09/09/2006

Tout va bien

C'est tellement simple ! Que dire de plus ?
Tout va bien !
 
"Tout Va Bien" est le slogan de l'univers.
- "Tout" désigne la totalité, c'est-à-dire tout ce qui est, sans que rien ne puisse être retiré ou rejeté.
- "Va" désigne le fait que le flot de la Vie suit un cours selon les desseins de Sa propre Intelligence et que l'ego n'est pas le grand organisateur des choses de la vie.
- "Bien" désigne le fait que tout est juste dans ce flot.
Ainsi, "Tout va bien" indique que la totalité de la Vie suit son cours intelligent et juste.
"Tout Va Bien" est le mantra de « l'Abandonné ». Tout va bien indique que cette Réalité Unique est vue à chaque instant. Thierry Vissac.
 
Si la plupart des gens voient que la confusion  règne dans le monde, les éveillés ont un autre point de vue : ils disent que cette vision "négative" est due au fait que la plupart des gens  ne souhaitent pas être "guéris", "éveillés", parce que sortir de la confusion est trop douloureux ... Du moins, c'est ce que les gens croient, c'est ce que l'égo croit ...
 
De cette vision négative du monde va naître toute une stratégie de résistance pour "lutter contre". Mais cette résistance est justement ce qui maintient la négativité. Elle empêche les situations favorables de de se manifester. Elle renforce l'ego - c'est pourquoi celui-ci l'aime tant. Une fois que nous nous sommes identifiés à une forme quelconque de négativité nous ne pouvons plus nous en départir, et à un niveau inconscient profond, nous ne désirons aucun changement positif puisque cela menacerait notre identité de personne déprimée, en colère ou victime de l'injustice. Ce monde est dément parce que nous résistons.
 
Hé ! Ca ne veut pas dire qu'il ne faut plus rien faire. La résignation n'a rien à voir avec le lâcher-prise.
Lorsque nous sommes dans une situation désagréable, il nous suffit simplement de le reconnaître et de passer à l'action. Pour cela il nous faut revenir au moment présent et agir en nous abstenant de tout jugement, ce qui évite toute opposition ou négativité émotionnelle. Nos actions sont justes, quand elles ne sont pas ré-actions, quand elles ne sont pas induites par la colère, la frustration ou le désespoir.
Le fait de ne pas lâcher prise endurcit la forme de l'égo et crée un fort sens de dissociation. Lorsque le monde est perçu comme une menace, cela a tendance à entraîner le besoin de contrôler, de dominer, de détruire.
 
Quand nous sommes dans le présent et le lâcher prise nous voyons clairement le réel et notre action y est donc adaptée.
 
L'observation de la nature nous donne une magnifique leçon de lâcher prise. Le miracle de la vie, le cycle des saisons, la beauté d'une fleur, la course des nuages, le chant du ruisseau ... tout cela se déroule dans la simplicité, l'intelligence, sans affolement, sans dépit et sans tourments.
MC
 

16/08/2006

Qui suis-je ?

 

"Moi je" ou "je suis" ?

ou les deux ? ...

 

"Moi je" affirme son désir, crée du désordre.

"Je suis" réconcilie les contraires, rétablit l'harmonie, va à l'essentiel.

 

"Moi je" cherche à distinguer, à séparer.

"Je suis" fait partie du tout. il sait que toute parole, toute pensée est relative, inféodée au temps et aux situations, soumise aux filtres du regard.

  

"Moi je" a des projets.

"Je suis" vit dans le présent ; il vit d'instant en instant.

 

"Moi je" se passionne, prend parti, aime débattre.

"Je suis" aime écouter, observer, se borne à être le monde et trouve que toute chose a valeur égale.

 

"Moi je" affirme.

"Je suis" n'est pas attaché à ce qu'il pense. Il n'impose rien.

 

"Moi je" redoute la mort.

"Je suis" sait que la mort n'existe pas.

 

"Moi je" recherche les émotions fortes, la passion.

"Je suis" a cessé de chercher ; l'intensité de sa vie le remplit.

 

"Moi je" est répétitif, agit par habitude

"Je suis" est créatif.

