sujets. Malgré la facilité apparente avec laquelle nous pouvons les déchiffrer, elles ne sont jamais banales ou sentimentales et méritent pleinement d'être comptées au nombre des meilleurs travaux de la photographie humaniste du 20e siècle.

 

 

PS : Ce qui m'attriste c'est qu'avec la législation sur le droit à l'image, qui peut encore publier de nos jours des photos comme celle de Willy Ronnis sans risquer d'encourir un procès ? ....

 

22:18 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Le rideau de lumière

 


Quand le rideau se lèvera, tu verras que nous ne savions rien,

ni toi, ni  moi.

Omar Khayyam

00:38 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pour qui le paradis ?

Pour qui le paradis ?

Un homme fit un rêve dans lequel il  était assis dans un train, un train très rapide, et il se renseigna: "Où va ce train, vers où suis-je emmené ?"
On lui répondit :
"Ce train va au paradis."
Il se dit: "C'est très bien, c'est bien mieux que je vois de mes propres yeux quelle sorte de gens sont là."
Et il conclut: "Si je peux trouver là Socrate, ça voudra dire que la bonté, l'innocence, la sincérité sont suffisantes, qu'il n'y a pas besoin de croire en Dieu. Si Socrate est là, Gautam le Bouddha, Mahavir... mais si je ne trouve pas ces personnes, je verrai alors quelles sortes de personnes sont là - car Adolphe Hitler croyait en Dieu, Napoléon Bonaparte croyait en Dieu, Alexandre le Grand croyait en Dieu, et ils ont tué beaucoup de gens. Nadirsha croyait en Dieu et sa seule joie était de brûler les gens vivants. Si je trouve ces personnes sur place, alors c'en est fini de moi, j'aurai à dire la vérité à mes pairs."

Il atteignit le paradis.
Il ne put pas en croire ses yeux. Il nettoya ses lunettes, regarda encore. La gare semblait avoir subi une catastrophe, elle était en ruine. Il y avait écrit "paradis",  mais le mot était effacé; il y avait peut-être des millions d'années que quelqu'un l'avait écrit. Et c'était sale, partout. Il se dit que... peut-être était-il arrivé en Inde ou quoi? Cela ne ressemblait pas au paradis, quelle sorte de paradis était-ce donc là ?
Il descendit du train et alla au bureau des renseignements - il n'y avait personne. Il essaya de découvrir... "je voudrais me renseigner au sujet de quelques personnes, sont-elles ici? Gautam le Bouddha? Socrate? Pythagore? Héraclite? Epicure ? Mahavir ? Lao Tseu ?"
On lui répondit: "Jamais entendu parler."
Et il vit des gens, juste des cadavres, comme si tout jus avait été retiré de leur peau, des squelettes. Il se renseigna: "Qui sont ces gens ?" L'un était un grand saint dont il avait entendu parler, un autre était saint François, un autre, Eckhart...
Il dit: "Mon Dieu !"
Et de la poussière, des couches de poussières sur tous ces gens, et tout l'endroit donnait l'impression que la pluie n'était pas tombée depuis des siècles. Tout était sec, rien n'était vert - pas de fleurs, pas de feuilles !
Il n'avait jamais vu un tel endroit. Il dit: "Mon Dieu, si le paradis est comme ça, God save the Queen ! (Que Dieu sauve la Reine!) C'est un endroit dangereux."
Des saints étaient là assis en dessous d'arbres dénudés, sans feuilles. Il demanda si le printemps arrivait parfois ici ou pas - il se vit répondre : "On n'a jamais entendu ce mot. Que voulez-vous dire par 'printemps! ?" Pas de danse, pas de chanson, pas de joie...

Il se rua à la gare et se renseigna pour savoir s'il y avait un train pour l'enfer. "Il est à quai, il part tout de suite", lui dit-on.
Il prit le train pour aller voir l'enfer. Quelle était la situation là-bas - car vu l'état du paradis, on ne pouvait concevoir ce que ça pouvait être en enfer ! Mais alors qu'il approchait, la brise devint plus douce, odoriférante. Et quand il atteignit la gare il vit de magnifiques personnes, hommes, femmes, enfants. Il dit: "Mon Dieu, il semble y avoir une erreur quelque part, cet endroit devrait être le paradis, tout le monde semble si heureux."
Il descendit et il demanda à quelqu'un: "Avez-vous entendu parler de Socrate, de Gautam le Bouddha, de Bodhidharma, de Basho ?"
La personne répondit: "Ce sont les personnes qui ont changé l'endroit. Cet endroit était pourri, mais depuis que ces gens sont arrivés, ils ont changé l'endroit complètement. Maintenant tout est vert, c'est une oasis. Il y a l'amour, il y a des chansons, la musique. Attendez ce soir, quand tout le monde danse, chante, pour l'instant tout le monde travaille dans les champs. Regardez cet homme qui travaille là-bas dans le champ, c'est Socrate !"
Ce fut un tel choc, qu'il se réveilla.