 

"Moi je" ré-agit

"Je suis" agit

 

MC

 

08/08/2006

 La violence

La violence

 

Il n'a pas pris une ride ce texte de Monsieur K, pourtant pas écrit aujourd'hui ... Hélas !

 

 

Y a-t-il une différence entre ce qui arrive dans le monde extérieur et ce qui se passe à l'intérieur de nous ? Il y a, dans le monde, de la violence, une effervescence extraordinaire, une crise après l'autre. Il y a des guerres, des divisions entre nationalités, des différences religieuses, raciales et communautaires, un ensemble de concepts systématisés se dressant contre un autre. Est-ce différent de ce qui se passe à l'intérieur de nous-mêmes ? Nous aussi sommes violents, nous aussi sommes pleins de vanité, terriblement malhonnêtes, portant des masques différents selon l'occasion.

 

Il s'agit donc d'un mouvement analogue à la marée montante et descendante. C'est nous, êtres humains, qui avons créé ce qui se passe au dehors, et changer cela est impossible si nous ne changeons pas nous-mêmes en tant qu'êtres humains. C'est là qu'est la racine du mal. Nous voulons faire quelque chose dans le monde, avoir de meilleures institutions, de meilleurs gouvernements, etc., mais jamais nous n'admettons que nous avons créé ce monde tel qu'il est. Si nous ne changeons pas, il ne pourra changer. Après avoir vécu des millions d'années, nous sommes exactement les mêmes. Nous n'avons pas fondamentalement changé et nous continuons à ravager le monde. Le fait est que nous sommes le monde, non en tant qu'idée, mais en tant que réalité. Voyez-vous la différence entre l'idée et la réalité ? Nous avons entendu dire que nous sommes le monde et nous en avons fait une idée, une abstraction. Puis nous nous mettons à discuter cette idée pour savoir si elle est vraie ou fausse, et nous la perdons de vue. Mais le fait est que nous sommes le monde; c'est ainsi.  

Donc, nous portons la responsabilité de changer le monde. Cela veut dire que nous portons la pleine responsabilité de notre façon de vivre tous les jours. II ne s'agit pas d'essayer de modifier le chaos existant, de l'embellir, de faire partie d'un groupe ou d'un autre, ou de quelque institution; en tant qu'être humain qui est le monde, il s'agit de subir soi-même une transformation radicale; sans cela, il ne peut y avoir de bonne société. La plupart d'entre nous trouvons le changement difficile, par exemple: ne plus fumer. II y a des institutions qui vous aident à ne plus fumer! Voyez comme on en dépend. Peut-on découvrir pourquoi on ne change pas, pourquoi, si on voit le mal -le « mal » entre guillemets -on n'y met pas fin immédiatement ? Est-ce parce qu'on espère qu'il se trouvera quelqu'un d'autre pour mettre de l'ordre dans le monde et qu'on n'aura plus qu'à s'y glisser ? Est-ce parce que nous sommes indolents, psychologiquement paresseux, inefficaces ? Que d'années on passe à acquérir certaines techniques, à terminer ses études secondaires, supérieures, l'université, à devenir docteur, cependant, on ne veut pas consacrer une journée à effectuer un changement en soi-même. Donc, la responsabilité de chacun est d'opérer un changement radical en soi, parce qu'on est le reste de l'humanité.

 