Il réfléchit et interpréta son rêve de cette façon : La question n'est pas de savoir si les bonnes personnes, les personnes vertueuses, vont au paradis; en fait c'est juste l'inverse... Là où vont les personnes bonnes et vertueuses, elles créent le paradis. 

 

J'ai emprunté cette petite histoire à Osho

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Heureux les pauvres d'esprit

Heureux les pauvres d'esprit ...

 

colibri

Le pauvre d'esprit est celui qui est le plus proche de l'état virginal et dont l'âme n'est au demeurant pas voilée des fardeaux du mental, du savoir, de l'égo et de tout le fatras qu'escorte la matière.


Le malheureux est donc, a contrario, celui qui est riche d'esprit, et donc lourdement chargé des voiles de la matière.
Ces voiles sont si épais que la Lumière ne lui est plus perceptible.

 
La nudité, une autre pauvreté ? Oser être nu face à l'autre c'est aussi oser être vrai et réel.
 
Voici donc une belle pauvreté ; celle où le dépouillement du paraître est la véritable richesse.

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La mort, d'une rive à l'autre

La mort, d'une rive à l'autre

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.

Quelqu'un à mon côté dit :
"Il est parti !"
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout...

Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti !",
il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie :
"Le voilà !"...

C'est cela  ... la mort.

William Blake

 

Coucher de soleil

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L'humour

l'humour

L'humour est une sorte de distanciation vis à vis du monde relatif. Celui qui en use sait que la vérité, quand elle est une pensée, peut être tout et son contraire. Alors il la triture, la déforme, la travestit, la chahute, comme s'il n'était pas dupe de cette vérité là ... J'aime beaucoup l'humour qui est une agilité, une souplesse de l'esprit et donc une prédisposition vers la Vérité.
MC

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Le jardin de Mimi

Le jardin de Mimi

 

 

 C'est une Mimi d'amour qui cultive son âme comme elle cultive son jardin.

Le jardin de Mimi est comme son coeur. Elle y crée des massifs qui sont chacun dédiés à ceux qu'elle aime ; ainsi elle comprend que l'absence n'existe pas. La contemplation de la nature l'apaise et la ressource.

A partir de cet espace sûr, elle peut maintenant s'aventurer, et même se perdre, avec l'assurance qu'elle retrouvera son Jardin. Elle a une sorte de jubilation à oser tout ce qui lui faisait peur avant. Et elle rit de voir que la vie est comme un jeu. Elle retrouve l'innocence et la joie de vivre de son enfance, mais avec sa liberté d'être à la fois dans le clan et hors du clan, sans culpabilité. Elle Est Elle-même parmi les humains et parmi ses fleurs. Plus rien ne peut la détruire. La mort, même, est un sourire.

 

Elle écrit :

 

 

La mare est le jardin de Raphael,
la fougère, celle de Stephanie,
 
 
 

 
 
la grenouille, le cadeau d'Alexandre,
 
La delicatesse des roses, le jardin de Julien.
 
 

 
  
Il manquait le tien ...
 
Le tout de cet ensemble est Mon jardin
Vous êtes ainsi presence  et unité avec moi.
Je ne pouvais rêver d'endroit plus propice.
Le jardin est le receptacle
des couleurs
 des senteurs
des ressentis profonds
il est aussi moment present.
Là un geai, l'instant suivant le battement d'ailes du papillon
et deja le rouge gorge gonfle sa poitrine
Là, d'instant en instant, les feuilles, une par une, prennent les couleurs de l'automne
un nuage passe et les contrastes changent.
 
Assise près de la mare
se reflète dans son eau
le moment présent que je vis 
et son image est d'une tendre
          "harmonie "
 
Il ne reste plus qu'à entendre le crissement de tes pas sur le gravier ...
La porte elle, est dejà ouverte
comme mon coeur aussi ...
Mimi

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07/08/2006

Le combat de Jacob avec l'ange

C'est un épisode de la bible peu connu. Delacroix l'a peinte à l'entrée de l'église St Sulpice à droite, dans la chapelle des anges. Jean Paul Kaufman en a fait un livre passionnant.

 

On se rappelle que Jacob était un type pas tres recommandable et assez fourbe. Entre autres exactions, il avait ravi à son frère son droit d'ainesse contre un plat de lentilles.

Jacob rencontre l'ange alors qu'il est en route pour se réconcilier avec son frère. On est frappé par l'expression de l'ange calme et détachée tandis que Jacob, tres offensif, développe toute sa puissance.

 

A l'issue d'une nuit de lutte, Jacob gagne le combat.

Il nomme ensuite le lieu de la lutte "Peniel" ce qui signifie "face de Dieu". "Car j'ai vu Dieu face à face, et ma vie a été sauvée".

 

Cet épisode nous rappelle que nous avons à traverser notre propre vallée de l'ombre pour découvrir notre numinosité. Le repentir est une sorte d'abandon, l'abandon de notre orgueil. 

 

Près du tableau, dans l'église, un commentaire :

"On ne peut manquer d'être frappé par la qualité d'interprétation de Delacroix, tant dans l'esprit que dans la forme. Cet ange qui contient avec sérénité les efforts désordonnés de l'homme qui ne veut se soumettre, n'est-il pas la parfaite traduction de notre combat intérieur quotidien où nous devons découvrir que Dieu n'est pas contrainte, mais liberté, et que c'est de nous-même que nous devons triompher ?"

 

Cet épisode est assez énigmatique et je me demande pourquoi Jacob a gagné le combat ?

Ici :

http://giffie.free.fr/site/Pages/B1-4.html

Je lis : Jacob a gagné parce que l'ange a bien voulu.

 

Ceci me parait une évidence ...

(Il faut écouter le commentaire parlé en cliquant sur le texte).

 

La représentation de cette lutte est en fait le symbole du combat entre le matériel et le spirituel.

La plus grande espérance de notre humanité est de voir l'ange sortir victorieux de ce combat.

Nous nous débattons, nous résistons, alors que la présence du sacré nous tend les bras. Parfois, nous la voyons même comme une menace... Absurde condition que celle de l'homme qui ne sait pas encore qui il est.

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Lettre à une amie

J'ai repensé à ta question de savoir s'il est plus angoissant de perdre ta relation avec ta maman ou de te perdre toi-meme.

A cette question qui t'angoisse, car elle anticipe deux épouvantables catastrophes, j'ai envie de répondre que tu n'as rien à craindre.

C'est une de ces questions du mental qui est là pour entretenir la peur.

Mais ce n'est pas une vraie question. C'est une question sans réponse.

Dis toi bien que ce genre de question n'est créée par le mental que pour entretenir la souffrance.

 

Les vraies questions contiennent toutes en elles le germe de leur réponse.

 

La vraie question est "qui suis-je ?"

 

Il est facile de répondre à cela.

 

Tu es sur le chemin de toi-même et tu es en train de te trouver, de plus en plus.

En te trouvant tu découvres que l'absence n'existe pas. Ta présence est non-absence. Lorsque tu dis "je suis", Tout Est.

Il n'y a pas quelque chose que tu puisses perdre.

L'amour occupe tout l'espace.

 

Ainsi, face aux angoisses des autres, tu vois maintenant leurs pauvres défenses, leurs manipulations pour faire pencher ta balance du côté de leurs angoisses.

Je pense que quand On Se trouve, on est face aux autres, sans protection, transparent, totalement visible et pourtant invulnérable car notre véritable nature est  ... ce qui est éternel !

 

 L'autre peut se nourrir de ce que nous sommes sans nous vider de notre substance.

 

Imagine cet amour-énergie-lumière qui t'environne et qui est Toi aussi et qui ne tarit jamais. Voila ce qu'est ta véribable nature, amie.

 

Si tu es la personne véritable qui ne donne pas prise à la manipulation, tout en voyant celle-ci et ce qui la motive - c'est a dire, les propres peurs de ta maman - tu ne peux pas la perdre, car tu l'aides, et son âme aime ça.

Tu la mets sur le chemin de retrouver elle aussi son essence. Là où aucune peur ne peut survivre.
Tu gagnes donc sur les deux tableaux.

 

Tu changes, et tout change.

 

Nous avons seulement à nous défaire de nos horipeaux. Ceux qui nous habillent d'inutiles artifices et de cuirrasses rigides et encombrantes.

Se dépouiller c'est aller vers l'Essentiel, ce à quoi nous tenons vraiment, qui n'est autre que paix, harmonie, beauté, amour ...

 

Chaque jour tu vois un peu plus tes créations nuisibles, et le simple fait de les voir fait qu'elles perdent leur force, leur pouvoir de nuisance et leur présence terrifiante.

 

La peur ne se domestique pas. Il suffit que la main s'ouvre et ne retienne plus la ficelle au bout duquel le ballon attend sa délivrance. La main qui retient est celle qui a peur. Elle est fermée, repliée, elle cherche à enfermer. La main qui ne retient plus rien est une main qui acceuille, mais laisse libre. 