La question suivante est: quelle est l'action juste vis-à-vis de la violence et lorsqu'on y est confronté ? La violence, c'est la colère, la haine, le conformisme, l'imitation, l'obéissance. Le refus de tout cela est son contraire. Est-il possible de se libérer de la violence qui fait partie de la vie de chacun, probablement héritée de l'animal -de s'en affranchir, non relativement, mais complètement ? Cela signifie se libérer de la colère; non seulement de s'en libérer, mais de ne pas la ressentir dans son esprit. Ou bien, est-il possible de s'affranchir du conformisme -non du conformisme extérieur, mais du conformisme par comparaison ? On compare tout le temps, psychologiquement -j'étais, je serai ou je suis quelque chose. Un esprit qui compare, qui juge sans cesse, est agressif. Si l'esprit se dégage de l'imitation, du conformisme et de la comparaison, alors, à partir de là, il pourra poursuivre une action juste. L'esprit peut-il s'affranchir absolument de toute violence ? Si oui, comment réagit-il en rencontrant la violence ? Si on se retrouve face à face avec elle, dans quel sens agit-on ? Peut-on être juge de ce que l'on va faire en l'abordant ? Confronté à la violence, l'esprit subit une rapide altération chimique: il réagit beaucoup plus vite que le coup. Le corps entier réagit et la riposte est immédiate; on peut ne pas rendre le coup, mais la présence même de la colère ou de la haine provoque la réaction et l'acte. Voyez ce qui se passe en présence d'une personne en colère si on en est conscient sans réagir. A partir du moment où on prend conscience de la colère de l'autre sans réagir, il y a une réaction très différente. L'instinct est de répondre à la haine par la haine, à la colère par la colère: la poussée chimique dans le système crée les réactions nerveuses; mais calmez tout cela en présence de la colère, et l'action qui en découlera sera différente.

Apprendre à mourir pour mieux vivre

 Nos vies sont remplies de toutes sortes d'expériences, d'apprentissages, d'obligations, d'actions, de souffrances, d'angoisses, d'attachements ... mon job, ma famille, ma maison, ma réputation, ma foi, mes croyances, mon pouvoir, ma séduction, mes idoles ... et quand approche l'heure de la mort on commence à se demander à quoi a servi toute cette agitation, tout ce savoir et ces biens accumulés,  puisque la mort est au bout, puisqu'il va falloir quitter tout ce à quoi nous sommes attachés ?

Nous poursuivions une immortalité illusoire en faisant de soi une fin.
 
La question du sens de la vie pose fatalement la question du sens de la mort ...
 
La tentation est grande de penser qu'il y a une vie après la mort ... Consolation, espoir suprême des religions (interrogeons-nous en passant sur la finalité qu'il y a à nous faire espérer le paradis, la vie éternelle ou la réincarnation ?) L'espoir d'un futur hypothétique heureux - sous réserve d'obéir à un certain nombre de lois - fait mieux passer la douleur du présent ... Fuite ?
 
Mais ai-je résolu le problème que pose ma façon de vivre, ou découvert s'il en existe une autre, exempte de douleur, de souffrance, ici, maintenant ?
 
Non. Parce que si j'ai peur de la mort, j'ai peur de la vie. L'une n'existe pas sans l'autre. 
Qui refuse d'entrer dans la vie, ses dangers et ses épreuves,  meurt à petit feu tous les jours ...
Qui fonde sa vie sur la peur de la mort, a perdu le bonheur de vivre.
 
Il nous faut apprendre à vivre.
 
Si je laisse, à chaque instant, tout s'achèver et  renaître simulltanément, je m' exonére de la peur et du temps. Je ne désire plus devenir quelque chose. Je n'ai plus cet horizon de perfection à atteindre. Je ne cherche plus à créer de la permanence, donc de la possessivité ; à travers l'amour, par exemple. Je vis en paix et en sécurité dans l'impermanence.
 
Mais les humains aiment tellement compliquer les choses ...
MC

 Le mensonge

Le mensonge

Le menteur se sent en décalage par rapport à ce qu'il aurait voulu être. Il invente un 2e Moi qui colle mieux à son image idéale de soi. Il tente de se créer un autre destin parce qu'il n'est pas satisfait du sien et parce qu'il a un besoin fou de l'admiration, de l'amour des autres ... Ce désir de vouloir être perçu différemment traduit, en fait, la non-acceptation de certains éléments de soi.
  
Pour se séparer de l'illusion
que pouvons nous faire ?
 
Il n'y a pas d'autres solutions que d'y aller Voir !
 
Tout ce que vous fuyez, tout ce que vous critiquez, tout ce dont vous avez peur, tout ce que vous détestez, regardez cela, et voyez que ce que vous estimiez être loin de vous, à l'extérieur, n'est qu'une projection de vous-même.
Réconciliez-vous avec cette part de vous-même. Ne la jugez pas.
et ouvrez vous yeux désormais sur ce qui est.
Aimez ce qui est !
 
Je suis allée à une conférence de Byron Katie. Il y avait à coté de moi, dans le public, une jeune femme qui a entamé un dialogue avec elle. Elle était battue par son compagnon. En moins de deux, B. Katie l'a retournée comme une crêpe et cette jeune femme a fini par dire que c'était elle-même qui se maltraitait, en se servant de son compagnon, car elle ne s'aimait pas .... Tout d'un coup, ce compagnon, de bourreau, devenait l'instrument qu'elle s'était choisi pour vivre l'enfer qu'elle s'estimait devoir mériter. Ses larmes coulaient et c'était magnifique à voir. Toute cognition passe souvent par les larmes, mais ce sont des larmes de réconciliation avec soi.
 
Voilà une façon "d'aider" qui me plaît. Vous ne tombez pas dans le piège de la personne qui vous expose ses malheurs. Vous ne la  plaignez pas, vous n'essayez pas de lui donner des conseils, vous ne la bercez pas dans vos bras ... Vous l'emmenez y VOIR !
 
Je discutais récemment avec quelqu'un qui se demandait "comment peut-on  voir si quelqu'un vous ment ou pas" ?. J'ai répondu "on voit le mensonge quand on a cessé de mentir soi-même" - qu'on se mente à soi-même ou qu'on mente aux autres d'ailleurs ... Il n'y a aucune différence -.
   
Avez-vous été la victime d'un menteur habile ? Le menteur a besoin d’un auditoire. Je pense qu’il faut être deux pour qu’il y ait mensonge. Un pour mentir, un pour entendre le mensonge, y croire, se laisser “berner”. Un "bon" menteur  sait très bien utiliser la “naiveté”  de l’autre, ses peurs, ses doutes, son refus de regarder et d'accepter la réalité ...
 
Mais au fait, celui qui se laisse berner n'est-il pas un menteur lui-même, une sorte d' "amateur d'illusions",  avec des envies de rêve, d'émerveillement, d'évasion, de clinquant, de grandiose ... ?
Parce qu'il est lui aussi insatisfait, il est prompt à se laisser séduire par la poudre aux yeux, les belles histoires pleines de magie et de mystères, pleine de promesses de pouvoirs, de secrets révélés .
 
Lorsque vous êtes mensonge vous récoltez le mensonge.
 
Je cherche toujours qui se cache derrière les masques. Derrière cette illusion de façade, je cherche la vérité. Tellement plus belle ... quelle qu'elle soit ... L'Etre me dit : permets moi de me révéler ...
MC

 Le diviseur indivisible

 

 Douglas Harding dit dans "La 3e voie - vers un nouvel humanisme"

:

" Le marginal imagine qu'il est une chose dans le monde, le sage peoit qu'il est la non-chose qui contient le monde. Le sage est non seulement l'espace dans lequel les choses se produisent, mais aussi l'espace dans lequel se produisent tous les dilemmes et les contradictions qui affectent les choses, sans le toucher le moins du monde. Etant le contenant de toutes choses, l'espace conscient qui est aussi leur source et leur alité, il est lui-me la conciliation de tout ce qui les divise. Ainsi le sage résout le dilemme - passivi/activi, tachement/engagement, observation/responsabilité de la seule manière possible : en étant la source des deux. En tant que leur source unique, il est en amont de tous ses affluents à deux branches. Il est la tige du bâton fourchu. Il est le diviseur indivisible.
E
tant cette source, cette tige, nous sommes libres de toutes les contradictions, tous les déchirements dont souffrent les humains.

07/08/2006

le Ying et le Yang

CHANCE ou MALCHANCE ?

Un habitant du nord de la Chine vit un jour son cheval s’échapper et passer de l’autre côté de la frontière. Le cheval fut considéré comme perdu.

A ses voisins qui venaient lui présenter leur sympathie, le vieil homme répondit :

La perte de mon cheval est certes un grand malheur. Mais qui sait si dans cette malchance ne se cache pas une chance ?

Quelques mois plus tard, le cheval revint accompagnée d’une magnifique jument. Les voisins félicitèrent l’homme, qui leur dit, impassible :

Est-ce une chance, ou est-ce une malchance ?

Le fils unique du vieil homme fut pris d’une véritable passion pour la jument. Il la montait très souvent et finit un jour par se casser la jambe pour de bon.

Aux condoléances des voisins, l’homme répondit, imperturbable :

Et si cet accident était une chance pour mon fils ?

L’année suivante les Huns envahirent le nord du pays. Tous les jeunes du village furent mobilisés et partirent au front. Aucun n’en revint. Le fils estropié du vieil homme, non mobilisable, fut le seul à échapper à l’hécatombe.

(d’après Hoài-Nam-Tu)

 

Nous jugeons sévèrement le monde et ses désordres, ses furies, ses abominations. Et nous désirons que cela change. Nous voulons un monde meilleur.

Mais qui est le monde ? Nous ! Toi, moi, Je, nous.

Et si "Je" commençait à regarder en lui ce qu'il rejette tant, quand il le voit à l'extérieur ?

 Ce qui perturbe et qui encombre trouve son origine dans nos refus, dans ces multiples refus que nous renvoyons a la face de l'univers.

 Lorsque nous portons un "oui !" inconditionnel sur les événements que nous observons, nos énergies ne sont pas perturbées.

 

Ne pourrions-nous pas admettre que le négatif et le positif sont les extrêmités d'un même principe et qu'il n'y a pas à lever des armées pour détruire l'un ou l'autre.

La vie est comme une balance qui revient à son équilibre pour peu qu'on laisse les plateaux vides.

 

Chaque état est provisoire, et dans le pire est déja contenu le germe du meilleur.

 

Disciple de soi

La véritable maîtrise de soise reconnaît à ceci : le moi nest pas le maître, il est le disciple. Mais disciple de quoi ?

De ce qui, en nous, est le véritable maître. Mais comment le reconnaît-on ? Précisément à ce qu’il ne correspond pas à notre idée de nous-même (en d’autres termes : à notre ego). Le maître à l’intérieur de nous, nous-même en vérité, se reconnaît à ce qu’il nous déroute. Ses manifestations sont paradoxales, et tant que nous sommes attaché à une idée de nous-même, elles nous apparaissent comme des épreuves de la vie. Devenir maître de soi, c’est donc d’abord devenir disciple des épreuves que la vie nous envoie. Mais pas seulement des épreuves : de tout ce que la vie nous envoie, joies comprises ! Devenir maître de soi, c’est devenir disciple de la vie. Car la vie ne s’oppose à nos plans que pour nous reconduire à notre vrai désir. Non pas les constructions mentales par lesquelles nous orientons le plus souvent nos vies dans l’espoir de diminuer notre part de souffrance, et qui nous coupent de notre vérité, - mais cela qui en nous est capable d’aimer, capable de créer, ce oui originel à la vie qui est la source de notre être.

La maîtrise de soi, c’est donc renoncer à tout contrôle sur soi et se faire le disciple de la vie, afin de devenir celui de son vrai désir. Être maître de soi, c’est se vivre non comme un maître, mais comme un disciple : le disciple de Soi

Création, contre-création, non création

Création, contre création, non création

On ne peut pas vraiment se libérer tant qu'on est en colère contre qui ou quoi que ce soit. La colère est une forme de dépendance. Parfois, je me dis que je dois paraître bien passive, aux yeux des autres, dans ma façon de considérer les "injustices" de ce monde... Mais je ne trouve pas "juste" pour moi d'être révoltée non plus, ou de sentir que je subis, d'ailleurs ... J'aime bien "nettoyer" mes conflits internes, ce qui est une grande part du travail de "connaissance de soi".

Et surtout, je n'ai pas la volonté de changer quoi que ce soit, car immédiatement je serai en conflit avec la réalité. Cela ne veut pas dire que je laisse flotter ma barque au gré des courants. Cela veut peut-être dire que je suis le courant ...

La vie se renouvelle à chaque instant.

Mais toute volonté de changement crée de la masse et ralentit tout le système.

Vous fixez votre attention sur quelque chose de non souhaitable et aussitôt vous lui donnez de la force. Chaque fois que vous créez, vous êtes un apprenti sorcier vite dépassé par les conséquences de sa création.

C'est pour cela d'ailleurs que je préfère rendre grâce à prier. Je ne demande rien. Je sais que tout est là.

Toute création, mais aussi toute non création, c'est à dire le souhait ou le refus de quelque chose, entraîne de la masse et des conséquences.

Je reste donc dans la non création.

C'est une des façons de ne pas être en conflit.

L'esprit reste paisible dans la non création. Il n'attend rien mais il est ouvert à tout.

Ce n'est pas par peur que j'ignore les choses non souhaitables, si c'était par peur je leur donnerai de la force aussi. D'ailleurs beaucoup de terribles créations humaines sont le résultat d'une peur. Cette peur contamine peu à peu, en une vaste manipulation, et maintient prisonniers les êtres. Je ne rentre pas dans ce jeu.

Qui est cause ?

Comment se détacher des aberrations de la conscience ? Au delà d'un rapide bilan de ce qui a été vécu, examiner surtout aujourd'hui ce qui vous fait peur, vous entrave, vous blesse, vous maintient dans l'illusion et vous manipule.

J'ai d'abord regardé chacune de ces choses et me suis plainte amèrement de ceux qui en étaient la cause ....

J'ai encore mieux regardé, et j'ai vu que J'en étais la cause ...

Découverte stupéfiante qui vous rend votre responsabilité entière face à toutes vos créations.

En effet, qui peut me manipuler ?

Qui peut me tenir prisonnière ?

Qui peut me blesser ?

Qui peut me faire peur ?

Qui crée l'illusion ?

En règle générale, mon mental est fort capable de faire le gros du travail même si une légère aide extérieure vient l'appuyer.

Admettre alors que je suis cause de ce dont je souffre déclenche le processus de nettoyage qui va alléger l'ego et ramener la paix dans l'acceptation de ce qui est.

Le Soi se vide au point qu'il devient de plus en plus capable de devenir le réceptacle du Tout.

Ainsi naissent le respect, la vérité et l'amour inconditionnel.

On croit souvent que Etre, est le fait d'affirmer qui l'on est dans sa spécificité et sa vérité.

On imagine qu'on va découvrir une Personnalité dans sa pureté premère derrière le voile du mental ;

mais la personnalité, c'est le mental.

Le Soi, lui, n'est que vacuité ou vastitude.

Là se trouve notre ligne directe vers l'infini et l'illimité.

Ici prend fin la répétition du passé et commence la créativité du présent.

L'être et l'avoir

l'Etre et l'avoir

 

Il ne s'agit pas de se battre ou de l'affronter l'égo, souvent désigné comme l'ennemi public numéro un,  mais plutot de s'en dépouiller.

On s'identifie à ce qu'on a. Ce qu'on a, c'est ce qui remplit l'ego (qui a horreur du vide) : ma sagesse, mon intelligence, mes qualités, mes peurs, mes croyances, mes habitudes, mes désirs etc.

 

 Le monde de l'Avoir est vaste, le monde de l'Etre n'a pas d'épaisseur.

 

"C’est exactement à l’instant où le chercheur vient d’abandonner, comme dans toutes les légendes, qu’il découvre qu’il est assis sur le trésor qu’il cherchait. 
Finalement, ce qu’on cherche n’existe que dans l’instant où on cesse de le chercher. Il n’y pas d’autre trésor que l’abandon du trésor. Il n’y a pas d’autre secret que cesser d’espérer trouver le secret.

 

"J’ai cherché le bonheur où il n’était pas, où il ne pouvait pas être, et là où je croyais qu’il n’était pas, qu’il ne pouvait pas être, je l’ai trouvé, sur cette crête, sans vêtement, sans charge, sans poids, sans passé, sans avenir, juste là, dans cette mesure, cette attention, cette façon de revenir au moment présent. " T. Vissac