 

Tu le sais maintenant de quelle nature est l'amour de quelqu'un qui ne te juge pas, qui n'estime pas que tu aurais bien besoin de son aide, qui te laisse libre mais dont la présence est si aimante que tu te sens à la fois pleine et légere, présente à ce qui est, vibrante à l'unisson de la nature, confiante dans l'amour agissant ...

 ... Ce quelqu'un qui est Toi, Moi, Nous, Tout.

 

Prend soin de toi et porte toi bien.

 

23:09 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Non-agir ! est-ce possible ?

Non-agir ! est-ce possible ?

Le non-agir, comme l'agir demande une intention, un effort, une action. Aussi le non-agir semble être une impossiblité ...

 

********

 

Le non-agir naît de la vision de ce qui est.

 

Alors que l'intention naît d'une projection temporelle du passé vers le futur.


Prenons un ex : une mamie dans la rue tombe devant moi. Je n'ai  pas à avoir l'intention de l'aider à se relever pour l'aider, effectivement. Autrement dit, mon intention est fondue dans l'action au présent.  Donc la dualité n'apparaît pas. C'est quand la pensée s'immisce entre l'observation et l'action que la dualité apparaît. Autrement dit, quand on commence à sous-peser le pour, le contre ...etc...


L'action non-duelle répond dans la seconde, spontanément, à ce qui  est, sans comparaison. Alors, ce sentiment de vision impersonnelle de la  situation est clair. L'acteur personnel n'est pas présent. L'action est présente, en revanche.

 

Alors, c'est sûr que le terme "non-agir" prête un peu à  confusion, puisqu'il y a bien action à un moment donné.

De même, la non-intention est réellement une intention fondue à l'action, car, dans l'intention, l'ego apparaît dans l'espace  laissé entre la vision et l'action.

Observer CE QUI EST, met à distance l'idée d'être acteur. Entre vision et action il n'y a pas d'espace où le moi peut se glisser.

22:25 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La victime, le sauveur et l'aide

La victime, le sauveur et l'aide

 

La victime aime bien s'attacher les gens en stimulant leur instinct de sauveur. Elle sait susciter leur pitié, leur incompréhension, leur curiosité, uniquement pour recevoir une forme d'attention, sorte d'ersatz d'amour.

 

Sans doute avez-vous connu cette envie de pousser les autres à changer quand vous les voyiez souffrir ?  Vous espériez sans relâche qu'un jour  - si vous les aimiez assez - ils connaîtraient la ... "rédemption". Chaque jour, vous les portiez à bout de bras, et passiez alternativement de l'espoir à l'accablement.

Vous êtes engagé dans un processus de "pitié". Et la pitié, dans le fond, c'est dire : tu n'es pas capable, je vais le faire à ta place.

Vous ne faites pas confiance à l'autre ? Regardez si vous vous faites confiance à vous-même …

En aidant, c'est notre propre égo que nous satisfaisons. En fait, nous masquons notre propre besoin d'aide.

Dès qu'on entreprend une action d'aide, c'est qu'on s'est fait une idée sur le besoin de l'autre. Est-ce à nous d'en juger ? Est-ce à nous de décider ?

 

Finalement, la victime a bien résisté. Elle est toujours dans son processus d'échec. C'est son mode de vie. Vous vous étiez engagé dans un processus de sauveteur qui a échoué. Et vous vous sentez piégé dans cet engagement.

Vous l'avez porté tant que vous avez pu et vous voila épuisé. Comment allez vous faire maintenant sans vous sentir coupable? Hm ?

Si un jour vous avez été une victime, c'est que d'autres fois vous avez aussi été un sauveteur ...

Libérez vous de cette dualité.

***********

 

Sentez-vous libre d'exister face aux autres et laissez-les libre d'exister.

Montrer leur que vous ne souhaitez pas les voir changer mais que vous vous respectez et les respectez.
Ne leur proposez pas un idéal. Acceptez-les, acceptez-vous parfaitement imparfaits.

S'il y a culpabilité ou jugement, observez et travaillez cela.

 

L'amour agit de toute façon. Même cruellement s'il ne peut pas faire autrement. Il faut lui laisser la place d'agir. N'usurpons pas sa place.

 

Refuser "d'aider" renvoie l'autre face à lui-même et lui offre l'occasion de regarder ses schémas, ses processus de défense, et la souffrance qui se cache derrière. C'est le plus beau cadeau que vous puissiez faire à quelqu'un. Rien alors ne vous empêche de l'accompagner ; à condition, toujours, que ce soit lui qui fasse le travail.

 

Laissez l'autre recevoir de vous ce qu'il a envie de recevoir, sans volonté de donner.

Soyez conscient de ce flux du donner-recevoir comme une respiration de la vie. Car vous recevez aussi.

Là est la véritable aide.

22:21 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |